L’interview de la serialmother : Sandra Ifrah, fondatrice de MyBuBelly, la méthode pour choisir le sexe de son enfant

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Sandra est une femme qui ne renonce à rien. Elle voulait une fille et un garçon, elle a testé une méthode 100% naturelle et, comme le résultat était à la hauteur de ses espérances, elle a voulu en faire bénéficier les femmes. Alors elle a fondé MyBuBelly, méthode de coaching incroyable pour les futurs parents qui veulent à tout prix avoir une fille ou un garçon.
Entourée de spécialistes (gynéco, psy, nutritionnistes..), elle propose aux femmes de suivre un régime et un coaching personnalisé afin de réunir un maximum de chances d’avoir une fille ou un garçon. Une box, des compléments alimentaires, une toute nouvelle appli pour suivre la méthode où que l’on soit, un programme diététique facile, moderne et qui booste la fertilité, une équipe de spécialistes et de médecins disponibles en permanence pour une adaptation sur mesure selon le profil de la femme : tout est là pour que ça marche. Et ça marche : plus de 90% de réussite.

Alors qui est cette femme ? Quelle est sa méthode ? Elle me dit tout !

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Nom : IFRAH

Prénom : Sandra

Age : 37

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Situation de famille ? Mariée, 2 enfants

Métier ? Fondatrice de la start up Mybubelly

Prénom et âge de tes enfants ? Raphaël, 9 ans et Deborah 7 ans.

Surnoms que tu leurs donnes ? Mon Boubi, ma Boubinette

Surnoms qu’ils te donnent ? Mama ou Maman chérie

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                                     SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? J’essaie avant de les punir de leur expliquer au maximum les choses. La dernière punition a été de diminuer leur temps d’Ipad. C’est une punition pour eux, mais c’est mieux pour leur santé et leur bien-être.

Dernier câlin ? Ce matin avant de partir à l’école

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Le doute concerne souvent les jeux vidéos et Ipad. Je veux leur faire plaisir, mais d’un autre coté ce n’est pas bon pour eux. Que faire ?

Dernier « bon mot » de tes enfants? « Tu sais maman, t’inquiète pas, un enfant ça pleure c’est normal », Deborah 7 ans.

Tu as lancé MyBuBelly, une méthode révolutionnaire qui aide les femmes à choisir le sexe de leur enfant. Raconte-nous ! Ça vient de mon histoire personnelle, avec mon mari nous voulions d’abord un fils, puis plus tard une fille. Je me suis donc entourée de spécialistes pour cela. Et comme ça a marché et comme j’ai eu la chance d’être bien entourée, j’ai partagé cette méthode avec mes proches. Puis comme ça a marché, je la partage désormais avec toutes les femmes. Mybubelly est donc une méthode qui aide à choisir le sexe de son bébé par la sélection des spermatozoïdes « filles » ou « garçons » grâce au pH et au suivi du cycle. La période de préconception est importante, les femmes peuvent s’y sentir seules. D’où l’aspect coaching personnalisé, symbolisé par notre guide virtuelle Eve.

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D’où vient la méthode ? On trouve quoi avec Mybubelly ? Tu l’as testée cette méthode toi-même ? C’est une méthode complètement naturelle ancestrale que nous avons modernisée, avec un programme diététique innovant et un suivi novateur du cycle pour que chacune puisse trouver son ovulation. Nous y avons surtout rajouté un coaching personnalisé pour que la méthode s’adapte à toute les femmes. C’est dans l’air du temps, c’est facile à suivre, ça booste la fertilité en plus.

Il y a un comité médical, un coaching en ligne pour le pH et le cycle, un programme diététique. Et des box que l’on reçoit chez soi et qui contiennent les éléments qui permettent de suivre la méthode (compléments alimentaires spécialement conçus, tests d’ovulation, tests de pH). C’est un abonnement mensuel, que l’on peut arrêter à tout moment. Ça dure de 3 à 6 mois en moyenne, en 2 phases. L’une pour changer son pH. L’autre pour concevoir avec pleins de conseils et d’astuces. Ce programme est fait de dizaines de recettes élaborées par le nutritionniste Raphaël GRUMAN. Faciles à faire, savoureuses et accessibles à toutes les femmes, à leur vie moderne de femmes actives, quel que soit leurs habitudes ou leur contrainte alimentaire. Car j’ai voulu que la méthode MyBuBelly ne soit pas contraignante, et même ludique, sympa au quotidien.

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Et d’ailleurs ça veut dire quoi MYBUBELLY ? My, c’est l’appartenance (Mon, Ma). Bub c’est le coté bébé et naturel. Belly, le ventre en anglais façon femme enceinte.

Pourquoi et comment as tu l’idée de lancer ça ? Pour une histoire de liberté : La seule chose qui m’importe, c’est de donner aux femmes et aux couples la possibilité d’avoir ce choix. On a tous une bonne raison de vouloir un petit garçon, ou une petite fille. Ce choix, cette envie, non seulement ils sont naturels mais en plus on les retrouve dans toutes les civilisations et dans toutes les époques. Naturel est justement le mot à retenir. Nous aidons la nature. Elle est bien faite et nous lui donnons juste un petit coup de pouce. Le pH, le cycle, le programme diététique, les dates de conception, tout n’est que respect de la nature.

Que réponds-tu aux gens qui douteraient de la méthode ? De la faire ! D’aller surtout sur le site www.mybubelly.com, et de voir qu’il s’agit d’une méthode très étudiée avec un comité de médecins et nutritionnistes. Aller voir aussi les témoignages sur nos réseaux sociaux. Et de se renseigner sur ce genre de méthodes qui affichent un taux de réussite de plus de 80% (dont celle qui avait lieu à l’hôpital Cochin dans les années 70). Nous y avons rajouté le coaching personnalisé et un programme diététique innovant, donc encore plus d’efficacité. Pour la partager d’avantage, un livre est en cours d’écriture avec de nombreux témoignages. Sortie dans les prochains mois.

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Tu avais un autre métier avant, raconte ! J’étais dans le monde de l’art. Avec déjà avec un mélange de tradition et de modernité. Adapter des œuvres d’arts et les mettre en valeurs dans notre époque. C’est la philosophie qui est la mienne dans tout ce que j’entreprends. Je suis une créatrice, un entrepreneur. Le concept de MyBuBelly est une synthèse de tout ça.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? J’essaie évidemment de garder du temps pour mon mari, pour mes enfants. Mais ils sont les premiers soutiens de ma vie professionnelle. La règle de vie, c’est de parler de tout, tous ensemble, tout le temps.

Qu’est ce qui te rend le plus fier de tes enfants ? Tout. Ma fille et mon mini moi, mon prolongement. Et Raphaël a beaucoup de cœur, un vrai gentil avec une intelligence incroyable.

Que veux-tu leur transmettre ? Le respect, la générosité, le partage et surtout l’esprit famille. La tradition et la culture aussi.

Ta journée idéale en famille ? Un week-end en Normandie tous les 4, entre la campagne et la mer.

Un mot que tu leur glisses avant le dodo ? Je t’aime, je suis fière de vous, bonne nuit mon Boubi et ma Boubinette.

Entre le 11 et le 18 février, le cout de l’abonnement sera réduit de 30% : 119 euros par mois au lieude 170 avec le code promo “Valentin2018″. (offre pour les 50 premières inscrites)

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Oui parfois mes enfants disent des gros mots (et c’est de ma faute)

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Un jour mon fils, du haut de ses 22 mois, a dit « poutain ». Devant mon regard mi choqué mi amusé, il a répété avec frénésie « poutain poutain poutain ».

C’en était trop.

Mais où diable avait-il entendu ça ?

 De ma bouche.(honte/ je rentre dans le sol/ je sue/ j’ai honte)

 

Petite, je crois que je ne connaissais aucun gros mot. J’ai commencé à dire merde vers 15 ans. Pour de vrai. Et en disant merde à 15 ans je pensais dire un truc vraiment vraiment sale.

Chez moi, mes parents faisaient super attention. Ma mère disait merLe et le remplacement du D par le L permettait à tous de croire qu’elle avait une passion pour les oiseaux.

Mon père disait parfois que machin ou bidule était un concon mais la répétition du gros mot me laissait supposer que ça n’en n’était pas un.

Bref un jour j’ai dit MERDE.

Et depuis, même je considère avoir un langage plutôt correct, il échappe de ma bouche ce fameux P-U-T-A-I-N. Mais je le dis non pas comme une injure mais comme un mot d’agacement. Mes pieds se coincent dans la neige, je le dis. Mon bébé se réveille 5 fois la nuit, je le dis. J’ai oublié mon porte monnaie chez moi, je le dis. Je suis en retard et je cours, je le dis. Mon fils fait pipi au lit, je le dis. Bref je le dis par (mauvaise) habitude.

Je fais des efforts, j’ai tenté d’arrêter, de remplacer PUTAIN par POUFPOUF mais bon…chassez le mal il revient.

Et puis bon dire POUFPOUF quand ton enfant pisse au lit ou que tu oublies l’Assemblée de copropriété, c’est ridicule.

Bref parfois mes enfants (ces éponges sur pattes) répètent des gros mots et lorsque je les réprimande, ils répondent qu’ils font comme moi. Et, comme dirait Maé, ça fait mal !

Promis je vais faire gaffe.

PUTAIN…

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19H45

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Celles de mes copines qui tentent de me joindre dans le créneau 19h-20h15 le savent : c’est pas la bonne heure.

Pour aucun parent je crois.

Il ya le bain, le diner, le coucher.

Reprenons.

Il y a le BAIN : l’un veut une douche chaude, l’autre un bain tiède, l’un veut ses jouets dans le bain, l’autre veut des bulles, l’un veut de la mousse mais pas d’eau, l’autre veut faire des bouillies composées de savon dégueu, l’un ne veut pas aller au bain, l’autre veut y rester 47 minutes, l’un ne veut pas en sortir, l’autre a froid maman, l’un veut une baignoire en forme arrondie, l’autre veut une douche comme de la pluie. BREF.

Il y a le DINER : avant d’avoir des enfants je ne me doutais que le menu du soir serait un sujet aussi prenant que le crise des bitcoins. Dès le matin, je me demande ce que diable ils pourront manger le soir. L’un aime les carottes cuites, l’autre les crues, l’un veut des pâtes lettres, l’autres des gnocchis, l’un n’aime pas le poulet, l’autre si, l’un veut des courgettes, l’autre des brocolis, l’un un oeuf au plat, l’autre une omelette, l’un un gratin de choux-fleurs, l’autre un gratin de nouilles. BREF/

Il y a le COUCHER:  l’un veut une histoire longue, l’autre une courte, l’un veut un câlin, l’autre surtout pas, l’un veut faire pipi, l’autre pas, l’un veut jouer aux soldats, l’autre à la playstation, l’un veut réciter sa poésie, l’autre dessiner sur les murs, l’un refuse de se mettre au lit, l’autre a oublié ses devoirs à 20H02, l’un veut une couche, l’autre veut une bouillotte, l’un veut de l’eau, l’autre veut du lait, l’un a des angoisses, l’autre ne veut pas se brosser les dents, l’un a eu du loup, l’autre de la fin du monde. BREF.

Vivement 23H. ah bah non y’a bébé qui se réveille ! BREF.

BREF.

BREF.

 

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2.0.1.8

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Il parait qu’on peut se dire Bonne Année tout le mois de janvier alors je vous le dis BONNE ANNEE.

Je vous la souhaite belle, constructive, piquante, étonnante, amoureuse, excitante

Je vous souhaite des grasses matinées à trainer, des chocolats chauds, des câlins, des bébés, des enfants joyeux, des baisers volés, des petites mains potelées autour de votre cou, des beaux paysages, des franches rigolades, des plateaux-télé, des livres entrainant, des amitiés solides, de tartines au beurre salé, des regards plein de bienveillance, des voyages dans la tête et dans le coeur, des orgasmes réjouissants, des draps qui sentent la lavande, des nouvelles saveurs, des découvertes dingue, des soirées entre copines, des étoiles dans le ciel, une santé d’acier, des gamins surprenants, du soleil sur votre peau, des bains reposants, des films merveilleux, des gouters avec des miettes partout, des rencontres joyeuses, des moments avec les vôtres.

(je vous souhaite aussi de savoir pourquoi les enfants posent tout le temps des questions chelou, pourquoi il se réveillent la nuit, pourquoi ils mettent de l’eau du bain partout, pourquoi ils ont des poésies à apprendre, pourquoi ils viennent nous voir lorsqu’on est aux toilettes, pourquoi ils considèrent qu’une nuit s’arrête à 6H12, pourquoi ils n’aiment pas les carottes crues mais les cuites, pourquoi ils se disputent pour rien, pourquoi ils aiment Maitre Gimms et pourquoi Dora a un sac à dos qui parle)

Belle année, soyez heureux!!!

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La nostalgie

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Je sens que le titre de ce billet va faire dire à certain(e)s d’entre toi, que je suis victime du blues de fin d’année qui consiste à ne pas avoir bien digéré ni la dinde ni la belle-mère. Certes.

Mais ce billet n’a rien à voir avec ce que j’appelle le flou de décembre , une zone de mollesse qui surgit entre le 25 et le 31 décembre. Non la nostalgie m’est tombée dessus cet après-midi, juste après le déjeuner. On choisit pas son moment hein.

Alors que je débarrassais les 4 assiettes de mes 4 enfants qui avait mangé l’un du maïs, l’autre des brocolis, le 3ème des frites et le 4ème une purée de carotte (non ils n’aiment pas la même chose sinon ce serait trop trop simple), le petit de 4 ans me demanda “maman tu regardais quoi comme DVD quand t’étais petite”. J’ai ravalé ma salive et je suis entrée dans une explication sur les VHS et les Betamax.Je crois bien qu’il a rien pigé.

La nostalgie était en train de m’envahir déjà un peu donc lorsque ma fille a demandé 30 minutes plus tard si Amazon livrait déjà en France quand j’avais son âge. J’ai à nouveau ravalé ma salive (j’ai beaucoup de salive mais cela n’est pas le sujet) et j’ai entamé une explication sur Internet, le commerce de proximité, le petit libraire de mon enfance. Elle a rien capté je crois.

Ensuite nous avons pris la voiture. J’ai alors allumé la radio. Le grand a demandé si enfant j’avais déjà la radio. A ce moment là j’ai tourné de l’oeil et j’ai répondu que la voix de De Gaulle sur radio Londres avait rythmé mon enfance. Il a souri.

Alors, en augmentant le son de la radio, au son de la voix de Dalida, j’me suis dit qu’avant, dans les années 80, on était franchement bien, moins stressés, plus ouverts d’esprit. On écoutait Fugain, Berger ou Michael Jackson, papa fumait à l’avant de la voiture, maman chantait, la renault 21 avançait, on parlait pas avec obsession de bio ou de vegan, on n’avait pas de téléphone et donc de flux d’infos scotchés à la pointe des doigts, on savait pas tout sur tout, on riait encore des blagues que Coluche n’oserait plus faire aujourd’hui, on était vraiment plus cool en fait. Enfin je crois.

Ouais je suis une vieille bique née en 1979. Ouais je passais des heures derrière la porte de ma chambre à 12 ans avec le fil du téléphone coincé en dessous de la porte. Ouais j’ai vu Chantal Goya jeune. Ouais je trouvais ça cool d’aller en Amérique s’acheter des jeans. Ouais j’étais amoureuse de Brandon Walsh. Ouais les Oreos étaient des produits rares à l’époque. Ouais je croyais que George Michael était un sacré homme à femmes. Ouais j’ai connu Grosquick. Ouais, ouais, ouais.

Nostalgie, je vous avait dit.

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Etre maman, par 60

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0 comme avant eux.

1, comme le premier enfant.

2 comme ses deux petites mains.

3 comme « soufflez 3 fois profondément et poussez Madame ».

4 comme le nombre de fois où il se réveille la nuit les premiers temps.

5 comme le nombre de fruits et légumes qu’il faut manger pour BIEN GRANDIR.

6 l’âge où il rentre au CP.

7 comme l’âge de raison.

8 comme le nombre de fois où il se réveille la nuit parfois aussi !

9 comme sa façons de croire qu’un œuf s’écrit comme un Neuf.

10 son premier âge à 2 chiffres.

11 l’âge du collège.

12 comme le nombre de mois avant d’avoir un an de plus.

13 comme le début de l’adolescence.

14 comme le nombre de fois où une maman peut répéter « range ta chambre ».

15 comme le nombre de fois où une maman peut répéter « va prendre ton bain ».

16 comme le nombre qu’il met dans son bain.

17 comme le nombre d’anniversaires auxquels il peut être invité en moyenne section.

18 comme l’âge de sa majorité.

19 comme le nombre (impair évidemment) de chaussettes qui résident dans son tiroir.

20 comme le nombre de dents de ait qui tomberont.

21 comme l’âge auquel il pourra jouer au Casino à Las Vegas.

22 comme le nombre de minutes qu’i faudra parfois pour l’endormir le soir.

23 comme l’âge de son premier job.

24 comme l’âge de sa première déception sentimentale.

25 comme « ça y est je suis un adulte , je gère ».

26 le nombre de lettres dans l’alphabet.

27 le nombre de souris disséquées en cours de bio.

28 le nombre de films Disney qu’il a vu.

29 la panique « je vais avoir 30 ans je vais devoir enfin prendre un studio ».

30, le nombre de kilos qu’il pèse vers 9 ans.

31 le nombre de chocolats à dévorer sur le calendrier de l’avent.

32 visites reçues à la maternité en 2 jours !

33 ans, son premier enfant, on devient grands-parents.

34 le nombre de minutes de retard qu’on a déjà pu avoir à la sortie de l’école (un jour ou le RER A ne marchait pas ;))

35, sa pointure de chaussures vers 10 ans.

36 minutes, le temps de devoirs quotidien qu’il aura en CM1 (même si les devoirs c’est inter-dit)

37, le moment où son pied dépasse presque le nôtre.

38 comme la taille de jean qu’on mettait avant lui.

39 comme le titre d’une super chanson de Queen.

40, comme le nombre de semaines de grossesse.

41 minutes de câlins par semaine.

42, la taille de mon pantalon après eux.

43, l’âge auquel les hommes ne deviennent réellement matures (d’après une étude)

44 sa taille de pieds vers 20 ans.( !!!)

45 minutes par cours pour apprendre à accoucher.

46 le nombre de fois où il est tombé avant de savoir mettre ses petons l’un devant l’autre.

47 tétées en 1 semaine au début.

48 bisous dans le cou.

49 piles par an pour les jouets.

50, sa taille à la naissance en moyenne.

51 tétines perdues ici. Ou là.

52 semaines par an.

53 caprices.

54, la taille de mon numéro 3 à la naissance.

55 appels à sa mère par mois.

56 invités à ses 18 ans.

57 pantalons entre 0 et 15 ans.

58 pipis au lit.

59 doudous.

60 secondes par minutes d’amour, 60 minutes par heure d’amour.

 

 

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Un jour ou l’autre

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Moi quand j’étais petite chez moi j’écoutais des chanteurs comme Claude François, Sinatra, Claude Nougaro, Gainsbourg, Brel, Reggiani, Michel Legrand, Michel Berger, Barbara, Piaf ou même Berthe Sylva.

Je regardais des films avec Louis de Funès, Montand, Bourville et Fred Astaire.

Parfois, on écoutait Johnny et on dansait.

Le temps a passé et nous a pris Gainsbourg, Berger, Barbara, Montand.

Le temps a passé et il a emmené Johnny cette nuit.

Le temps a passé et je me demande qui je vais écouter, qui je vais regarder sur les grands écrans.

Le temps a passé et mes enfants me proposent Maitre Gimms ou Soy Luna.

Le temps a passé et j’ai la nostalgie d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre.

Oh je ne dis pas que c’était mieux avant artistiquement parlant mais enfin si…tout de même !

Le temps a passé et nous laisse des mélodies gravées dans nos mémoires et des répliques cultes au coin de nos lèvres.

On a tous quelque chose en nous de Johnny.

Le temps a passé et je me fais un devoir de transmettre cette culture musicale à mes enfants.

Alors ce soir nous chanterons, nous allumerons le feu et nous nous dirons JE t’AIME.

 

 

 

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Et merde il ne croit plus au Père Noël

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A quel moment on devient grand ? Au moment où ne fait plus pipi dans sa culotte ? Au moment où on fait du vélo à 2 roues tout seul? Au moment où l’on comprend comment on a été fabriqué ? Au moment où on ressent du stress pour la première fois ? Au moment où l’on sait que parfois on est triste ?

Ou alors au moment où l’on ne croit plus au Père Noël ?

Oui ce moment là, ce moment où un monde de rêve, d’illusions et d’enfance s’envole me semble être LE moment. Ce moment où l’on sait que derrière le gros ventre, la barbe blanche et la grosse voix se cache tonton Jean-Pierre. Ce moment où quand on demande à l’enfant “et si on écrivait au Père Noël ?”, il nous lance un regard presque méprisant.

Voilà c’est arrivé, mon 4 ans n’y croit plus. Enfin plus trop. Du moins il se pose la question. Et quand on se pose des questions, moi je vous le dis, c’est le début de la fin ! (ceci est vrai pour tout).

Il se demande comment un mec barbu et inconnu s’octroie le droit de rentrer chez nous par la cheminée. D’autant qu’on n’a pas de cheminée ! Il doute de la capacité d’un seul et même homme à satisfaire tout les enfants du MONDE. Il a même dit que l’an dernier le Père Noël avait la même voix que son tonton alors bon…

Nous on répond que si, mais bien sûr, le Père Noël existe sinon qui apporterait les cadeaux hein ? HEIN ?

Il répond que c’est nous, papa/maman,/mamie/papie/tonton/tata.

Alors je n’ose mentir, je ne dis rien mais mon silence veut tout dire : il sait.

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Novembre et les chocolats

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Je me souviens quand j’étais petite, il y a des millions d’années, mes parents me disaient que novembre c’était un mois qu’on aimerait sauter. Moi, je ne comprenais pas le lien entre un mois et saute mouton.

Aujourd’hui je comprends. Novembre, oui j’aimerais souvent le sauter, passer en décembre, accélérer ce mois en “bre” qui, s’il était un homme, porterait un long manteau gris assorti à ses cheveux.

Novembre c’est le début de l’hiver, la nuit qui arrive à l’heure du gouter, les déco de Noël sans le kiff de Noël, le mois où on fête les morts, la vraie fin de l’été sans l’espoir d’un retour inopiné du soleil chaud, le moment où l’on accueille les premiers rhumes, où la fatigue débarque et où l’on mange des chocolats. Pour oublier.

C’est quand les enfants font leurs listes de cadeaux, c’est quand on commence à demander aux potes “tu fais quoi au réveillon ?”, c’est quand  c’est loiiiiin le mojito au bord de la piscine, c’est quand il va y avoir le premier conseil de classe, c’est quand le compte en banque est plutôt rouge que doré, c’est quand on a tout le temps faim, c’est quand on renonce à notre régime démarré en septembre, c’est quand on rêve d’un bain brulant mais que la chaudière tombe en panne, c’est quand on a bien envie de regarder Love Actually avec une plaquette de chocolat noir dans la main, c’est quand on hésite à s’épiler à nouveau parce que bon hein après tout…, c’est quand on écoute David Bowie puis Michel Sardou parce que faut de tout hein, c’est quand on ouvre la saison des soupes et c’est quand les branches des arbres se dénudent.

Vivement la fête, les lumières, la joie de décembre !

 

 

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L’interview du serialfather : Jean-Sébastien Hongre, écrivain

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Lorsque j’ai lu le roman de Jean-Sebastien Hongre, Un amour Au long Cours, qui vient de paraitre (Ed Anne Carière), j’ai immédiatement pensé que tous les couples (naissants ou déjà faits ou en train de se défaire) devraient le lire ! Ce roman c’est une autopsie joyeuse du couple : comment ça marche, comment faire durer le plaisir et l’amour. A travers ses personnages, Anaïs et Franck, Jean-Sébastien Hongre décortique l’homme, la femme, l’union. Au fil des années, ils ont mis au point des astuces, forgé des règles de vie qu’ils ont écrites et affichées sur leur frigidaire. Ainsi est née la « Constitution du couple » qu’ils ont établie pour se guider et se soutenir de jour en jour. Grâce à elles, ils ont pu traverser les grandes étapes de ce voyage qu’est toute vie conjugale.

Après des années de vies à deux, ont-ils réussi leur pari ? L’amour peut-il réellement se décider ? Suffit-il de rester ensemble pour qu’il perdure ?

Une chouette idée de roman que je vous conseille vivement.

J’ai eu envie d’en savoir plus sur l’auteur, l’homme et le père de famille !

JEAN-SEBASTIEN, LE PAPA

Combien d’enfants à ton actif ? Hadrien (en référence aux « Mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar). Puis Héloïse (à cause des  « Lettres d’Héloïse et Abélard », l’une des premières histoires d’amour romancée).

L’Age des enfants ? 8 et 10 ans

Surnoms que tu leur donnes ? Cafougne pour lui, car il aime bien « cafougner ». « Cafougner : Action qui consiste à faire des petites activités dans son coin, en passant du coq à l’âne. » Enfin chaque parent peut avoir sa définition en fait !

Coucou pour elle, car son frère lui répétait tout le temps « coucou » pour la faire réagir les premières semaines.

Surnoms qu’ils te donnent ? Papounet.

Dernier caprice ? Le dernier caprice d’Hadrien : le numéro 84 de one piece, tout de suite, maintenant ! Le dernier caprice d’Héloïse : Newton (un petit chien petit foncé. On en a un autre, c’est Aldo qui accepte depuis deux semaines ce nouveau compagnon à la maison)

Tu écris quand ? En période de création, le samedi et dimanche matin. Et tous les matins pendant les vacances.

Pas trop dur avec les enfants à demeure ? Souvent ça donne : “Papa, tu descends ?”, puis “Papa, Maman demande quand tu descends ?”, puis “Papa, Maman demande que tu viennes aider à mettre la table !”, puis “Papa, A table !” et enfin “Papa, ça va être froid !”

Il faut bien avouer que quand je suis lancé, j’ai du mal à décrocher. Je suis dans une bulle.

Ils savent que tu écris des livres ? Ils en disent quoi ? Oui, mais c’est assez curieux, ils comprennent d’instinct qu’il ne faut pas les lire ; il y a quelques scènes qu’ils ne doivent pas découvrir à leur âge ! Sans doute plus tard les liront-ils et ils me feront subir un sacré interrogatoire…

 

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JEAN-SEBASTIEN, L’ECRIVAIN

Pourquoi écrire l’histoire d’un couple qui veut durer ? Peut-être précisément parce que depuis 30 ans, beaucoup de livres racontent des séparations, des familles recomposées, ou des dérives « strausskaniennes » !

Au fond, je me suis dit que l’histoire d’un couple qui souhaite « durer », malgré la société et ses tentations, malgré l’esprit de dérision, ce pourrait être à contre-courant et correspondre aussi à un mouvement en cours, notamment chez les jeunes qui semblent vouloir construire des histoires d’amour, de tendresse, et de fidélité ! D’ailleurs je cite le groupe Fauve dans mon roman.

Bref, je voulais une histoire positive, sans naïveté pour autant, dans une époque où le cynisme ricane souvent de toute tentative de construction.

Mais pourquoi Franck et Anaïs veulent-ils durer ? Ils écrivent que « leurs parents ont préféré leurs désirs à leurs enfants ». Ce sont des enfants de cette génération qui a voulu « jouir sans entrave ». Lorsque Franck et Anaïs se rencontrent et tombent amoureux, ils désirent l’inverse. Ils veulent la fidélité, la transmission aux enfants, la continuité, l’exigence dans l’éducation.

 Et pour cela, ils écrivent une constitution de couple qu’ils affichent sur le frigidaire !  Absolument. Ils ne veulent pas subir. Les couples se séparent souvent à cause de problèmes non abordés, des choix par défaut en quelque sorte. Franck et Anaïs veulent agir, ils vont créer des articles de vie au fur et à mesure des épreuves de leur vie : l’arrivée des enfants, le temps qui passe, le désir qui s’émousse.

Les « Ne pas tout se dire » ou « Aucun devoir vis à vis de sa belle-famille » ne sont-ils pas contestables ? Sur l’article « ne pas tout se dire », il est possible que vos lectrices se départagent à 50/50. Sur mon mur, ça a provoqué quelques débats. L’article « Quand l’un s’occupe du bébé, l’autre se tait » fait davantage l’unanimité. Ce n’est pas à vous que je vais apprendre que l’arrivée des enfants est un bonheur mais aussi un danger pour le couple. Séparer les taches, ne pas se critiquer pour des broutilles, voilà le but de cet article. Evacuer ce qui pollue le couple pour lui laisser du bon temps.

Tu penses vraiment que 10 articles suffisent pour rester ensemble ? C’est un premier pas. Mais mon roman bien entendu aborde les sujets cachés. Car le désir ne se décrète pas avec une constitution. Franck et Anaïs ont quelques secrets. Et en échangeant, ils vont s’apercevoir qu’ils n’ont pas tout vécu de la même façon…

 

L’amour éternel ça existe alors ? L’homme n’est pas immortel. Donc le sujet ne se pose pas encore J

En revanche, l’amour durable existe, mais il faut se battre pour le construire. La passion des débuts ne suffit pas. Il faut résister dans une société qui pousse à la consommation des biens et …des corps. Anaïs le dit au départ de leur relation.

«Beaucoup de couples sont vulnérables, ils n’ont aucun plan de défense, ils s’imaginent que la passion des débuts suffira à les protéger des tentations. L’idée même d’utiliser leur volonté pour rester ensemble leur semble être une trahison de l’idée qu’ils se font de leur amour»

On peut s’aimer encore, comme au premier jour même avec 1,2,3, 4,5 enfants ? Dans le roman, au début, il y a cette phrase que Franck offre à Anaïs :« Oui, à l’aube de notre relation, dans un songe commun, nous avons rêvé que nous pourrions aller tout au bout d’un voyage s’apparentant à une odyssée et qu’un jour, enfin parvenus à destination, nous serions de vieux guerriers ridés, au-delà de la passion, de la tendresse, et même de ce qu’on appelle communément l’amour. «

Avec le temps, les enfants, l’amour évolue, il ne se perd pas, il s’enrichit de couches successives, si on est vigilant. Cette question m’a évidemment beaucoup travaillé, notamment pour construire la fin de l’histoire de Franck et Anaïs. Comment finir une tel histoire d’amour ?

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