Novembre et les les chocolats

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Je me souviens quand j’étais petite, il y a des millions d’années, mes parents me disaient que novembre c’était un mois qu’on aimerait sauter. Moi, je ne comprenais pas le lien entre un mois et saute mouton.

Aujourd’hui je comprends. Novembre, oui j’aimerais souvent le sauter, passer en décembre, accélérer ce mois en “bre” qui, s’il était un homme, porterait un long manteau gris assorti à ses cheveux.

Novembre c’est le début de l’hiver, la nuit qui arrive à l’heure du gouter, les déco de Noël sans le kiff de Noël, le mois où on fête les morts, la vraie fin de l’été sans l’espoir d’un retour inopiné du soleil chaud, le moment où l’on accueille les premiers rhumes, où la fatigue débarque et où l’on mange des chocolats. Pour oublier.

C’est quand les enfants font leurs listes de cadeaux, c’est quand on commence à demander aux potes “tu fais quoi au réveillon ?”, c’est quand  c’est loiiiiin le mojito au bord de la piscine, c’est quand il va y avoir le premier conseil de classe, c’est quand le compte en banque est plutôt rouge que doré, c’est quand on a tout le temps faim, c’est quand on renonce à notre régime démarré en septembre, c’est quand on rêve d’un bain brulant mais que la chaudière tombe en panne, c’est quand on a bien envie de regarder Love Actually avec une plaquette de chocolat noir dans la main, c’est quand on hésite à s’épiler à nouveau parce que bon hein après tout…, c’est quand on écoute David Bowie puis Michel Sardou parce que faut de tout hein, c’est quand on ouvre la saison des soupes et c’est quand les branches des arbres se dénudent.

Vivement la fête, les lumières, la joie de décembre !

 

 

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L’interview du serialfather : Jean-Sébastien Hongre, écrivain

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Lorsque j’ai lu le roman de Jean-Sebastien Hongre, Un amour Au long Cours, qui vient de paraitre (Ed Anne Carière), j’ai immédiatement pensé que tous les couples (naissants ou déjà faits ou en train de se défaire) devraient le lire ! Ce roman c’est une autopsie joyeuse du couple : comment ça marche, comment faire durer le plaisir et l’amour. A travers ses personnages, Anaïs et Franck, Jean-Sébastien Hongre décortique l’homme, la femme, l’union. Au fil des années, ils ont mis au point des astuces, forgé des règles de vie qu’ils ont écrites et affichées sur leur frigidaire. Ainsi est née la « Constitution du couple » qu’ils ont établie pour se guider et se soutenir de jour en jour. Grâce à elles, ils ont pu traverser les grandes étapes de ce voyage qu’est toute vie conjugale.

Après des années de vies à deux, ont-ils réussi leur pari ? L’amour peut-il réellement se décider ? Suffit-il de rester ensemble pour qu’il perdure ?

Une chouette idée de roman que je vous conseille vivement.

J’ai eu envie d’en savoir plus sur l’auteur, l’homme et le père de famille !

JEAN-SEBASTIEN, LE PAPA

Combien d’enfants à ton actif ? Hadrien (en référence aux « Mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar). Puis Héloïse (à cause des  « Lettres d’Héloïse et Abélard », l’une des premières histoires d’amour romancée).

L’Age des enfants ? 8 et 10 ans

Surnoms que tu leur donnes ? Cafougne pour lui, car il aime bien « cafougner ». « Cafougner : Action qui consiste à faire des petites activités dans son coin, en passant du coq à l’âne. » Enfin chaque parent peut avoir sa définition en fait !

Coucou pour elle, car son frère lui répétait tout le temps « coucou » pour la faire réagir les premières semaines.

Surnoms qu’ils te donnent ? Papounet.

Dernier caprice ? Le dernier caprice d’Hadrien : le numéro 84 de one piece, tout de suite, maintenant ! Le dernier caprice d’Héloïse : Newton (un petit chien petit foncé. On en a un autre, c’est Aldo qui accepte depuis deux semaines ce nouveau compagnon à la maison)

Tu écris quand ? En période de création, le samedi et dimanche matin. Et tous les matins pendant les vacances.

Pas trop dur avec les enfants à demeure ? Souvent ça donne : “Papa, tu descends ?”, puis “Papa, Maman demande quand tu descends ?”, puis “Papa, Maman demande que tu viennes aider à mettre la table !”, puis “Papa, A table !” et enfin “Papa, ça va être froid !”

Il faut bien avouer que quand je suis lancé, j’ai du mal à décrocher. Je suis dans une bulle.

Ils savent que tu écris des livres ? Ils en disent quoi ? Oui, mais c’est assez curieux, ils comprennent d’instinct qu’il ne faut pas les lire ; il y a quelques scènes qu’ils ne doivent pas découvrir à leur âge ! Sans doute plus tard les liront-ils et ils me feront subir un sacré interrogatoire…

 

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JEAN-SEBASTIEN, L’ECRIVAIN

Pourquoi écrire l’histoire d’un couple qui veut durer ? Peut-être précisément parce que depuis 30 ans, beaucoup de livres racontent des séparations, des familles recomposées, ou des dérives « strausskaniennes » !

Au fond, je me suis dit que l’histoire d’un couple qui souhaite « durer », malgré la société et ses tentations, malgré l’esprit de dérision, ce pourrait être à contre-courant et correspondre aussi à un mouvement en cours, notamment chez les jeunes qui semblent vouloir construire des histoires d’amour, de tendresse, et de fidélité ! D’ailleurs je cite le groupe Fauve dans mon roman.

Bref, je voulais une histoire positive, sans naïveté pour autant, dans une époque où le cynisme ricane souvent de toute tentative de construction.

Mais pourquoi Franck et Anaïs veulent-ils durer ? Ils écrivent que « leurs parents ont préféré leurs désirs à leurs enfants ». Ce sont des enfants de cette génération qui a voulu « jouir sans entrave ». Lorsque Franck et Anaïs se rencontrent et tombent amoureux, ils désirent l’inverse. Ils veulent la fidélité, la transmission aux enfants, la continuité, l’exigence dans l’éducation.

 Et pour cela, ils écrivent une constitution de couple qu’ils affichent sur le frigidaire !  Absolument. Ils ne veulent pas subir. Les couples se séparent souvent à cause de problèmes non abordés, des choix par défaut en quelque sorte. Franck et Anaïs veulent agir, ils vont créer des articles de vie au fur et à mesure des épreuves de leur vie : l’arrivée des enfants, le temps qui passe, le désir qui s’émousse.

Les « Ne pas tout se dire » ou « Aucun devoir vis à vis de sa belle-famille » ne sont-ils pas contestables ? Sur l’article « ne pas tout se dire », il est possible que vos lectrices se départagent à 50/50. Sur mon mur, ça a provoqué quelques débats. L’article « Quand l’un s’occupe du bébé, l’autre se tait » fait davantage l’unanimité. Ce n’est pas à vous que je vais apprendre que l’arrivée des enfants est un bonheur mais aussi un danger pour le couple. Séparer les taches, ne pas se critiquer pour des broutilles, voilà le but de cet article. Evacuer ce qui pollue le couple pour lui laisser du bon temps.

Tu penses vraiment que 10 articles suffisent pour rester ensemble ? C’est un premier pas. Mais mon roman bien entendu aborde les sujets cachés. Car le désir ne se décrète pas avec une constitution. Franck et Anaïs ont quelques secrets. Et en échangeant, ils vont s’apercevoir qu’ils n’ont pas tout vécu de la même façon…

 

L’amour éternel ça existe alors ? L’homme n’est pas immortel. Donc le sujet ne se pose pas encore J

En revanche, l’amour durable existe, mais il faut se battre pour le construire. La passion des débuts ne suffit pas. Il faut résister dans une société qui pousse à la consommation des biens et …des corps. Anaïs le dit au départ de leur relation.

«Beaucoup de couples sont vulnérables, ils n’ont aucun plan de défense, ils s’imaginent que la passion des débuts suffira à les protéger des tentations. L’idée même d’utiliser leur volonté pour rester ensemble leur semble être une trahison de l’idée qu’ils se font de leur amour»

On peut s’aimer encore, comme au premier jour même avec 1,2,3, 4,5 enfants ? Dans le roman, au début, il y a cette phrase que Franck offre à Anaïs :« Oui, à l’aube de notre relation, dans un songe commun, nous avons rêvé que nous pourrions aller tout au bout d’un voyage s’apparentant à une odyssée et qu’un jour, enfin parvenus à destination, nous serions de vieux guerriers ridés, au-delà de la passion, de la tendresse, et même de ce qu’on appelle communément l’amour. «

Avec le temps, les enfants, l’amour évolue, il ne se perd pas, il s’enrichit de couches successives, si on est vigilant. Cette question m’a évidemment beaucoup travaillé, notamment pour construire la fin de l’histoire de Franck et Anaïs. Comment finir une tel histoire d’amour ?

*********Plus d’infos ici !************

 

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Le retour d’Angleterre de l’enfant

Comme je vous le disais il y a 10 jours, l’enfant-le grand-est parti 8 jours en Angleterre pendant la première semaine des vacances.

CLC, l’organisme que j’avais choisi pour sa première fois au pays des anglais, a fait les choses tellement bien que l’enfant est revenu avec la passion de ce pays et l’envie d’y retourner “vite, vite”. (et même de changer de prénom pour James ou HArry)

Hormis deux trois appels et SMS pour me demander où mettre son linge sale et savoir qui avait gagné le match de foot (very important le match de foot), nous ne nous sommes pas trop parlés pendant le séjour et c’est donc dimanche soir à sa descente de l’Eurostar que j’ai eu le droit a un vague débriefing (car l’enfant est en phase pré-ado mutique).

Le matin donc, après un copieux petit déj à l’anglaise, il prenait des cours d’anglais et a même ” appris une chanson de Queen et des Beatles”. Ensuite hop déjeuner puis l’après-midi place à du sport : accrobranche, foot, “truc de ouf” selon son envie. Après une douche (oh wait mon fils s’est douché tous les jours…dingue) et un diner vers 18H30, le soir “y’avait des veillées”. Un dodo vers 23h dans une chambre qu’il partageait avec un autre garçon.

En tant que mère , j’ai demandé si “la nourriture était bonne/y’avait des jolies filles/ tu as envie d’y retourner/tu as perdu des affaires/ je t’ai manqué?” et j’ai eu des réponses “oui/pffff/oui/ché po/mouais”.

Alors voilà à la mère que j’ai croisée qui a semblé choquée que j’envoie mon fils en Angleterre pour côtoyer cette langue SI importante-comme si j’étais indigne de me “débarrasser” de lui- je dis “oh dear, my son is glad, happy and vive CLC

 

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Voilà, on y est, serialfiston part en Angleterre en séjour linguistique pendant les vacances

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Comme dirait je sais plus trop qui, “si tu parles pas anglais mon gars, tu vas avoir du mal dans la vie”. Cela étant dit ça n’a pas empêché Hollande ou Sarkozy de devenir Présidents mais il faut bien se le dire, la langue française n’étant plus ( depuis le roi Soleil) la langue officielle de la société, parler l’anglais est vrai plus.

Parce que c’est mieux pour communiquer avec le monde entier, pour comprendre les films pas sous-titrés, les chansons de Rihanna et puis parce que certaines phrases dites en anglais sonnent mille fois mieux que celle dites en français.

Chemin faisant, nous nous sommes dit que ça ferait du bien au grand, celui de 12 ans qui est en 5ème de profiter de ces vacances pour aller manger de la jelly et décrypter les chansons des Beatles (Scarabés). Mais oui ! Great idea ! Mais où ? Avec qui ? Comment ? Where ? Who ? How ?

C’est alors que je sais plus trop qui de sympa m’a dit “attends tu connais pas Go&Live?”. j’ai répondu “bah non”.

Et puis, j’ai fouillé, j’ai trouvé que ce Go&Live réunissait les meilleures organismes pour envoyer junior à l’étranger. Il part donc dimanche à Ashford (prononcer ACHE-FORDEU) sur un campus qui est encore plus cool que celui d’Harry Potter . Il va faire du sport, prendre des cours d’anglais et il est RAVI (pour de vrai).

Du coup, comme plein de copines me posaient des questions, je me suis dit que j’allais interviewer Ghislaine Couronne, la directrice marketing et communication, que ce serait plus clear my dear !

Tout d’abord : qu’est ce que Go&Live ? Go&Live regroupe plusieurs sociétés et marques orientées vers l’apprentissage des langues et des cultures, le voyage, le sport et la formation. Go&Live c’est : Nacel, précurseur des séjours linguistiques (création en 1957), American Village : des summer camps à l’américaine … en France !
CLC : leader français, met les séjours linguistiques à la portée de tous
Sports Elite Jeunes : spécialiste des vacances et stages sportifs
Keepschool : soutien scolaire et cours à domicile
Glob-Explorer : des voyages découverte pour les jeunes de 14 à 25 ans
Sans Frontières : la découverte du monde à travers des voyages solidaires et éthiques.
Cap Voyages : des séjours sur mesure pour voyager en famille ou entre amis
Golive peut se résumer à sa baseline : apprenez le monde !

Quels pays sont couverts ?
Si on ne considère que les séjours linguistiques, nous envoyons les jeunes dans 17 pays :
Grande-Bretagne, Irlande, Malte, Etats-Unis, Canada, Afrique du Sud, Chypre, Dubaï, Australie, Nouvelle Zélande, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Mexique, Chine et France.
Si on élargit aux voyages découverte de Glob- Explorer et Sans Frontières, on rajoute près de 30 destinations !
Soit un total de 45 pays !

A quel âge un enfant peut-il/doit- il partir en séjour à l’étranger ?
Il n’ y a pas de règle. Tout dépend de la personnalité de l’enfant, de son environnement … et de ses parents !
On sait tous que les voyages sont formateurs, qu’une expérience hors de sa famille, de son environnement quotidien , apportent une ouverture d’esprit, une ouverture sur le monde, sur les autres et sur soi même, et fait grandir. Plus tôt on commence et plus on s’imprègne.
Et notamment en matière d’apprentissage linguistique.
Ceci étant il faut que l’enfant ait envie de tenter l’expérience. Si pour certains, il sera toujours nécessaire de forcer un peu la main, d’une manière générale nous recommandons de ne pas faire partir l’enfant contre son gré, au risque de détruire chez lui à jamais tout
envie de découvrir autre chose.
Enfin les parents doivent aussi être prêts à laisser partir leur enfant ! Et c’est souvent le premier frein rencontré. Combien de fois avons-nous entendu « il est trop jeune pour partir, il a le temps ». Au fond beaucoup de parents ont du mal à concevoir que leur petit va pouvoir trouver du plaisir ailleurs qu’au sein du cocon familial …. !

En ce qui nous concerne nous proposons des séjours à partir de 8 ans mais il faut reconnaitre que les 8/9 ans sont peu représentés, à l’exception de nos séjours American Village dans lesquels nous proposons une immersion linguistique en anglais sans quitter la
France : idéal pour un premier séjour à 8 ou 9 ans.

Quel est le programme « type » d’une journée dans un campus ?
– chacun se réveille à son rythme pour un rendez-vous à une heure donnée (généralement
vers 8h – 8 h 30) en salle de restaurant pour le petit déjeuner.
– inscription aux activités de l’après-midi (le cas échéant)
– 9 h (ou 9 h 30) début des cours . Le 1 er jour, des tests auront été passés pour la
composition des groupes de niveau. La matinée se compose généralement de 3 cours de 55
mn, souvent en alternance avec plusieurs professeurs.
– repas en salle de restaurant (self la plupart du temps) avec les autres jeunes (français et
étrangers) présents sur le campus.
– Préparation des groupes d’activité pour l’après-midi. Chaque animateur anglais prend
son groupe en fonction de l’activité choisie. Briefing , découverte de l’activité.
– il peut y avoir jusqu’à 3 activités distinctes et successives chaque jour.
– temps libre en fin d’après-midi pour revenir dans les chambres, (consulter ses messages
sur son téléphone qu’on aura gentiment laissé dans sa valise !…)
– repas vers 18 h-18 h 30 ( et oui nous sommes en Grande Bretagne) ! (Hum, attention aux
stéréotypes !…)
– veillée avec jeux, animation.
– coucher vers 22 h.

Quelle est la durée minimum sur place requise pour progresser ?

Là encore tout dépend de ce que l’on attend et de l’âge de l’enfant. Pour un premier séjour et ce jusqu’à 14 ou 15 ans, l’objectif raisonnable sera de faire vivre une expérience à l’étranger, de découvrir la culture et l’environnement liés à une langue, en gros découvrir la langue en dehors de la salle de classe. On peut en attendre une familiarisation aux sonorités, intonations, à la pratique aussi. S’exprimer spontanément pour se faire comprendre par sa famille d’accueil, par le commerçant ou le chauffeur de bus sans craindre la faute fatale qui va vous reléguer au rang de dernier de la classe  !A son retour, en classe justement, le jeune aura pris de l’assurance et s’exprimera plus volontiers et la progression suivra.

Dans cette optique là, un séjour de 2 semaines convient parfaitement.
Ce n’est pas pour autant qu’il faudrait conclure qu’un séjour de 1 semaine serait inefficace :
pour les plus jeunes c’est un premier pas qui doit donner envie de faire plus.
Si on a un objectif académique très précis, il faut envisager des durées plus longues et/ou
des formules plus intensives, par exemple des séjours chez le professeur ou de vrais stages
de préparation à des examens.
Qui sont les professeurs ?
Les cours de langue sont dispensés par des professeurs du pays qui enseignent leur langue maternelle et sont titulaires d’un diplôme leur permettant d’enseigner leur langue à des étrangers.
Pour certains programmes spécifiques tels que les séjours prépa bac, ou classes prépa, des professeurs français enseignant en lycée ou en classes prépa assurent une partie des cours de façon à bien cibler les besoins des jeunes étudiants et leurs attentes.

Je me fais l’avocat du diable : les séjours sont-ils vraiment utiles ? N’y a t-il pas un risque que mon enfant se retrouve avec d’autres français et parle donc le français ?
Pour toutes les raisons évoquées plus haut, les séjours linguistiques sont indispensables !
Dans la plupart des séjours le jeune va être avec des Français mais aussi avec de jeunes étrangers qui auront autant de mal que lui à s’exprimer. Pourtant ils n’auront que l’anglais pour communiquer entre eux. Ils auront donc beaucoup moins de réticence à s’exprimer qu’avec des personnes du pays.

 

Quels sont les impairs à ne pas commettre en tant que parents ?

Il faut partager le projet avec son enfant, le préparer grâce à des discussions.
Surtout éviter les stéréotypes et le partage d’expériences malheureuses que vous auriez pu vivre ou que des enfants d’amis auraient pu vivre !….
Ne pas lui demander de vous appeler tous les jours. L’idéal est même que vous n’ayez pas de contact téléphonique pendant le séjour (mais c’est beaucoup demander aux parents ! )
En tant qu’organisateurs nous sommes en contact permanent avec nos équipes sur place, tant nos coordinateurs locaux que nos accompagnateurs français. Au moindre problème nous sommes informés. Nous avons une ligne d’urgence 24 h /24, 365 jours par an.

A partir de quel tarif peut-on inscrire son enfant ?
Chez CLC, on peut faire un séjour linguistique à partir de 600 € voyage inclus (une semaine, cours, hébergement en pension complète , excursions, encadrement)

Enfin, donnez nous envie d’envoyer nos enfants en séjour linguistique avec vous !
Une expérience cumulée entre CLC et Nacel de plus de 100 ans dans l’organisation de séjours linguistiques ! Ca force le respect non ? Mais cela ne donne peut-être pas particulièrement envie !  Pourtant c’est un gage de qualité !
Une garantie de qualité grâce à la certification de nos séjours par NF Services et notre label UNOSEL.
Des familles qui nous renouvellent chaque année leur confiance pour envoyer leurs enfants. Chez Nacel nous faisons voyager la 3 ème génération d’une même famille!
Pour finir je dirais que notre mission est beaucoup plus ambitieuse que de proposer de simples séjours linguistiques; nous souhaitons apporter aux jeunes une ouverture sur le monde, leur apprendre à connaître et comprendre d’autres cultures et arts de vivre, bref donner des clés à l’enfant pour s’épanouir et grandir  dans un monde qu’il contribuera à rendre meilleur !

 

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Lettre à ma fille

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Ma fille, mon enfant,

Ces derniers jours il semble qu’enfin les femmes, les jeunes filles et les dames libèrent leur parole et osent dire tout haut des choses qu’elles gardaient tout au fond d’elles depuis 1 an, 15 ans, 30 ans, parfois plus encore.

Il y a ce producteur américain, oui celui d’Hollywood, la ville où tu rêves d’aller un jour, qui est accusé par de nombreuses femmes d’avoir profité de son pouvoir pour demander à des actrices de venir dans sa chambre pour faire des choses de “grands”. Il y a ces femmes qui sur les réseaux sociaux avec le hashtag #moiaussi ou #balancetonporc, racontent comment parfois des hommes ont essayé de profiter d’elles. Parfois elles avaient ton âge, 10 ans. Parfois même moins. Parfois elles étaient adultes. Souvent elles ont obéi, subi, rien dit. Par peur, par culpabilité, celle de croire qu’elles y étaient pour quelque chose. Alors que non évidemment.

La semaine dernière une petite fille de ton école s’est retrouvée face à un pervers qui, dans une rue étroite et peu fréquentée, a trouvé ça marrant d’ouvrir son pantalon pour lui montrer ce que tu sais. Elle a eu peur, elle a couru, elle en parlé à ses parents. Nous sommes tous au courant et je t’ai mise en garde : tu ne prends jamais de rues peu fréquentées toute seule, quand tu rentres seule de l’école vas -y avec une copine, si quelqu’un te suis, tu rentres dans un magasin, tu hurles et surtout, tu m’en parles, tu nous en parles à ton père et à moi.

Ce ne sera jamais de ta faute. Ce n’est jamais de la faute des femmes, malgré ce que certains (et certaines) en disent. Une petite fille, une jeune fille, une femme ne cherche JAMAIS à se faire toucher contre son gré. Une petite fille n’a JAMAIS une attitude aguicheuse. Une actrice n’a JAMAIS envie de toucher le zizi d’un producteur sous la contrainte “par plaisir”. Une fille ne “le cherche” JAMAIS quand elle met une jupe au dessus du genou ou un décolleté. Une femme ne mérite JAMAIS de se faire cogner le visage par son mec.

Je sais, on te livre un monde compliqué , un monde dans lequel certains hommes pensent qu’une femme est un objet. Mais il y a des hommes merveilleux, des hommes qui ont appris le respect, l’amour, la délicatesse, le romantisme. C’est cela que nous voulons transmettre à tes 3 frères, nos 3 fils.

Je veille sur toi ma fille, mon enfant.

 

 

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RUSH HOUR

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QUe les choses soient claires : ce billet “Rush Hour” n’est nullement un billet sur le film du même nom avec Jackie Chan. J’ai rien contre Jackie Chan, j’laime plutôt bien même si j’ai jamais rien vu avec lui parce que tu vois moi je préfère Yves Montand et que Yves Montand bah il a rien à voir avec Jackie Chan si ce n’est qu’il est acteur et que c’est un homme mais bon Jackie c’est pas les feuilles mortes qu’il ramasse mais les coups. Passons sur cette parenthèse cinéphile car je sens bien que je fais de l’ombre aux Cahiers du Cinéma et à Henri Chapier (même si plus personne sait qui est Henri Chapier mais je vous rappelle que moi j’ai 69 ans dans un corps de 38 ans). Bref passons.

Rush Hour pour moi c’est ce putain de créneau entre 17h et 21h où je dois donner le bain, faire faire les devoirs, faire à diner, raconter des histoires, vérifier que les dents sont brossées, que le pipi est fait, que le cartable est prêt, faire un câlin, donner des verres d’eau comme en temps de sécheresse, filer un biberon, changer une couche, faire réviser la poésie. Merci à Serialfather qui m’aide évidemment et sans qui tout ce gros bordel avec 4 enfants n’aurait pas été possible.

Rush Hour donc. Où je stresse. Où je menace de les étrangler avant de les serrer fort d’amour, où je me demande où est passée mon apéro et où, revenons-en aux moutons, je voudrais me défouler comme Jackie Chan.

Alors ouais ce 5 à 21h est dur mais Dieu que c’est bon quand les enfants sont couchés !

ps : en vrai j’ai même 87 ans mais chut.

 

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Faut-il mettre son bébé au yoga bio en lange chinoise ?

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La semaine dernière on m’a demandé “il fait quoi comme activités ?”.

Alors que je bombais mon torse velu (non pas velu mais ça faisait chouette dans la phrase), ouvrant ma bouche pulpeuse (non pas pulpeuse mais ça faisait bien aussi) pour dire “Judo/Tennis/Guitare pour le grand, Danse et Théâtre pour ma fille et Tennis pour le petit”, l’autre en face m’a ri au nez avant de prononcer cette phrase qui restera dans les annales des phrases les plus dingues de l’année 2017 (marche aussi pour 2016, ) “NON MAIS JE PARLAIS PAS DES GRANDS, JE PARLAIS DE MAX”.

***Note pour ceux qui savent pas qui est Max : Max est mon 4ème enfant qui a…5 mois***

A ce moment là j’ai ri, enfin j’ai fait semblant car je maitrise l’art du faire semblant de rire aussi bien que je maitrise l’art de “c’est pas moi qui ai pété”. J’ai répondu “ah mais c’est drôle dis donc”. Mais l’autre en face ne riait pas du tout et a ajouté très sérieusement “non mais moi mon fils, dès 2 mois, je lui ai fait pendre des cours de sensibilisation à la musique classique et aussi des cours de bébé gym”.

Mais euh…à 2 mois ?!!! Je l’ai pas dit mais je l’ai pensé si fort qu’elle a compris et a répondu à ma question muette : Oui à  2mois.

Elle a fait ensuite tout un truc sur le fait que les bébés sont des éponges, qu’ils absorbent tout (si j’avais su j’aurais pas racheté de spongex) et que leur apprendre l’anglais, le chinois dès la naissance ce n’est pas peine perdue. Ensuite elle a dit que j’avais tort de n’avoir inscrit Max nulle part. Ledit Max qui était en train de laisser couler un filet de bave sur mon épaule avant de prononcer ces mots “agueu agueu agueu”. (ce qui en mandarin signifie…bah rien)

Alors voilà : non mon fils de 5 mois ne prendra pas de cours de langues, de musique et de gym (et puis non il n’est pas une éponge, tout juste un serpillère) !

 

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Les matins d’école

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Il y aura ces matins où l’on marchera sous une pluie battante sur le chemin de l’école en prenant le cartable comme parapluie.

Il y aura ces matins où l’on écoutera la radio au moment du petit déjeuner, entre un biberon de chocolat chaud à fabriquer, pour apprendre dès l’aube les nouvelles du monde.

Il y aura ces matins où l’on cherchera partout l’écharpe du petit, les lunettes du grand et la laisse du chien.

Il y aura ces matins où la porte de l’école sera fermée sous nos yeux puisqu’on n’aura pas marché assez vite avec la poussette du dernier.

Il y aura ces matins où l’on écoutera la radio au moment du petit déjeuner, entre un biberon de chocolat chaud à fabriquer, pour apprendre dès l’aube les nouvelles du monde.

Il y aura ces matins où la maman de la copine de notre fille nous enverra un SMS “je t’envoie ma fille, suis à la bourre pour l’accompagner.”

Il y aura ces matins où l’on prendra la voiture/le bus/le métro/le vélo pour aller à l’école.

Il y aura ces matins où l’on aura le temps de prendre un thé à 8H30 avec les autres parents de l’école.

Il y aura ces matins où le grand décidera sans crier garde de manger sans gluten et refusera la tartine de confiture.

Il y aura ces matins où l’on cherchera partout l’écharpe du petit, les lunettes du grand et la laisse du chien.

Il y aura ces matins où l’on promettra à l’enfant de venir le chercher à la sortie de l’école.

Il y aura ces matins où l’on aura déjà bu 4 cafés à 7H54.

Il y aura ces matins où l’on préparera un pique-nique pour la sortie de la petite.

Il y aura ces matins où on assistera au spectacle de Noël de maternelle.

Il y aura ces matins où l’on oubliera d’ôter les surchaussons de la crèche des heures durant.

Il y aura ces matins où on ira à l’école en pyjama sous une doudoune.

Il y aura ces matins où on enverra les grands seuls à l’école.

Il y aura ces matins où les enfants auront dormi chez leurs grands-parents qui se chargeront de les accompagner à l’école.

Il y aura ces matins où on l’on révisera la table de 9 et la poésie de La Fontaine sur le chemin.

Il y aura ces matins où ce sera déjà les vacances.

Il y aura ces matins où les enfants seront debout avant leurs parents.

Il y aura ces matins où l’on découvrira en les réveillant que les enfants ont tous dormi ensemble.

Il y aura ces matins où le soleil sera encore endormi et ces matins où la lune se couchera tandis qu’on chuchotera “debout mon trésor” à l’oreille des enfants.

Il y aura ces matins où le petit fera semblant de se raser avec son papa.

Il y aura ces matins où l’on aura encore la trace de l’oreiller sur la joue.

Il y aura ces matins sucrés, stressés, doux, joyeux qui jalonneront notre année.

Belle rentrée !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Confidence pour confidence

Jessica-SerialMother

Cher toi,

On ne se connaît pas bien, enfin un peu-pas trop-un chouilla. Moi je sais de toi que tu as des enfants (enfin a priori puisqu’ici on ne parle que de ça). Toi tu sais de moi que j’ai des enfants. Jusqu’ici on est quitte.

Alors voilà je vais te faire d’autres confidences sur moi que même Voici n’aura pas. J’aime les glaces, j’aime les livres de Gary, j’aime le même homme depuis 20 ans, j’aime le bleu, j’aime Modigliani, j’aime pas le sport, j’aime dormir, j’aime pas Etienne Daho, j’aime prendre des bains brûlants, j’aime mon chien, j’aime le cinéma, j’aime le cidre.

Une fois vers 15 ans j’ai fait le mur, j’ai déjà triché à l’école, j’ai déjà grillé un feu, j’ai déjà pensé « mais pourquoi j’ai fait des gosses ? », j’ai déjà demandé un autographe à Bruel, j’ai déjà tué un escargot, j’ai déjà souhaité que ma pire ennemie de CE2 se casse la jambe, j’ai déjà eu une aventure avec Brad Pitt. Continue reading

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Le jour où j’ai pas attrapé une araignée

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En ayant la bonne idée un soir de beuverie de faire un enfant (puis un autre, puis encore un autre puis encore un dernier pour la route), je n’avais pas prévu que quelques années plus tard, je devrais changer des couches immondes, ramasser le vomi dans la voiture, raconter des histoires chaque soir, revoir ma table de 8, recevoir 17 mômes pour souffler les bougies du petit, faire la queue un dimanche en mai pour inscrire le grand au tennis, fabriquer des gâteaux pour la kermesse.

Bon mais ça, ça passe encore. C’est un peu le deal des parents.

Mais cet été j’ai atteint mes limites de maman héroïques. Après avoir chassé une chauve-souris de la chambre des enfants à coup de “go away” (en effet la chauve souris était anglaise), j’ai du négocier avec une araignée géante -genre 3 cm 😉 – pour l’ôter du lit de mon grand qui, affolé, était en position fin du monde.(position qui consiste à se replie sur soi en criant ahhhhh ahhhhh ahhhhhh).

Moi j’aime pas les araignées. Mais genre pas du tout.Ca et les salsifis je hais. Ca et les films d’horreur aussi. Ca et les maths/le foot/l’odeur de la clope le matin/la voiture en haute montagne/les mains moites/. Ca remonte à l’enfance je crois. Une araignée qui m’avait fait une frayeur vers 5, 6 ans en se cachant dans mon bain.

Toute flippée que j’étais, je me suis dit “ok tu es sa mère, tu DOIS agir, le gamin compte sur toi. Si tu montres ton angoisse, tu ne seras plus crédible. Tu as y arriver.”

Puis, j’ai regardé mon fils, j’ai regardé la bête et j’ai juste proncé cette phrase toute faite que tous les vieux disent “bahhhh ça va , c’est pas la petite bête qui mange la grosse.”. Puis j’ai fui lâchement.

Bah quoi ? J’ai pas signé pour devenir Spiderman moi !

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