La bergamote

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Jamais, ô grand jamais (tu remarques l’accent ^ au 2ème mot, ma façon à moi de résister), donc jamais ô grand jamais je n’avais pensé un jour écrire un billet sur la bergamote. Non, la bergamote j’en buvais en infusion les soirs de grand froid et c’était bien suffisant ainsi.

Mais voilà, hier il m’est arrivé une chose qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie je crois bien. J’ai découvert que ce que je buvais depuis des années n’était pas issu, comme je le pensais naïvement, de feuilles de bergamote. Non ô grand non ! J’ai découvert que la bergamote était un agrume, sorte de sosie du citron.

Je t’explique. J’étais guillerette faire mon marché hier matin et pour accompagner le poisson que je prévoyais de cuisiner le soir même, je fis une halte chez le primeur. Tomates, courgettes, oignons (et pas onions !), pommes, avocats…et d’un coup je me souviens que pour mon poisson il me faut des citrons (oui car un poisson sans citron c’est comme H sans M ou Tic sans Tac, sans saveur). Ma main innocente saisit 3 citrons lorsque la marchande de légumes dit “oh vous aussi vous êtes fan de bergamote, j’adore !”.

Là je me dis et je lui dit que je ne vois pas la rapport avec le fait que j’ai pris des citrons. Un peu comme si elle m’avait dit “oh vous avez pris 3 citrons, moi aussi j’adore le nougat”. Je la regarde avec stupéfaction, examine les contours de son sourire pour savoir si à 8H32 elle n’est pas déjà un peu éméchée.

“Euh, non , je ne suis pas particulièrement fan de bergamote” je réponds.

“Bah pourquoi vous en avez pris trois alors ?” elle enchaine.

Je regarde à droite, à gauche, je cherche un regard approbateur. La marchande de légumes est ivre, c’est sûr.

Je lui suggère de bien regarder, ce sont des CITRONS que j’ai pris, pas des feuilles de bergamote. J’ai presque envie de rajouter telle Nabilla “nan mais allô quoi”. Mais là la marchande reprend le dessus “ma pauvre dame, vous ne savez pas ce que c’est de la bergamote on dirait bien”.(là je pense gnagnaga va te faire voir)

Je bégaye, j’hésite, je balbutie “bah euh si, même que j’adore le thé à la bergamote”.

Là, la nana me toise “ah oui alors ça ressemble à quoi de la bergamote ?” comme en CE1 quand Adeline Brouchet m’a demandé “ah ouais alors c’est quoi la capitale de la Pologne ?” et que je ne savais pas du tout.

Je trouve cette conversation surréaliste. Je n’ai pas le temps de répondre, la marchande reprend la parole et m’explique donc que la bergamote c’est un agrume et que j’en tiens trois dans mes mains.

Je reste sans voix.

Je ne peux y croire.

Quoi ?! Ainsi donc la bergamote serait une pâle copie (vive les ^^^^^) du citron ? Quoi toute ma vie, j’aurais été dans l’erreur ? Quoi la bergamote ce ne sont pas des feuilles comme le thym ?

Je rougis, je prétends que je si je le savais, je prend mes 3 bergamotes, je baisse la tête, je rentre chez moi.

Le soir venu, je fais part de ma découverte à mes amis, à mon mari, à mes enfants et à mon chien.

Le chien répond que oui il le savait (menteur) et le reste de l’assemblée avoue que non, il ignorait tout de la vie cachée de la bergamote.

Alors je décide de mettre une photo sur ma page Facebook pour prendre la température et voir si d’autres personnes étaient, comme nous, dans le flou bergamotique.

A ma grande surprise, 3500 likes et 600 commentaires suivants (!!!), je me rends compte qu’à part 3,4 crâneuses (^^^), personne ne savait que la bergamote était un citron déguisé.

Une personne pensait même que c’était un animal. La bergamote, animal de haute montagne. Bah oui.

Aujourd’hui, j’ai 36 ans et je sais ENFIN à quoi ressemble la bergamote.

Alléluia.

In bergamote we trust.

Ps : je pense à relancer l’économie française grâce au commerce de bergamotes.

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Le lit de grand

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Serialjunior a eu 2 ans et demi. L’âge de passer dans un lit de grand on a pensé.

L’âge de devenir un peu plus grand, l’âge de mettre le lit à barreaux de côté, l’âge de se lever tout seul, l’âge d’entamer une longue et belle histoire avec son lit. Un lit, j’en ai déjà parlé, c’est important, c’est un ami pour la vie, un lieu de plaisir, un endroit où l’on passe du temps dans une vie.

Grande courageuse que je suis, j’ai pris ma voiture et je suis allée chez Ikéa (quoi non quoi tu connais pas Ikéa ? Oh c’est un p’tit magasin tenu par une vieille dame au coin de ma rue. Ikéa une échoppe où il fait bon passer du temps, loin des tumultes et du chaos de la vie quotidienne, un magasin où tout est fait par des artisans à la main, bref Ikéa c’est un magasin qui s’il était un homme, serait sincère et simple. Vraiment oui. Ikéa c’est un magasin sincère et simple.)

Arrivée non sans mal dans l’allée B12, j’ai fait une entrée fulgurante. Deux torchons, 5 fourchettes, 7 verres plus tard (le principe c’est donc d’y aller pour acheter un lit et d’en repartir avec la moitié du magasin, une carte bleue qui a chaud et un banquier en transe), j’ai donc trouvé LE lit. 1M70 de long, 80 cm de large, ce lit SKOLLOFFENSTRUCK m’a souri alors je l’ai pris. Suis comme ça moi. On me sourit, je dit oui.

Avec mon chariot, mes verres, mes torchons, mon lit, me cartons, je suis repartie vers l’allée B12 crevée comme si j’avais fait un marathon (enfin j’en sais rien, j’ai jamais fait de marathon, je cours 20 mn deux fois par semaines et c’est déjà bien assez trop). J’ai tout mis dans ma voiture, j’ai démarré, je me suis perdue, j’ai mangé un sandwich (thon-crudités, ceci est un détail qui a son importance), je suis arrivée en bas de chez moi. Les cartons m’ont regardée, j’ai soufflé, j’ai eu chaud, j’ai tout sorti, j’ai tout rapporté chez moi (serialfather était au travail…comme de bien entendu) et puis j’ai monté non sans mal ce lit.

*******************MONTER UN LIT DE CHEZ IKEA**************************

– Il faut de la patience

– Il faut avoir fait l’ENA

– Il faut du temps

– Il faut s’enerver (un peu)

– Il faut de la patience (je l’ai déjà dit ?)

*******************MONTER UN LIT DE CHEZ IKEA**************************

Le soir venu l’enfant a découvert son lit, s’est couché, s’est relevé, s’est recouché, s’est re-relevé, je me suis énervée, il s’est recouché, il s’est à nouveau relevé, serialfather a agi, il s’est recouché, il s’est relevé…

Ca fait 5 jours que ce va et vient dure.

Note pour plus tard: laisser l’enfant dans un lit de bébé jusque sa majorité.

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L’interview du serialfather : Nicolas Lisimachio, avocat et …auteur !

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Nicolas, mon ami d’enfance,  est avocat d’affaires. Il est aussi l’heureux papa d’Emma, Rafael et César. Et puis comme son job ne lui suffisait pas, ce passionné d’Antiquité gréco-romaine a travaillé sur un projet dont il ne savait pas trop au départ où il allait le mener. 4 ans plus tard, son projet a pris forme : ça s’appelle le Petit Dictionnaire insolite des mots et des expressions gréco-romaine. Ce merveilleux petit livre va enfin vous expliquer les origines d’expressions comme “le talon d’Achille” ou “un travail de Titan”. Assez passionnant.

Il nous livre ses petits secrets de papa.

SERIALCV

Nom Lisimachio

Prénom Nicolas

Age 36

Situation de famille ? Marié 3 enfants

Métier ? Avocat

Prénom et âge de tes enfants Emma 9 ans, Rafaël 6 ans, César 2 ans et demi.

 

Age de la 1ere nuit ? Aucun souvenir précis, mais tôt pour chacun (vers 2 mois)

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SERIALQUESTIONS

Dernier câlin ? Ce soir.

Dernier(s) caprice(s)? Emma : voulait changer la disposition des meubles dans sa chambre. Rafaël : ne voulait pas mettre le pull que sa mère lui avait choisi. César : ne voulait pas aller se coucher.

Dernière (s) punition(s)? Emma : enfermée dans sa chambre. Rafaël : idem. César : idem

Une anecdote (presque) inavouable de ta vie de père ? Au cours des premiers mois de sa délicieuse existence, ma fille aînée inversait les jours et les nuits. Ma femme allaitant, c’est moi qui m’occupais d’Emma la nuit. Un soir je me suis installé dans le salon avec elle pour (re)lire le Vieil homme et la mer…j’étais épuisé et ce livre n’aide pas à rester éveillé… Je me souviens m’assoir sur notre confortable fauteuil puis plus rien. J’ai été réveillé, ignorant combien de temps s’était écoulé, par les cris d’Emma que je ne tenais plus que par la cheville et qui avait la tête en bas…Quel instinct de protection quand même ! Je ne l’ai jamais lâchée !

Quelle est selon toi la période la plus difficile dans ‘l’élevage” d’enfants ? La prochaine.

Tu es avocat et tu viens d’écrire un petit dictionnaire des mots et expressions hérités de l’antiquité . Raconte nous cette aventure ! Je suis passionné par l’antiquité greco-romaine depuis de nombreuses années. Au fil de mes lectures, j’ai découvert l’origine d’un grand nombre de nos expressions quotidiennes. Etant par ailleurs attaché à la bonne utilisation de notre belle langue française et faisant le constat que la plupart des gens qui utilise ces expressions en ignore le sens et/ou l’origine, j’ai souhaité y remédier en écrivant un petit dictionnaire qui les liste, rappelle leur utilisation contemporaine et explique (simplement) leur sens/origine. Entre un métier très chronophage et une vie de famille pour le moins prenante, inutile de dire que cela a été long (presque 4 ans) et laborieux (ma chère et tendre ne voyant pas toujours d’un très bon œil que j’emploie mon temps libre à faire des recherches sur la véritable explication du mythe de la boîte de Pandore…). Mais j’y suis parvenu ! La suite relève, à mes yeux, de la chance. En effet, je n’ai jamais entretenu l’ambition que mon (premier) ouvrage soit un jour publié et encore moins par un éditeur aussi prestigieux que Larousse. Et pourtant…

C’est quoi toi ton expression préférée venue de l’antiquité du latin/grec ? Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Comment on fait lorsqu’on est avocat pour trouver le temps d’écrire un livre en plus ? On désactive son compte Facebook…

 

Qu’est ce qui te rend le plus fier de tes enfants? Tout ce qui échappe à nous, leurs parents : leur libre arbitre, leur indépendance, leur personnalité, leurs goûts…

Que veux tu leur transmettre ? Le culte du bonheur.

Dernière sortie en famille ? Marché Poncelet, Paris 17ème…on a acheté un poulet rôti.

Une journée idéale chez vous, ça se passe comment ? Les parents ne touchent pas à leur portable.

Dernier mot avant le dodo ? Fais de beaux rêves.

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Heureux comme un juif en France

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Je n’ai pas l’habitude ici de parler d’autres choses que de mes enfants, de mes nuits blanches, des couches sales, des caprices, des drôles de situations que la vie de famille nous réservent. Ici c’est un blog de maman comme on dit.

Je n’ai pas l’habitude de donner mon avis sur des sujets graves (si l’on considère que la fin des grasses matinées n’en n’est pas un -) ni de parler vraiment de ma vie perso.

J’ai l’habitude de faire des blagues, de rire, de tenter de faire rire. Mon humour juif qui ressort sans doute.

Ah oui parce que je suis juive mais de ça on s’en fiche non ? On ne vient pas sur ce blog pour autre chose que pour se marrer ? Savoir si je suis blonde, brune, rousse, catholique, musulmane ou juive, grosse, maigre, on s’en fiche. Et c’est tant mieux parce qu’on arrive à rire sans savoir qui je suis, qui tu es, qui nous sommes. Parce que tu vois tout cela ne compte pas.

Alors voilà il se trouve que je suis juive. J’aurais pu être autre chose mais je suis née juive dans une famille juive installée en France depuis 3 générations. Mes arrières grands parents ont fait la 1ère guerre mondiale avec fierté pour leur pays la France.

Mes grands-parents et mon père ont vécu la 2nde. On a perdu de la famille pour la simple raison de notre judaïsme. A ce moment là être juif c’était pas terrible mais je ne t’apprends rien hein. Mon papa a fui  à l’âge de 6 ans avec sa famille en Amérique et il a survécu. Sinon je ne serais pas là à raconter des bêtises sur ce blog. Ceux qui sont restés par patriotisme et parce qu’en “France, on nous protégera”, sont partis en fumée.

Mon mari est juif mais je ne l’ai pas choisi pour ça. Je l’ai choisi, il m’a choisie, pour nos qualités respectives (j’en ai plus que lui, ça va de soi), pour les rêves que nous avions , pour lui, pour moi, pour nous. Un chouette mariage à la synagogue avec la kippa et tout le tralala.

Nous avons trois enfants qui vont à l’école de la République. Mais aussi au Talmud Torah (la catéchisme des juifs), aux scouts juifs, à la synagogue. Nous avons été heurté par Charlie, le Bataclan, L’Hyper Casher et par tant d’autres actes antisémites qui flirtent avec la France depuis quelques années. Mais on s’en fiche hein, on va pas arrêter de manger casher, d’aller à la synagogue, de célébrer les bar mitsva, les mariages juifs, de brandir un drapeau bleu-blanc-rouge sur notre balcon et d’apprendre la Marseillaise à nos enfant dès l’âge de 3 ans.

Nous avons des amis de tous les milieux, de toutes les religions et nous essayons de transmettre cette ouverture d’esprit à nos enfants.

Je ne me considère pas uniquement par le fait que je suis juive. Je suis une femme, une maman, une fille, une amie, une épouse, une auteure, une française libre et une juive.

Mais aujourd’hui j’entends qu’on préconise aux juifs d’ôter leur kippa et tous les signes qui pourraient faire penser qu’ils sont juif pour éviter l’agression. Je me frotte les yeux, je rêve? Non je ne rêve pas. Etre juif aujourd’hui en France est dangereux. Ah.Oh.

Tu sais quoi ? Non seulement je continuerai à vivre mon judaïsme comme avant mais je crois bien que je risque dès demain de porter la kippa. Oui je sais je suis une femme, c’est les hommes qui la portent mais bon quoi, on fait ce qu’on peut.

Allez bisous, j’ai des couches à changer.

 

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Le problème de la galette des rois

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Tu aimes les conflits ?

Tu aimes les aigreurs ?

Tu aimes les tricheurs ?

Tu aimes les rancoeurs ?

Tu aimes le beurre ?

(et les rimes en EUR) ?

Alors vite file acheter une galette des rois ! Passés les jolis discours d’amour du 1er janvier, s’en suit le mois (cruel) de la galette !

Le problème de la galette c’est pas de savoir si Cyril Lignac trouve que la frangipane c’est authentique ou de savoir laquelle est la moins chère/la meilleure/la plus belle/ de France. Non, le problème de la galette, je le sais je l’ai vécu ce soir, c’est de savoir qui va avoir la fève ! Allez soyez honnêtes, au moment de croquer votre part, votre esprit carbure à ce genre de questions :

– pourquoi ma part est plus petite que celle de ma mère ? C’est pas juste,elle aura plus de chances d’avoir la fève que moi !

– est ce que je vais réussir à voir si j’ai la fève en faisant tourner mon assiette vers la gauche?

– sachant que je l’ai eue l’an dernier, est ce que j’ai une chance de l’avoir encore ?

– qui vais-je choisir comme roi/reine si je suis l’heureux gagnant ? Certainement pas cette conne de cousine.

– est ce que je continuerai à  parler à mon fils de 3 ans si c’est lui qui l’obtient ? Pas sûr.

– pourquoi à ce moment là de ma vie, alors que j’ai 36 ans, je perds mes moyens et je suis prête à TOUT pour avoir cette putain de fichue fève de merde.

– au fait où en est cette collection de fèves commencée en 1999 ?

– puis-je déshériter mon fils si il ne me prend pas comme reine ?

– sachant que j’ai commencé pour régime post fêtes il y a 3 jours, puis-je faire une entorse pour cause de galette ? Ché pô.

Ok une fois que vous réalisez que finalement ce n’est pas vous qui obtenez le graal/fève, le sang vous monte à la tête comme lorsque en CE2 cette peste de Cynthia a volé votre effaceur et a eu un A et vous un B.

Une fois que vous réalisez que c’est votre fille de 2 ans et demi qui a la fève, vous la regardez bien dans les yeux et vous lui rappeler que façon Dark Vador que VOUS ETES SA MERE.

Elle ne comprend pas, se couronne elle-même façon Napoléon, sourit à son père, le choisit comme roi pour glorifier Oedipe. Et vous restez conne avant d’insulter les rois mages, le sapin, le boulanger, la vie, le beurre.

Dure, dure cette rentrée !

ps : j’aime la galette, savez-vous comment ? Quand elle est bien faite avec du beurre dedans, tralala lalalalère.

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En 2016 je vous souhaite…

2016En 2016 je vous souhaite…

Des rires, des larmes de bonheur, des nuits douces, des nuits noires, des nuits blanches, des nuits calmes, des matins joyeux, des matins câlins, des bons films, des glaces à la vanille, des cakes au miel, des moments de douceur avec ceux que vous aimez, des petites et des grandes fiertés, des baisers d’amour, des orgasmes intellectuels, des coïts culturels, de l’amour, de la bienveillance… plein de bienveillance, des verres de vin rouge, du bon fromage, des moments de grâce, des grasses matinées, des bébés, des surprises, de la paix, des voyages, du théâtre, des pancakes au sirop d’érable, des cadeaux, des émotions follement positives, des mots d’amour, du sexe, du temps avec les vôtres, de la santé, un compte en banque qui sourit, des grandes espérances, de la confiance, de la soupe fabriquée avec l’eau du bain par vos petiots, des blagues, des bons livres pour s’évader, des verres en terrasses de café, des belles rencontres, des mots d’enfants, de délicieux instants, des concerts de rap ou de rock, des envies folles, de l’amour dingue, des baisers moelleux dans le cou, de la chaleur au corps et au coeur, de l’apaisement, des diners entre amis à n’en plus finir, des larmes de joie, des bains à bulles, des bulles de champagne, des sourires à des inconnus comme ça pour le plaisir, du plaisir justement dans tout, des feux de cheminée, des rayons de soleil sur votre peau, des grains de sable entre les orteils de vos enfants, des compliments gratuits, des bataille de polochons, des chansons de Barbara ou de Beyoncé, de la gratitude, des oeufs mouillette, des enfants sages mais pas trop non plus, de la musique partout tout le temps, des instants volés de bonheur, des moments pour se dire “wow, comme c’est bien”, du pop corn salé, des espoirs, de l’humour qui s’étale scandaleusement partout, des moments de relâche, du second degré ici et là, des chatouilles, des bonnes nouvelles, des découvertes, des paris réussis, des pistes de ski enneigées, des draps frais en été, des plages idylliques, des imitations foireuses et drôles, des étoiles dans les yeux des vôtres, du chocolat noir, du rouge à lèvres bien rouge, des bras pour vous entourer, des retrouvailles, du vent dans vos cheveux, des rides du sourire autour des yeux, des déhanchés joyeux, des photos qui appellent les souvenirs, des chevauchées de liberté…

N’oubliez pas d’être heureux !

 

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Lendemain de Noël

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Le lendemain Noël on se dit qu’on a trop mangé.

Le lendemain de Noël on dévisses les emballages impossibles des cadeaux des enfants, on met des piles, on se dit que oups on n’a pas les bonnes piles, on passe 2 heures à construire les légos et autres jeux impossibles à faire seul si tu es un enfant.

Le lendemain de Noël on envoie des SMS pour dire “merci” ou “et encore Joyeux Noël”.

Le lendemain de Noël on a envie de dormir.

Le lendemain de Noël on dort.

Le lendemain de Noël si on marche dans la rue, on ne voit personne et on se dit qu’il flotte un air de fin du monde et qu’on serait pas franchement étonnés de voir un zombie.

Le lendemain de Noël on voit des zombies. Si,si.

Le lendemain de Noël on regarde le JT et les reportages sur les gens qui ont bien mangé et ont trop de cadeaux qu’ils iront échanger sur des sites spécialisés et aussi  des reportages sur ceux qui n’ont pas assez mangé et qui n’ont pas eu de cadeaux.

Le lendemain de Noël on range le costume du Père Noël en haut, tout en haut du placard.

Le lendemain de Noël on met des paquets d’emballages dans un sac immense qu’on descend dans une grosse poubelle à côté de celles de tous les voisins.

Le lendemain de Noël on se fait encore un repas de fête en famille le midi.

Le lendemain de Noël on repense à la soirée de la vieille et on se dit que oui, décidément la cousine Lola est une bien une connasse avec ses airs supérieurs.

Le lendemain de Noël on réalise qu’on va devoir retourner chez maman/belle-maman récupérer le cadeau du petit dernier qu’on a oublié derrière le sapin.

Le lendemain de Noël on se dit qu’on s’est donné vachement de mal comme chaque année pour faire des cadeaux à tout le monde et que, comme chaque année, on constate que les autres se sont pas donné autant de mal que nous.

Le lendemain de Noël on décide de faire une diète jusqu’au 31. Et puis non, zut, flute, on finit la bûche !

Le lendemain de Noël on se sent comme dans un rêve, une parenthèse.

Le lendemain de Noël on se dit que l’an prochain au lieu de faire semblant en famille, on ira donner du bonheur à ceux qui dans la rue n’ont rien.

Le lendemain de Noël on est un peu triste mais un peu content que ce soit derrière nous.

Le lendemain de Noël on regarde des films à la télévision.

Le lendemain de Noël on commence à faire la liste des résolutions qu’on prendre peut-être le 31.

Le lendemain de Noël on boit un thé, on embrasse les siens et on savoure.

 

 

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Le père Noël est-il un hipster ?

q1Comme je me pose les vraies questions, celles qui sont franchement profondes, aujourd’hui je me demande avec toi cher lecteur si le Père Noël est un hipster.

De rien.

Commençons par le début. Qu’est-ce qu’un hipster ?

Ce terme remonte aux années 40 mais il a été galvaudé et aujourd’hui le terme hipster désigne un homme entre 18 et 30 ans qui adopte une attitude décontractée, quasi “je-m’en-foutiste”, et qui est fan de vintage. Le hipster a souvent des chemise de bucheron, des lunettes, l’air cool et sympa, est tatoué, se déplace en vélo et surtout une grosse barbe bien touffue.

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Continuons maintenant, qu’est-ce qu’un Père Noël ?

C’est un homme (et un seul) de corpulence remarquable, d’environ 70 ans, habillé en rouge, doté d’une grosse barbe touffue et blanche, portant des lunettes, il a l’air cool et sympa, il se déplace en traineau, les gens l’aiment et il aime bien se faire rare.

DONC.

Certes le Père Noël est un peu vieillot pour prétendre à être un hipster mais si on met de côté ce point là, je dirais que OUI le Père Noël avec sa barbe, ses habits vintage, son look cool, ses lunettes, est un Hipster.

VOILA

Non, rien.

 

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Week-end sans enfants, sans mari, avec mes amies.

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Depuis le temps qu’on le prévoyait ce week-end. A chaque fois on se disait avec mes amies “on va se faire un week-end sans les enfants, sans les mecs, juste nous, nous, nous ! On va légumer, papoter, dormir, boire un apéro, sortir, danser, rire, se faire des confidences, boire un coup”. Et puis la vie, le calendrier des unes et des autres, le gosse malade, l’obligation familiale, la fatigue, la grossesse, le mari qui finalement peut pas ce week-end là garder les enfants…Et puis on le faisait pas. Et puis c’était pas grave hein, on allait trouver une date, mais si, mais si.

Finalement il est arrivé et tel Moïse lorsque la Mer Rouge s’est fendue (je le sais, je connais bien Moïse, un vieux pote) ou plus près de nous, telle Dora lorsqu’elle retrouve son sac à dos (je le sais, je connais bien Dora, une vieille copine), on a dit “YES, YES, YES” (oui Moïse était bilingue.)

De vendredi soir à dimanche après-midi mon cher époux que j’aime (depuis 19 ans hein, on déconne pas) est parti à la campagne avec ses enfants (nos enfants) et son chien (notre chien) et moi je suis partie avec 3 amies (on se connait pour l’une d’entre elle depuis 33 ans, ça déconne pas non plus).

Et on a fait exactement ce qu’on avait prévu : papoter, légumer, boire des cocktails, danser, se faire belles, rire, se livrer des secrets, se poser des questions existentielles.

On s’est souciées de NOUS, de NOUS, de NOUS. On s’est couchées à l’heure  à laquelle souvent nos enfants nous réveillent, on a fait la grasse (mais genre super grasse) matinée, on a dansé, on a ri. Bref,on a kiffé.

Je tiens à remercier mon père et ma mère sans qui évidemment tout ce week-end n’aurait pas été possible, mon agent, mon mec, mes amies, la vie, l’amitié, l’amour et surtout les membres de jury.

Amen.

 

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L’histoire du soir

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Au commencement il y a un nourrisson qui pour s’endormir ne demande que les bras, une chanson douce, un mal de ventre qui disparaitrait, un coup de sein ou de biberon.

Puis le nourrisson devient un bébé plus grand et il commence à avoir ses petites habitudes l’asticot. Une berceuse, un bisou, un rituel, une veilleuse.

Puis il a 18 mois et il veut bien une petite histoire. Tchoupi fait dodo fera l’affaire. Pas de suspense, pas d’intrigue en dehors du fait que le pauvre Tchoupi (dont on ne sait toujours pas s’il est un ours ou un manchot…si t’as une info, je suis preneuse) a du mal a trouver son doudou et son sommeil.

A 2 ans, l’enfant est addict à Tchoupi et ne peut s’endormir sans la petite histoire de Tchoupi qui a décidément vachement de mal à faire dodo. Alors comme on et sympa, on passe à Trotro (l’âne Trotro, l’âne Trotro, trop trop rigolo- tu as désormais la chanson en tête pour au moins 3 heures) qui a aussi du mal à trouver son sommeil (décidément le monde est injuste avec le animaux des livres des gosses.)

A 3 ans, Trotro c’est dé-pa-ssé alors il faut renouveler le stock avec Blanche Neige ou bien plus drôle, La petite taupe à qui on avait fait sur la tête (totalement régressif, j’adore). L’enfant veille à ce que toi parent, tu ne sautes pas de page car il a bien compris le malin que tu étais atteint du (trop répandu) syndrome parental du “saut de page pour boucler le coucher”.

A 4 ans tu tentes une approche “je te raconte une histoire que j’invente” pour berner le minus et raccourcir l’histoire (et aussi, faut bien le dire, laisser ta créativité s’exprimer).

A 5 ans tu te tapes à nouveau des livres mais plus longs cette fois ci alors un soir sur deux tu oses mettre un disque de Marlène Jobert ou mieux, Pierre et le Loup par Gérard Philippe mais bon l’enfant n’aime pas, il aime mieux la voix de son papa ou de sa maman.

A 6 ans, enfin (enfiiiiiiiiiin) l’enfant apprend à lire mais bon savoir lire et comprendre ce qu’il lit c’est pas évident….”maman ça veut dire quoi alorsse ?”, ca veut dire “ALORS”, puis il ajoute “mais pourquoi y a un S si on l’entend pas”, toi tu serre les dents “c’est un S muet, tu verras ça plus tard”, il persiste “sourd-muet?”, tu éteins la lumière et tu dis “chuuuut”(mais tu penses ta gueule).

A 7 ans il se rend compte que tu as as toujours sauté des pages, t’engueule, menace de te dénoncer.

Bref, ça ira mieux quand il aura 22 ans.

Bonne nuit!

 

 

 

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