L’interview de la serialbelle-mère : Fiona Schmidt, journaliste

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Etre mère c’est cool mais être belle-mère au fait c’est comment ?

Grandir et faire grandir des enfants qui sont ceux d’un amoureux, d’un amant, d’un mari, c’est être une maman bis ou juste une bonne copine ?

Fiona Schmidt, journaliste et blogueuse mode la plus DROLE du MONDE (je le pense vraiment), s’est retrouvée belle-mère de trois jeunes filles en rencontrant le père de celles-ci.

Elle nous dit tout de sa vie de belle-mère avec humour mais aussi beaucoup d’amour !

SERIALCV

Nom Schmidt

Prénom Fiona

Age 35 ans

Situation de famille ? En couple, pas mariée, mais j’y travaille.

Métier ? Journaliste

Prénom et âge de tes belles filles? Salomé, 26 ans, Hannah, 21 ans, Milla, 13 ans.

Surnoms que tu leur donnes? Je ne leur donne pas de surnoms, cette famille n’est pas du tout surnoms, ce qui me frustre beaucoup d’ailleurs. Donc j’appelle les deux grandes par leur prénom. Il n’y a qu’à la benjamine que je donne des petits noms d’amour, comme « Millanouche », « ma chérie » ou « ma croquette », ça dépend de mon inspiration.

Surnom qu’elles te donnent ? « Belle-doche », « marâtre » (j’ai même un bol breton estampillé, qu’Hannah m’a offert pour mon anniversaire), et Milla m’appelle « Fino », je ne sais pas très bien pourquoi mais n’ai jamais creusé la question.

SERIALQUESTIONS

Tu es devenue belle-mère à quel âge ? Elles avaient quel âge elles ? J’avais pas tout à fait 30 ans… Et elles avaient respectivement 21 ans, 15 et 7 ans. Le Koh Lanta de la famille recomposée, quoi.

Etre belle-mère, en 3 mots c’est comment ? Je peux donner trois mots d’ordre, plutôt que trois adjectifs ? « Diplomatie », « Patience », « Empathie ».

Comment tu as fait pour trouver ta place ? Et l’as tu trouvée ? Yep, je l’ai trouvée, depuis un moment déjà. Ca a été très facile avec la petite dernière, qui m’a adoptée tout de suite, et avec l’aînée, qui ne vivait plus à la maison et était hyper indépendante, mais ça a été nettement plus compliqué avec Hannah. Elle était ado quand j’ai rencontré son père, et avec elle le courant ne passait pas DU TOUT. Ni dans un sens ni dans l’autre. On a mis du temps à s’apprivoiser mutuellement, mais depuis deux ans, on s’entend à merveille, son père est même jaloux de notre relation ! Pour répondre à la question : je n’ai rien fait de spécial, je suis restée moi-même, comme on dit dans Top Chef, droite dans mes bottes, comme on dit chez Juppé : je pense qu’on ne peut pas créer une relation sur des bases artificielles.

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En tant que belle-mère on a le droit/le devoir de :

  • Punir : Non, trop d’emmerdes avec le daron, et puis c’est pas mon rôle, et puis les deux aînées étaient déjà un peu grandes pour que je les punisse (ou que je les envoie en pension en Suisse, rhaaaaaahahahaha !)
  • Dire ce qu’on pense. Oui. J’ai jamais trop su faire autrement de toute façon, j’ai le cerveau incontinent.
  • Faire des câlins. EVIDEMMENT !!!
  • Etre saoulée par ses beaux-enfants. EVIDEMMENT !!!
  • Etre fière d’elles. EVIDEMMENT !!! Salomé a passé l’examen du barreau de New York, je me sentais plus, j’étais Elle Woods par procuration !
  • Avoir des conversations intimes/girly. Oui. J’en ai toujours eu avec Milla, j’en ai beaucoup depuis deux ans avec Hannah. On parle de tout, sauf de cul – enfin, elle m’en parle, mais moi non, rapport que je couche avec son père, qui à ses yeux est toujours vierge…

Une anecdote (presque) inavouable de ta vie de belle-mère ? J’achète leurs culottes à mes trois belles-filles, qui ont des dessous à glacer le sang. Je devrais m’en foutre, puisque c’est pas moi qui les lave (sauf ceux de Milla une semaine sur deux), et surtout, c’est pas moi qui les porte, mais l’idée même de bruncher avec elles et leurs sales culottes délavées aux élastiques détendus me coupe l’appétit. J’achète les soutifs de Milla aussi, qui a plus de poitrine que moi depuis ses 11 ans (là aussi, j’ai des seins par procuration)

Tu as déjà entendu dire « laisse moi, t’es pas ma mère » ? Non, jamais. Mais je me mêle aussi peu que possible de ce qui ne regarde que leurs parents.

Tu es journaliste et blogueuse (https://www.fiona-schmidt.fr/) à l’humour décapant. Comment expliques tu ton job à tes belles filles ? Elles n’ont toujours pas compris ce que je faisais dans la vie. L’autre jour, Milla m’a demandé : « Mais c’est quoi, en fait, ton métier ? » J’ai répondu « Youtubeuse, mais pour les vieux » pour qu’elle me lâche.

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Pour leur père, ton homme, ça a été facile de te présenter, de « t’ imposer » ? Oui, plutôt. Il a une relation très cool avec son ex, ça a sans doute aidé.

Des enfants, toi tu en veux ? Non. Je n’en ai jamais voulu, je n’ai toujours pas changé d’avis, il ne doit pas y avoir de pile dans mon horloge biologique.

Tu dirais que c’est facile ou pas d’être belle-mère ? Ca doit dépendre des beaux-enfants. J’ai beaucoup de chance d’avoir trois belles-filles vraiment cools, respectueuses de notre relation de couple à leur père et moi. Et leur mère a toujours été super avec moi. On s’entend très bien, on se voit assez souvent, elle m’appelle même pour qu’on fasse les gâteaux d’anniversaire de la petite dernière ensemble, chez elle !

Qu’est ce qui te rend le plus fier d’elles ? Elles sont très ouvertes d’esprit, très tournées vers les autres, ce qui est fondamental pour moi. Et puis c’est les plus belles, les plus intelligentes et les plus drôles, bien sûr.

Que veux tu leur transmettre ? J’adorerais qu’elles soient un peu plus badasses, comme leur belle-doche. Et féministes : elles ne le sont pas toujours assez, à mon sens.

Votre journée idéale en famille ?

Quand elles sont chez leur mère?!!AHAHAHAHAHAHAHAHAHA, je plaisante, bien sûr. On adore bruncher dans un nouvel endroit (on adore la bouffe tous les cinq), avant d’aller voir une comédie au cinéma tous ensemble. La dernière, c’était alibi.com.

Un mot que tu leur glisses avant le dodo ? Je pensais qu’elle finirait par me jeter des cailloux, mais Milla me demande toujours un câlin avant de dormir, comme lorsqu’elle avait sept ans. Depuis six ans, c’est notre rituel du soir : je lui papouille les cheveux en lui racontant les bêtises que je faisais quand j’avais son âge. Comme j’étais une vraie peste, j’ai de quoi lui faire des câlins jusqu’à ses cinquante ans.

 

 

 

 

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