Faut-il mettre son bébé au yoga bio en lange chinoise ?

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La semaine dernière on m’a demandé “il fait quoi comme activités ?”.

Alors que je bombais mon torse velu (non pas velu mais ça faisait chouette dans la phrase), ouvrant ma bouche pulpeuse (non pas pulpeuse mais ça faisait bien aussi) pour dire “Judo/Tennis/Guitare pour le grand, Danse et Théâtre pour ma fille et Tennis pour le petit”, l’autre en face m’a ri au nez avant de prononcer cette phrase qui restera dans les annales des phrases les plus dingues de l’année 2017 (marche aussi pour 2016, ) “NON MAIS JE PARLAIS PAS DES GRANDS, JE PARLAIS DE MAX”.

***Note pour ceux qui savent pas qui est Max : Max est mon 4ème enfant qui a…5 mois***

A ce moment là j’ai ri, enfin j’ai fait semblant car je maitrise l’art du faire semblant de rire aussi bien que je maitrise l’art de “c’est pas moi qui ai pété”. J’ai répondu “ah mais c’est drôle dis donc”. Mais l’autre en face ne riait pas du tout et a ajouté très sérieusement “non mais moi mon fils, dès 2 mois, je lui ai fait pendre des cours de sensibilisation à la musique classique et aussi des cours de bébé gym”.

Mais euh…à 2 mois ?!!! Je l’ai pas dit mais je l’ai pensé si fort qu’elle a compris et a répondu à ma question muette : Oui à  2mois.

Elle a fait ensuite tout un truc sur le fait que les bébés sont des éponges, qu’ils absorbent tout (si j’avais su j’aurais pas racheté de spongex) et que leur apprendre l’anglais, le chinois dès la naissance ce n’est pas peine perdue. Ensuite elle a dit que j’avais tort de n’avoir inscrit Max nulle part. Ledit Max qui était en train de laisser couler un filet de bave sur mon épaule avant de prononcer ces mots “agueu agueu agueu”. (ce qui en mandarin signifie…bah rien)

Alors voilà : non mon fils de 5 mois ne prendra pas de cours de langues, de musique et de gym (et puis non il n’est pas une éponge, tout juste un serpillère) !

 

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Les matins d’école

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Il y aura ces matins où l’on marchera sous une pluie battante sur le chemin de l’école en prenant le cartable comme parapluie.

Il y aura ces matins où l’on écoutera la radio au moment du petit déjeuner, entre un biberon de chocolat chaud à fabriquer, pour apprendre dès l’aube les nouvelles du monde.

Il y aura ces matins où l’on cherchera partout l’écharpe du petit, les lunettes du grand et la laisse du chien.

Il y aura ces matins où la porte de l’école sera fermée sous nos yeux puisqu’on n’aura pas marché assez vite avec la poussette du dernier.

Il y aura ces matins où l’on écoutera la radio au moment du petit déjeuner, entre un biberon de chocolat chaud à fabriquer, pour apprendre dès l’aube les nouvelles du monde.

Il y aura ces matins où la maman de la copine de notre fille nous enverra un SMS “je t’envoie ma fille, suis à la bourre pour l’accompagner.”

Il y aura ces matins où l’on prendra la voiture/le bus/le métro/le vélo pour aller à l’école.

Il y aura ces matins où l’on aura le temps de prendre un thé à 8H30 avec les autres parents de l’école.

Il y aura ces matins où le grand décidera sans crier garde de manger sans gluten et refusera la tartine de confiture.

Il y aura ces matins où l’on cherchera partout l’écharpe du petit, les lunettes du grand et la laisse du chien.

Il y aura ces matins où l’on promettra à l’enfant de venir le chercher à la sortie de l’école.

Il y aura ces matins où l’on aura déjà bu 4 cafés à 7H54.

Il y aura ces matins où l’on préparera un pique-nique pour la sortie de la petite.

Il y aura ces matins où on assistera au spectacle de Noël de maternelle.

Il y aura ces matins où l’on oubliera d’ôter les surchaussons de la crèche des heures durant.

Il y aura ces matins où on ira à l’école en pyjama sous une doudoune.

Il y aura ces matins où on enverra les grands seuls à l’école.

Il y aura ces matins où les enfants auront dormi chez leurs grands-parents qui se chargeront de les accompagner à l’école.

Il y aura ces matins où on l’on révisera la table de 9 et la poésie de La Fontaine sur le chemin.

Il y aura ces matins où ce sera déjà les vacances.

Il y aura ces matins où les enfants seront debout avant leurs parents.

Il y aura ces matins où l’on découvrira en les réveillant que les enfants ont tous dormi ensemble.

Il y aura ces matins où le soleil sera encore endormi et ces matins où la lune se couchera tandis qu’on chuchotera “debout mon trésor” à l’oreille des enfants.

Il y aura ces matins où le petit fera semblant de se raser avec son papa.

Il y aura ces matins où l’on aura encore la trace de l’oreiller sur la joue.

Il y aura ces matins sucrés, stressés, doux, joyeux qui jalonneront notre année.

Belle rentrée !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Confidence pour confidence

Jessica-SerialMother

Cher toi,

On ne se connaît pas bien, enfin un peu-pas trop-un chouilla. Moi je sais de toi que tu as des enfants (enfin a priori puisqu’ici on ne parle que de ça). Toi tu sais de moi que j’ai des enfants. Jusqu’ici on est quitte.

Alors voilà je vais te faire d’autres confidences sur moi que même Voici n’aura pas. J’aime les glaces, j’aime les livres de Gary, j’aime le même homme depuis 20 ans, j’aime le bleu, j’aime Modigliani, j’aime pas le sport, j’aime dormir, j’aime pas Etienne Daho, j’aime prendre des bains brûlants, j’aime mon chien, j’aime le cinéma, j’aime le cidre.

Une fois vers 15 ans j’ai fait le mur, j’ai déjà triché à l’école, j’ai déjà grillé un feu, j’ai déjà pensé « mais pourquoi j’ai fait des gosses ? », j’ai déjà demandé un autographe à Bruel, j’ai déjà tué un escargot, j’ai déjà souhaité que ma pire ennemie de CE2 se casse la jambe, j’ai déjà eu une aventure avec Brad Pitt. Continue reading

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Le jour où j’ai pas attrapé une araignée

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En ayant la bonne idée un soir de beuverie de faire un enfant (puis un autre, puis encore un autre puis encore un dernier pour la route), je n’avais pas prévu que quelques années plus tard, je devrais changer des couches immondes, ramasser le vomi dans la voiture, raconter des histoires chaque soir, revoir ma table de 8, recevoir 17 mômes pour souffler les bougies du petit, faire la queue un dimanche en mai pour inscrire le grand au tennis, fabriquer des gâteaux pour la kermesse.

Bon mais ça, ça passe encore. C’est un peu le deal des parents.

Mais cet été j’ai atteint mes limites de maman héroïques. Après avoir chassé une chauve-souris de la chambre des enfants à coup de “go away” (en effet la chauve souris était anglaise), j’ai du négocier avec une araignée géante -genre 3 cm 😉 – pour l’ôter du lit de mon grand qui, affolé, était en position fin du monde.(position qui consiste à se replie sur soi en criant ahhhhh ahhhhh ahhhhhh).

Moi j’aime pas les araignées. Mais genre pas du tout.Ca et les salsifis je hais. Ca et les films d’horreur aussi. Ca et les maths/le foot/l’odeur de la clope le matin/la voiture en haute montagne/les mains moites/. Ca remonte à l’enfance je crois. Une araignée qui m’avait fait une frayeur vers 5, 6 ans en se cachant dans mon bain.

Toute flippée que j’étais, je me suis dit “ok tu es sa mère, tu DOIS agir, le gamin compte sur toi. Si tu montres ton angoisse, tu ne seras plus crédible. Tu as y arriver.”

Puis, j’ai regardé mon fils, j’ai regardé la bête et j’ai juste proncé cette phrase toute faite que tous les vieux disent “bahhhh ça va , c’est pas la petite bête qui mange la grosse.”. Puis j’ai fui lâchement.

Bah quoi ? J’ai pas signé pour devenir Spiderman moi !

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Prendre le temps

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En vacances, on s’endort ensemble, on prendre des petits déjeuners qui n’en finissent plus face à la mer/à la montagne/la campagne.

On rit, on légume, on s’aime, on mange, on se promène, on se câline, on se fabrique des souvenirs, on se prend en photo, on partage des repas entre amis, on récolte miette par miette des moments avec la famille, on fait des projets, on se marre, on lit, on rit, on mange des gâteaux, on fait des mousse au choco, on se respire, on prend des longs bains, on se couche sous une tente, on se dit des choses, on fait des projets, on fait des enfants.

Vive les vacances !!!!!!

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Cette époque là

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Ainsi donc Jeanne Moreau n’est plus. Ainsi donc elle est partie fin juillet et ainsi donc je dois expliquer à mes enfants des années 2000 qui était cette perle du cinéma. Son parcours, ses films mythiques, sa voix grave. Ainsi donc je parle de Truffaut, de Jules, de Jim, des Valseuses, de l’Amant, du théâtre.

Ainsi donc ils m’écoutent avant de me demander avec la grâce de leur 10 ans si ils peuvent télécharger la dernière chanson de Bruno Mars.

C’est jamais drôle la mort des gens qu’on affectionne mais mourir en été ajoute une couche dramatique. Je me souviens de la mort de Marie Trintignant en été. Je me souviens de celle Claude Rich il y a 15 jours. De celle de Simone Veil à l’entrée de l’été. De celle d’Amy Winehouse aussi. Je me souviens de la mort de Dalida juste avant l’été, en mai. De celle de Coluche en juin. On ne devrait pas mourir aux beaux jours. Aux beaux jours on devrait bronzer, boire des verres les pieds dans le sable, mettre des robes légères et fleuries, ne penser à rien, dormir, lire, s’aimer, décompresser. Mais mourir, non.

On devrait aussi tous avoir connu ces chanteurs, de Barbara à Brel en passant par Gainsbourg, Berger ou Reggiani. On devrait tous avoir connu les films de Godard, les Demoiselles de Cherbourg et la voix de Macha Béranger à la radio. On devrait avoir vu les films avec Mastroianni ou Ingrid Bergman. On devrait savoir par coeur lire sur les lèvres de Rudolph Valentino, savoir qui était Camus ou Romain Gary, chanter avec Yves Montand.

J’ai été élevée aux chansons d’une autre époque. J’ai toute mon enfance écouté Berthe Sylva (morte en 1941) ou Ray Ventura. Claude François c’était déjà moderne à la maison !

J’ai dévoré les films de Godard, j’ai voulu être Grace Kelly ou Simone Signoret.

Cette époque, je pensais en faire partie. Je me disais que Jeanne Moreau ne devait pas êtrebeaucoup plus vieille que moi. Pourtant si. Elle est partie hier à 89 ans, à bout de souffle. Et moi, du haut de mes 38 ans, je suis nostalgique d’une époque où j’aurais aimé vivre, vibrer, aimer.

Je souhaite vraiment, absolument, infiniment que mes 4 enfants sachent qui elle est. Comme Barbara, comme De Funès, comme Gainsbourg, comme Sinatra, comme Charles Trenet, comme Chabrol, Truffaut, Godard et tous ces merveilleux artistes.

Mais les artistes ne meurent jamais, si ?

 

 

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La fratrie, les vacances et le soleil

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Hier les deux grands sont revenus de 3 semaines de camp scout. Bronzés, pouilleux, nostalgiques, fatigués et heureux de nous retrouver nous “les vieux parents” mais surtout leurs petits frères restés au bercail.

Des bisous, des câlins, des serrages fort-fort-fort dans les petits bras. Des “je t’aime”, des “tu m’as manqué”. Puis des “qui est allé dans MA chambre ?”. Et très vite des “laisse-moi tranquille”  ou encore “il m’a saoulé ce frère”.

Une fratrie en somme. Triste de se quitter, heureuse de se retrouver, exaspérée de se voir trop, désespérée de ne pas se voir assez, heureuse de papoter.

Il y a eu des “raconte, raconte, raconte”, des “c’est bien les tentes ?”, des “et vous vous avez pris des douches tous les jours ?”.

Pendant ce temps, la mère (une femme très bien ici présente) faisait tourner les machines à 200 degrés pour se débarrasser des moisissures et autres tâches de boue laissées sur les fringues comme un souvenir, comme une carte postale de vacances.

A peine la mère (une femme VRAIMENT bien) finissait-elle sa 11ème machine (pour de vrai), qu’elle retourna faire d’autres valises pour le départ imminent de toute la famille.  Tous ensemble ce coup ci. Enfin tous réunis pour des vacances tant attendues sous le soleil. Pieds nus. Sans horaires. Sans contraintes.

Notre premier été à 6.

 

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L’interview de la serialmother : Nathalie Mezrahi fondatrice de l’agence d’événementiel JOLIS KIDS.

 

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Rendre un gouter d’anniversaire pour un enfant totalement inoubliable. Ajouter du bonheur à une fête. Mettre de la joie, des ballons, des marionnettes, une déco géniale, une pêche à la ligne, de l’ambiance : c’est un métier. Canaliser 15 enfants de 4 ans qui veulent s’éclater sur le thème de Spiderman ou de La Reine des Neiges : c’est un métier.

Nathalie est une femme qui porte la joie sur elle comme d’autres portent un parfum. Elle a toujours la sourire, la pêche et une énergie débordante.

Alors, il y a quelques années, elle-même maman de deux enfants, elle a décidé de monter JOLIKIDS une agence d’événementiel spécialisée dans l’univers des enfants.                     Une baby shower ? Une boum pour une fillette de 10 ans ? Un gouter d’anniv sur le thème de Tchoupi ou de Hello Kitty ? Elle a tout, tout, tout en stock et notamment une super équipe d’animateurs/animatrices.

Alors quels sont les secrets de cette maman qui a fait de la fête son métier ? Elle me dit tout. Ou presque !

SERIAL CV

Nom Mezrahi

Prénom Nathalie

Age 38

Situation de famille ? Mariée, 2 enfants.

Métier ? Fondatrice et créatrice de l’agence d’événementiel JOLIS KIDS.

Prénom et âge de tes enfants ? Mikaël 9,5 ans et Anaëlle 6 ans.

Surnoms que tu leurs donnes ? Ninouche et mon grand.

Surnoms qu’ils te donnent ? MAMS

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SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? Je n’en donne pas, quand la pression redescend je préfère en parler avec eux pour comprendre et que cela ne se reproduisent plus ; enfin j’essaie…

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? D’être plus présente auprès de mes enfants et ne faire qu’une chose à la fois avec eux.

Dernier « bon mot » de tes enfants ? Il y en a tellement.. dur de faire un choix, je dirais une réflexion que ma fille à faite à ma maman : « Mana, merci d’avoir fait une fille si extraordinaire ! » (toujours dans la simplicité ;))


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Tu es la fondatrice de l’agence d’évènementiel pour enfants, Jolis Kids. Comment est né ce projet ? En faisant l’anniversaire de mon fils il y a cinq ans, je me suis remémorée ma joie lorsque je découvrais l’appartement que ma maman avait transformé à chacun de mes anniversaires. Je veux recréer ces émotions d’émerveillements à chacun de nos événements.

Tu organises des anniversaires pour enfants : c’est quoi les thèmes les plus demandés ? Les super héros et princesses sont nos tubes mais également des thèmes plus tendances comme Vaiana, Paw Patrol et Licornes.

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Comment se déroule un anniversaire organisé par tes soins ? Mon équipe et moi même voulons que chaque anniversaire soit unique, nous prenons un temps tout particulier pour préparer avec soin ce gouter d’anniversaire attendu par l’enfant depuis la fin du précédent . Le choix du thème, des couleurs des ballons, des chansons et des activités sont choisis avec la maman et son enfant. Puis le jour même notre équipe installe la décoration : ballons et décors ; le comédien se transforme pour incarner son personnage et faire vivre un moment inoubliable à l’enfant qui fête son anniversaire et à ses petits invités durant un après midi.

A partir de quel âge on peut faire appel à toi ? Avant la naissance avec une baby shower … et JOLIS KIDS est présents dans la vie des enfants jusqu’au boums.

La chose la plus dingue que des parents t’aient demandée pour l’anniv de leur enfant ? La création d’un thème sur mesure pour être en adéquation avec la déco de leur appartement.

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Le meilleur truc pour canaliser 15 gamins excités de 4 ans à un anniv c’est quoi ? Nos spectacles de marionnettes interactifs imaginés et écrits par nos artistes.

En dehors des anniversaires pour enfants, tu proposes quoi ? Avec mon équipe nous avons réussi à développer les décorations de tables, sweet table, candy bar (comme aux US) ainsi que la décoration de ballons pour tout type d’évènements.

Tes enfants comprennent ton job ? Mes enfants sont très fiers de mon travail et ma fille se prend pour ma manageuse et distribue à ses copines mes cartes de visites, c’est très drôle.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? Les premières années de mon activité ont été sportives pour pouvoir chercher les enfants à la sortie d’école et aux activités et développer JOLIS KIDS ; mais j ai trouve mon rythme aujourd’hui avec l’aide de mon mari qui m’encourage dans cette double casquette de maman entrepreneuse.

Qu’est ce qui te rend le plus fier de tes enfants ? Leur gout de l’effort chacun à sa façon.

Que veux-tu leur transmettre ? Je voudrais leur transmettre le respect, la détermination et un peu de ma folie !

Ta journée idéale en famille ? Un pique-nic dans un grand parc, puis une partie de badgmington avec mon fils et lire des histoires à ma fille.

Un mot que tu leur glisses avant le dodo ? Je suis fière de toi mon amour, bonne nuit..

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Alors on regardait les bateaux…

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Alors c’est les vacances.

Alors on va aller à la plage. Ou à la montagne. Ou à la campagne. Ou juste rester chez soi.

Alors on va aller un peu chez papi, mami. Ou en colo. Ou avec des amis. Ou juste entre nous.

Alors on va faire des châteaux de sable. Ou des bouquets de fleurs. Ou des randonnées sur des chemins sinueux. Ou juste faire la sieste.

Alors on va manger des glaces à l’eau. Ou des fruits de mer. Ou des tartes aux tomates. Ou juste un paquet de chips.

Alors on va faire du cheval. Ou du canoë. Ou du rafting. Ou juste de la glande dans le hamac.

Alors on va rire. Ou se sourire. Ou s’éclater. Ou juste être amusé.

Alors on va se coucher tard. Ou  à la tombée de la nuit. Ou  après le bain. Ou juste pas du tout.

Alors on va s’écrire des cartes postales. Ou des mails. Ou des SMS. Ou juste prendre des photos.

Alors on va être ensemble. Ou  à 2. Ou à 16. Ou juste seuls.

Alors on va sauter dans les vagues. Ou s’arroser d’eau. Ou faire des concours de plongeons. Ou juste prendre des douches.

Alors on va lire des livres. Ou des magazines. Ou les leçons d’école. Ou juste faire des mots croisés.

Alors on va apprendre au petit à enlever sa couche. Le jour. La nuit. Ou juste on le fera en septembre.

Alors on va manger des cerises. Ou des myrtilles. Ou des framboises. Ou des fraises tagada.

Alors on va danser. Ou se dandiner. Ou sauter. Ou juste se trémousser.

Alors on va boire un apéro. Ou un biberon de lait. Ou un verre de vin rouge. Ou un verre d’eau.

Alors on va s’aimer. Ou se faire des câlins. Ou dormir tous ensemble. Ou juste s’embrasser.

Vive les vacances !!

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Simone

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Quand j’étais petite, mon nom de famille à moi, c’était WEIL.

Lorsqu’on me demandait si j’étais de la famille de Simone, je mentais, je disais que oui en bombant mon torse de gamine. Je ne savais pas alors vraiment qui était Simone Veil mais je sentais bien qu’être de sa famille, ça forçait le respect.

Un jour une camarade de classe me dit que non, “ça s’pouvait pas” que je sois de la famille de Simone. Evidemment que ça se peut, je répondis ! La camarade, finaude, pointa du doigt les orthographes différentes de nos noms de famille, à elle le V, à moi le W. C’en fut fini du lien de parenté entre Simone et moi. J’avais alors une dizaine d’années. 6 ans de moins que Simone lorsqu’elle fut envoyée à Auschwitz avec sa mère et sa soeur pour être ensuite emmenées au camp de Bergen Belsen d’où la mère ne reviendrait pas.

Le père de Simone et son unique frère ne survivront pas non plus à la Shoah.

Vers l’adolescence je pris enfin la mesure de qui était Simone Veil.

Et puis, à mesure que je devins moi-même une femme, que je m’interrogeai seule ou avec mes amies sur notre condition, sur la sexualité, sur la question de prendre une pilule ou pas, sur le fait d’avoir le choix de pouvoir avorter, je sus que Simone avait été un guide pour les femmes. Simone, sa volonté, son combat. Simone qui avait sauvé des millions de femmes jusque là obligées de se cacher pour avorter dans des conditions souvent dramatiques. Simone qui, le regard bleu toujours profond et digne, avait réussi à imposer ses idées dans un hémicycle souvent ennemi. Simone qui avait surmonté l’horreur et avait fait de sa vie un combat, avec la rage qui appartient aux survivants. Simone dont le souffle se poserait désormais sur chaque femme en situation de détresse de grossesse non désirée.

Veil, Weil, Veille. Peu importe l’orthographe du nom de Simone. Elle est de ma famille comme de la tienne car elle est de la famille des femmes. Et c’est tout ce qui compte.

 

 

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