Les petits chemins

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Pendant longtemps j’ai accompagné mes enfants à l’école. Jusque là rien d’anormal : je suis leur mère, ils sont petits, il y a 3 rues à traverser.

Et puis, depuis quelques mois, je les laisse y aller seuls. Tous les 2 . Tous les 2 et tous les enfants et les parents de la rue. Et du quartier.

Je ne saurais dire quel matin c’est arrivé. Etait-ce le 3 février ? Le 6 mars ? Le 3 avril ? Je ne sais plus.

Un de ces matins où j’étais en retard, où mon mari était absent, où serialjunior dormait encore, où je n’avais pas envie, où je l’ai « senti » tout simplement. Je leur ai dit que je leur faisais confiance, qu’il fallait qu’ils se tiennent par la main, que le grand (10 ans) veille sur la petite (8 ans), qu’il faudrait regarder à droite et à gauche pour voir les voitures arriver, qu’il faudrait sourire et dire bonjour au policier qui allait les faire traverser. Je les ai embrassés sur la joue gauche puis sur la droite, au creux de l’oreille, dans le cou, dans les cheveux et je les ai laissés partir sur le petit chemin qui les emmènerait vers l’école. De loin, en pyjama sur mon balcon j’ai observé le grand tenir la main de sa soeur pour avancer.

Même pas peur. Même pas mal.

Depuis, 3 fois par semaine ils y vont tous les deux seuls.

Mes bébés sont grands.

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