Ces odeurs là

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Je crois que depuis que je suis mère ce que je kiffe par dessus tout c’est, le soir et le matin, sentir mes enfants dans le cou, dans les cheveux, sur les joues.

Leur odeur…

Cette odeur qui les accompagne chacun depuis leur naissance est une véritable drogue pour moi. Je les sniffe.

Ils ont chacun la leur et je la reconnaitrais entre mille.

Comme toutes les mères je suppose.

Il y a l’odeur poivrée de mon grand qui se mêle à ses cheveux, l’odeur à la vanille de ma fille qui chatouille son cou, l’odeur chaude et salée de mon fils de 3 ans et demi et l’odeur de bébé au lait de mon fils de 1 mois et demi.

 

Ils grandissent, ils vont, ils vivent , ils deviennent mais ces odeurs, leurs odeurs restent.

Et je ne cesserai de m’en enivrer.

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Aou-tcha-tcha-tcha

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Ouf, le soleil est là !

Ouf on remet des shorts, des sandales, des pieds nus, des casquettes.

Ouf on a envie de plage, de boire de l’eau à la menthe, de sortir en vélo avec les enfants derrière, de cueillir des fleurs.

Ouf on a enfin chaud, on a enfin  une nouvelle saison qui vient pointer son nez.

Chouette on va faire de la barque, aller au zoo, manger des glaces, faire une randonnée ou juste lire au soleil en famille.

Chouette les enfants s’habillent en deux secondes le matin, on prend des douches pour rigoler et on sort les cheveux mouillés.

Chouette c’est l’été (oui bon OK le VRAI été c’est le 21 juin mais laissez-moi rêver)

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L’interview de la serialmother : la romancière/réalisatrice/scénariste, Laetitia Colombani

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Laetitia Colombani est l’une de ces femmes dont on dit derrière son dos “mais comment fait-elle ?” avec beaucoup d’admiration.

Auteure de scénarios, réalisatrice ( A la folie pas du tout, Mes Stars et moi), actrice, auteure de la comédie musicale “Résiste”, elle dégaine encore une cartouche avec son roman “La Tresse” qui est paru cette semaine aux Editions Grasset. Ce livre est, de l’avis de tous, LE roman du printemps, de l’été, de l’automne. Et en plus il est pressenti pour le prix Renaudot ! Alors…

C’est l’histoire de 3 femmes reliées par un lien qu’elles ignorent : leurs cheveux.

Il y a Smita l’indienne, une intouchable, qui vend ses cheveux, Julia l’italienne qui fabrique des perruques et Sarah belle quadra working-girl de Montréal qui, frappé d’un cancer, devra s’offrir une perruque. Les cheveux comme lien, comme prétexte pour parler des femmes et de leur condition. C’est beau, doux, poétique, intelligent. Sans aucun doute le best-seller des mois à venir.

En plus de tout cela Laetitia est maman d’une petite Ava ! Alors, alors, alors COMMENT FAIT-ELLE ? Elle me dit tout, ou presque !

SERIALCV

Nom: Colombani

Prénom:  Laetitia

Age : Euh… après quarante, les années on ne compte plus, non ?…

Situation de famille ? Mariée – un enfant

Métier ? Scénariste-réalisatrice et écrivain

Prénom et âge de ta fille ? AVA, 6 ans

Surnom que tu lui donnes ? Petit soleil

Surnoms qu’elle te donne ? Mamoute ou Mamouschka

SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? Forcée à ranger sa chambre après avoir, à l’aide d’un copain, vidé chacun de ses tiroirs et placards, en répandant le contenu de chaque boite de jeux par terre (incluant crayons, légos, puzzle, jeux de société, dinette, playmobils sinon c’est pas drôle). Elle a appelé ça « jouer au bazar » et qualifié l’activité de « très très cool ».

Dernier câlin ? Hier matin / hier après-midi / hier soir.

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Au moment où j’ai constaté les dégâts susnommés…

Dernier « bon mot » de ta fille ? « Maman, quand t’étais petite, au moyen-âge, tu vivais dans un château avec des chevaliers ? » ça fait toujours plaisir… Juste après, elle a demandé à son père s’il avait croisé un diplodocus lorsqu’il était enfant (MDR). Il a répondu « non, mais j’ai rencontré ta mère » (je sais pas comment je dois le prendre… )

Tu es …actrice, réalisatrice, auteure, scénariste et maintenant écrivain. Bon alors quel est ton secret pour gérer tout ça ? Je suis très organisée dans mon emploi du temps : j’écris tous les jours de 8h30 à 16h. Avant et après, je m’occupe de Petit Soleil.

Tu viens de signer un magnifique roman, La Tresse. Comment est né ce roman ? J’ai eu l’idée de tisser trois destins de femmes le jour où j’ai accompagné une de mes proches amies choisir une perruque. Elle venait d’apprendre qu’elle avait un cancer du sein et allait entrer en chimio. En la voyant essayer une perruque en cheveux naturels, j’ai imaginé quel avait été le voyage de ces cheveux, et surtout quelle était l’histoire de la femme qui les avait portés… J’ai aussi pensé à celle qui les avait assemblés… Je me suis mise au travail presqu’immédiatement, en inventant les vies de trois femmes dans le monde qui ne se connaissent pas mais vont, malgré elles, former une chaîne…

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As-tu un rituel d’écriture particulier ? Je me mets tous les jours à l’ordinateur à 8h30, et me donne une demi-heure ou ¾ d’heure pour répondre à mes mails. Puis je descends me faire une tisane gingembre-citron (un régal !) et me mets au travail. Je fais une rapide pause déjeuner (20/30 minutes, pas plus) devant les infos et je remonte travailler. J’essaye de ne pas (trop) répondre au téléphone durant ces heures là.

Le livre connaît en quelques jours un accueil époustouflant, tu t’y attendais ?Non c’est une vraie surprise ! J’ai passé de longs mois solitaires sur mon ordinateur, et aujourd’hui, le livre se vend dans 19 pays du monde… le tout sans transition ! C’est étourdissant.

Ta fille comprend ton job ? Ma fille sait que j’écris des histoires. Elle est venue l’année dernière voir la comédie musicale « Résiste » dont j’ai co-signé le livret, et elle a adoré ! Elle n’a pas encore l’âge de regarder mes films, mais je lui ai raconté l’histoire de mon roman. Il y a une petite fille dans la partie indienne, Lalita, qui lui ressemble beaucoup. Je me suis inspirée de son caractère  (qui est bien trempé !) pour créer ce personnage. Elles ont le même âge. J’ai écrit le premier chapitre du livre, celui où Lalita entre à l’école, je jour de la rentrée des classes d’Ava. Je suis convaincue que je n’aurais pas pu écrire ce roman avant d’être maman.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? Oui, ce n’est jamais simple. Comme je suis une « maman poule », je n’ai pas de nounou, du coup le moindre rendez-vous est compliqué à caler, avec une sortie d’école à 16h30… mais je m’en sors. Mon roman, dans la partie canadienne, parle aussi de ça, la façon dont les femmes dans notre société doivent jongler entre vie familiale et professionnelle, et se sentent souvent écartelées… C’est un sentiment que je comprends et partage.

Des « trucs/astuces » pour te rendre la vie de maman plus facile/cool avec ton emploi du temps d’artiste? Je suis devenue très amie avec une autre maman de l’école, qui est un peu comme moi. Son fils est dans la classe de ma fille. Quand on est vraiment en galère, on peut s’appeler pour prendre les enfants de l’une ou de l’autre… Je n’aime pas demander de l’aide mais la sienne est vraiment précieuse – et les enfants sont contents !

Qu’est ce qui te rend le plus fier de ta fille ? Sa curiosité et sa vivacité d’esprit. Elle est sans cesse en train de se poser /  de nous poser des questions. Elle s’intéresse à des choses essentielles : la vie, la mort, la naissance du monde, la fin du soleil, l’apparition des dinosaures, la formation des volcans… et bien sûr le chocolat, qui tient une place centrale dans sa vie ( !)

Que veux-tu lui transmettre ? Une ouverture sur le monde. La bienveillance envers les autres. Et la joie de vivre, pour moi essentielle.

Ta journée idéale en famille ? Faire un câlin dans le lit tous les trois, traîner en pyjama pour jouer à des jeux de société, aller déjeuner au restaurant parce que les « frites, c’est le meilleur plat de l’univers », et partir « à l’aventure » au cinéma, au parc, ou à la plage l’été...

Un mot que tu lui glisses avant le dodo ? « Je t’aime très fort, tu es mon petit soleil. » Je lui dis tous les soirs.

 

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Le temps


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Le temps qui est trop long : attendre 9 mois, attendre le bus qui n’arrive pas, attendre pour manger ce délicieux gâteau qui n’arrivera que pour le dessert, attendre pour connaitre le nom du nouveau Président, attendre des jours entiers qu’il rappelle, attendre les résultats du bac, attendre de devenir grand pour enfin se coucher tard, attendre de longs mois pour qu’enfin il fasse beau, attendre les résultats médicaux, attendre les vacances, attendre une prime du boulot, attendre qu’il/elle nous dise “je t’aime tu sais”, attendre que son enfant fasse ses nuits, attendre la livraison Darty qui arrive entre 7H et 16H, attendre le prêt de la banque, attendre que la pâte soit cuite, attendre une explication qui tarde, attendre…

Le temps qui est top court : trop vite les mois de bébé qui défilent, trop vite la période de l’enfance, trop vite cette ride qui s’est installée là au coin de la bouche, trop vite l’adolescence, trop vite ces super vacances au bout du monde, trop vite cette soirée dingue, trop vite cette mission géniale au boulot, trop vite cet été qui passe, trop vite ce livre dont on a dévoré les pages, trop vite cette première année de vie, trop vite ce film émouvant, trop vite cette tablette de chocolat qui a fondu dans notre palais, trop vite ce Noël en famille, trop vite cette chanson, trop vite cette piste de ski, trop vite l’enfance, trop vite, trop vite…

Je regarde mes enfants, il y a en a qui est plus grand que moi, un qui a déjà 15 jours, une qui est déjà une pré ado et un qui rentre déjà en moyenne section.(et le chien ! Evidemment le chien qui a des poils blancs :))

Le temps, le temps, le temps et rien d ‘autre !

 

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Ensemble, c’est tout

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Mardi dernier, 18 avril, Saint Parfait, il est arrivé.

4ème mois de l’année.

4ème enfant.

Nous l’attendions avec impatience et le coeur déjà rempli d’amour.

Découvrir sa tête, son odeur. Découvrir que c’est un garçon, un 3ème garçon, un 3ème chevalier à veiller sur sa mère, son père et sa soeur.

Pleurer de joie.

Se souvenir aussi, car il faut bien le dire, que mettre au monde est à la fois merveilleux, douloureux, entrainant, fatigant.

Etre fière. De lui, de soi, de son mari, de sa famille. Se dire que cette fois ce chiffre de 4 enfants dont on rêvait depuis toujours en se demandant si c’était bien raisonnable, était une évidence.

Retrouver les joies des nuits blanches et de l’amour inconditionnel.

Savourer ses petites mains minuscules.

L’embrasser sans cesse.

Lui dire des mots d’amour.

Le présenter à sa fratrie, à sa famille, à nos amis.

Le regarder se blottir dans les bras de ses frères et de sa soeur.

Se dire que oui ça va passer vite car on le sait, on en a déjà eu 3, et le temps a filé si vite, trop vite. En profiter alors grandement.

Mettre au monde, naitre au monde, être au monde.

Max est là !

 

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Slime time

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Depuis quelques jours ma fille est obsédée par le slime.

Elle veut en fabriquer, elle veut y mettre des paillettes, elle veut le malaxer, elle veut en répandre partout.

Et moi je trouve ça…comment dire….immonde.

Je lui demande “pourquoi” d’un air désemparé, elle me répond “parce que c’est trop génial” d’un air satisfait.

Sur les réseaux sociaux je me rassure en constatant que les enfants des copines font de même.

Ainsi donc l’ère du slime est de retour.

Quand j’étais petite, il y a 12354 ans, j’achetais le slime tout fait en boite chez le marchand de journaux (qui était aussi marchand de colle à l’amande Cléopâtre et qui était aussi marchand de bonbons qui piquent). Je m’en collais plein les doigts et les cheveux et il fallait environ 3 shampoings à ma mère pour ôter la substance quasi illicite.

Par un coup du sort il en restait toujours sous les ongles, dans les cuticules et en travers des lignes de la main.

Mais on s’en fichait parce que pour nous le slime ça nous faisait croire qu’on était des combattants, comme dans Ghostbusters (ceux qui savent sauront).

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Who you’re gonna call ? GHOSTBUSTERS !!!

Alors pourquoi diable cette mode revient alors qu’il n’y aucun fantômes à l’horizon ? Je ne sais pas.

Pourquoi nous autres parents sommes contraints de passer derrière nos gamins pour essuyer cette gelée immonde et colorée qui se colle partout et traine par gouttes comme les bouts de pain du Petit Poucet ?

Je vous salue bien, je vais plonger mes mains dans le slime pour essayer de retrouver un peu de mon enfance.(car oui j’avoue, en vrai, j’aime bien ça)

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Ces jours à t’attendre

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Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, je te rencontrerai, toi mon enfant, mon fils ou ma fille.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, tes yeux plongeront dans les miens, ta tête se blottira dans mon cou, tes petits doigts attraperont mon index.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, tu rentreras dans la famille, tu feras le bonheur de ton père, la joie de tes frères et soeurs.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles,nous te donneront un prénom, une identité pour la vie, une appartenance.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous ferons des projets avec toi.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous t’aimerons comme si tu avais toujours été là. Comme une évidence, comme une rencontre programmée depuis toujours.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles,tu viendras rejoindre la tribu et être des nôtres.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, tes pleurs nous réjouirons. Et tes pieds encore si petits nous adorerons.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous te prendrons dans nos bras, nous te prendrons en photo, nous te prendrons dans nos coeurs.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous t’adorerons et te chérirons pour la vie.

Et nos destins seront liés, scellés pour toujours.

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L’interview de la serialmother : Alix Leduc, journaliste et auteure du livre “Élever un garçon, mission (im)possible !”

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Alix Leduc et journaliste et auteure de nombreux livres sur les enfants, la maternité et la parentalité.

A chaque fois qu’elle dit qu’elle a trois fils, les gens la regardent d’un air dépité avant d’ajouter “oh ma pauvre, vous n’avez pas de fille”. Alors Alix a eu envie de se pencher sur la question épineuse (ou pas) de savoir si il est plus difficile d’élever un garçon qu’une fille.

Autour de divers témoignages de mamans (dont le mien hihi), de psy, de pédiatres, Alix Leduc a dressé dans son livre un état des lieux touchant, drôle et vrai sur les clichés et les réalités d’avoir des fils.

Elle a répondu à mes questions avec joie et bonne humeur !

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Nom Leduc

Prénom Alix

Age 41 ans

Situation de famille ? En couple

Métier ? Journaliste

Prénom et âge de vos enfants? Antoine, 6 ans et demi (demi, très important), Simon, 4 ans et demi (crucial), Joseph, 19 mois… 20 ? Quand on aime, on ne compte plus !

Surnoms que vous leur donnez? Je pars dans des grandes déclarations : mon amour, mon trésor, idole de mon cœur… Je me fais plaisir ! Les grands commencent à se marrer, mais au fond ils ne peuvent pas s’en passer.

Surnoms qu’ils vous donnent ? Ils m’imitent… et j’adore ! Quand Simon me dit « Maman, tu es la plus belle maman de la galaxie », je fonds !

SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? Collective : mes enfants adorent faire de la musique, c’est normal, leur père est musicien, mais quand ils s’y mettent tous les trois… bref, j’ai planqué les maracas, l’harmonica et la flûte tout en haut du placard.

Dernier câlin ? Les bisous baveux express de ce matin avant l’école : « Viiiiiteonesenretardjevousaimeallez !!! »

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? J’avoue que j’ai failli laisser Joseph l’autre jour au Monop quand il a fait sa crise au rayon gâteaux… Il est trop mignon, quelqu’un l’aurait pris tout de suite !

Une anecdote (presque) inavouable de votre vie de mère ? A la fin des vacances de février, j’étais vraiment contente que la crèche et l’école reprennent.

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 Vous êtes journaliste, auteure de plusieurs ouvrages autour des enfants et de la maternité. Vous venez de publier «Elever un garçon mission (im) possible ». Comment est née cette idée ? C’était d’abord en réaction à tout ce que j’ai pu entendre sur le fait que je n’ai pas de filles. Ça a commencé dès ma première grossesse, autour de moi, on me glissait à quel point ce serait génial d’avoir une fille. C’était un garçon. « Il faut vite lui faire une petite sœur, le choix du roi ! ». Deuxième grossesse, « ENCORE » un garçon… comme si on m’avait jeté un mauvais sort. Déjà, je sentais qu’on me plaignait, il fallait absolument continuer pour… me démarabouter, peut-être ? Le bouquet, ça a été quand j’étais enceinte du troisième, une fleuriste m’a lancé, compatissante : « Un autre garçon ? Comme je vous plains… ».

J’aurais été heureuse d’avoir une fille, mais je suis comblée avec mes trois garçons. Les réactions des uns et des autres (aussi bien des proches que de parfaits inconnus) m’ont interpelée. A l’école, ça a continué, une institutrice ( !) qui se plaignait du comportement des petits mâles : trop agités, tiennent moins bien leur stylo, perturbent la classe. Je suis féministe, mais qu’est qu’on a contre les garçons, en ce moment ? Je m’interroge sur la vision qu’on a des hommes d’aujourd’hui et de demain !

Quel est le message du livre ? Je ne sais pas si il y a un message, mais comme je me posais des questions, je me suis dit que d’autres mères pouvaient aussi se les poser. On les aime, nos garçons ! J’ai interrogé des experts mais aussi des mères pour parler, sans tabous, et s’échanger des expériences, des solutions, des coups de gueules et des coups de cœur. Je ne vous apprends rien, une des grandes joies de la maternité c’est de partager ses expériences !

Alors c’est plus dur d’élever un mec ? Plus dur, je ne sais pas, mais PASSIONNANT, c’est certain ! Les garçons, pour une mère, c’est un peu l’inconnu. Pourtant j’avais deux frères…

Souvent, les gens plaignent vraiment les mères qui n’ont que des garçons avec des phrases comme « oh ma pauvre, vous ne connaissez pas la joie d’avoir une fille » ? Pourquoi ? Il faut leur demander ! Ou pas ! Je dirais que c’est un manque d’imagination. Chaque enfant est différent, chaque fratrie est différente.

Qu’avez vous appris en écrivant ce livre, vous la maman de 3 petits mecs ?A dédramatiser et à sourire de certains moments de solitude. Cette enquête m’a surtout permis de découvrir à quel point le lien mère-fils est rempli de pudeur et de tendresse, de fascination aussi… Et qu’un sujet comme le décalottage déclenche de vraies polémiques !

Vos enfants comprennent votre métier ? Je vous laisse juge : celui de six ans s’imagine que j’ai le même métier que Tintin et réclame un chien. Celui de 5 ans, bientôt, est d’accord pour le chien. Et Joseph écrit les articles avec moi, sur mes genoux.

Difficile de concilier vie pro et vie de maman ? Oui et non, comme pour toutes. Si ils sont malades, je peux les garder avec moi, ce n’est pas un souci. Et en même temps, il n’y a jamais assez d’heures dans la journée…

Qu’est ce qui vous rend vous rend le plus fière de vos fils ? Leur sens de l’humour et leur hyper sensibilité. Ils sont très différents, mais les trois ont ce point commun. Ça me touche.

Que voulez-vous leur transmettre ? La curiosité et l’envie d’avoir envie. Et la gentillesse, c’est un mot qui a mauvaise presse, je ne sais pas pourquoi, c’est bien d’être gentil ! Ah oui, j’allais oublier ça, alors que c’est tellement crucial pour moi : le sens de la fratrie. Mon plus grand bonheur est de les voir (malgré les bagarres !) si proches, si complices.

Votre journée idéale en famille ? Un pique-nique à l’Océan, dans le Sud- Ouest !

Un mot que vous leur glissez avant le dodo ? Je t’aime, je t’aime, je t’aime. Et ils me répondent (enfin, pas encore le plus petit !) : et moi je t’aime plus loin que la galaxie.

 

 

 

 

 

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Le bulletin

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Le bulletin météo, le bulletin de santé, le bulletin de notes.

Tous ces bulletins sont forcément importants (quoi que la météo comme y’a plus de saisons ma bonne dame…) mais celui dont il s’agit ici c’est ldu bulletin de notes !

Qui n’a pas tremblé enfant en attendant, la gorge sèche et les poings serrés, ce bout de papier ? Qui n’a pas espéré avoir les Félicitations, l’appréciation de ouf de la maitresse ? Qui n’a pas tenté de planquer son mauvais bulletin en l’interceptant avant l’arrivée des parents ? Qui n’a pas essayé de transformer un 10 en 18 en rajoutant un rond au dessus du zéro ?

Chez nous les bulletins des deux grands sont arrivés hier. En fait celui de serialfiston était arrivé  la veille par Internet. Impossible donc pour lui de la planquer.(#finduneépoque)

Pour serialprincesse elle devait nous le remettre en mains propres (ou sales mais là n’est pas la question).

Hésitant, suspendant leur souffle à notre regard, l’air hagard comme des condamnés, c’est le regard fuyant qu’ils attendaient que nous lisions le bout de papier, comme si leur vie en dépendait, comme si notre amour envers eux pouvait en dépendre aussi.

J’ai beau expliquer à mes enfants que je le aime quoi qu’il en soit et que les résultats doivent en premier lieu les satisfaire eux, avant nous, ils n’y peuvent rien, ils ont besoin, tels de chevaliers, de notre adoubement.

Les bulletins sont excellents (je vous sentais stressés ;)).

En route pour la fin de l’année chevaliers !

ps : je n’ose dire à mes enfants qu’ils sont bien meilleurs élèves que je ne l’étais. Ils ont une haute opinion de leurs parents, ce serait dommage de tout casser hein. HEIN ?

 

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L’interview de la serialmother : Valérie Tong Cuong, écrivain

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Valérie Tong Cuong est une écrivain (sur)douée  dont le onzième roman vient de paraitre. Magnifique, Par Amour est un ouvrage dont le titre est déjà une jolie promesse.

Dans ce roman, elle raconte le destin de deux soeurs, Muguette et Emline, prises dans la tourmente de la seconde guerre mondiale, au Havre. Comment vivre, survivre, sauver ses enfants ? Comment accepter l’inacceptable, la maladie, la peur ? Comment garder espoir quand il faut faire face à l’insoutenable ?

Valérie Ton Cuong décrit à merveille le Havre anéanti des années 40 ainsi que les sentiments que ressentent chacun des personnages.

On vibre, on tremble, on aime, on retient son souffle. Divin.

Elle a accepté de m’en dire plus sur sa vie d’écrivain et de maman de 4 enfants .

SERIALCV

Nom TONG CUONG

Prénom :   Valérie

Age : 52 ans

Situation de famille :  Mariée

Métier : Ecrivain

Prénom et âge de vos enfants : Jade, 28 ans, Justine, 21 ans, Solal, 18 ans, Siouxsie, 12 ans

SERIALQUESTIONS

 Vous êtes écrivain à succès et venez de publier un très beau roman, Par Amour (Lattès) qui raconte la vie d’une famille du Havre pendant la 2ème guerre mondiale. Comment est né ce roman ?

Ma famille maternelle est havraise. J’ai grandi avec la conscience que la guerre au Havre avait été une tragédie à la fois immense et méconnue. L’empreinte de leur douleur était presque tangible. J’ai voulu comprendre ce qu’avaient traversé les gens ordinaires, hommes, femmes, adultes, enfants. Très vite, la nécessité d’écrire un roman s’est imposée.

Comment avez vous réuni tous les faits historiques, parfois méconnus, de votre roman ?

C’était compliqué. Beaucoup d’archives avaient été détruites lors de l’anéantissement de la ville en septembre 1944.  Il fallait retrouver des témoignages, et si possible des témoins, sachant que, plus de 70 ans après les faits, beaucoup ont disparu. J’ai effectué de nombreuses recherches via internet et les bibliothèques, les sites spécialisés mais j’ai surtout eu la chance de rencontrer un érudit passionné de livres et d’histoire qui avait repris le fond du dernier bouquiniste du Havre, et la réalisatrice d’un formidable documentaire « Loin des bombes » qui avait longuement travaillé sur les évacuations d’enfants. Ces deux personnes m’ont généreusement offert leurs dossiers, recherches, documents, contacts. Et j’ai finalement rencontré des hommes et des femmes qui avaient été aux premières loges de ces événements inouïs. J’ai aussi, bien entendu, fait appel aux récits et témoignages de ma propre famille.
Qu’avez vous appris que vous ignoriez sur cette période de la 2ème mondiale en écrivant ce livre ?

Je savais que le Havre avait été pris en étau entre l’Occupation allemande et les bombardements anglais, mais j’ignorais à quel point la ville et ses habitants avaient souffert durant quatre ans, luttant à chaque instant pour survivre, se nourrir, se protéger jusqu’à l’anéantissement final, lorsqu’en septembre 44, en deux fois deux heures, les bombardiers ont rasé 85% du Havre, laissant un immense champ de poussière et de désolation, et faisant des milliers de victimes.

Par ailleurs, si je savais que les enfants avaient été évacués de la ville pour les protéger des bombes, j’ignorais que des centaines d’entre eux avaient été envoyés en Algérie. Et que beaucoup, partis pour quelques mois, se sont trouvés contraints de rester sur place après que les Alliés ont débarqué en Afrique du Nord, en 42, bouleversant la configuration de la guerre.

Vos personnages sont très attachants. Pour vous, l’auteure, ça a été difficile de vous en séparer ? De poser le point final ? Sont ils inspirés de vrais personnes ?

Ils sont tous des composites de diverses personnes qui ont réellement existé, dont j’ai lu ou entendu le témoignage – à commencer par des membres de ma propre famille. J’y suis indiciblement attachée, et je vis encore aujourd’hui parmi eux, ils me frôlent, m’accompagnent (à moins que ce soit l’inverse), me parlent, morts comme vivants. Je pense sans cesse à ce qu’ils ont traversé, le combat de ces pères, ces mères, les regards effarés puis grandis des enfants, ces décisions qui leur ont parfois, à tous, arraché le coeur, et leurs joies immenses aussi, lors des retrouvailles. Toutes ces émotions continuent à vivre en moi, d’autant que je les retrouve dans les retours, le partage de mes lecteurs.

Quel est le plus beau compliment qu’on puisse vous faire sur Par Amour ? 

Que c’est un livre qui a tellement touché que l’on tient à l’offrir à quelqu’un qu’on aime : ce compliment en contient beaucoup d’autres.

Avez vous un rituel d’écriture ? (écrire tant d’heures par jour ? A quel endroit ? Dans le bruit ou le silence ? En ayant déjà tout en tête ou pas ? délai ?)

J’ai besoin de solitude pour écrire. Fixer un rituel serait illusoire pour une mère de famille nombreuse, car les imprévus surgissent sans cesse. Mais il arrive que j’impose mon « temps d’écriture » aux miens, lorsque je suis happée par les personnages et que la nécessité d’écrire efface tout le reste. Alors je m’isole, pas forcément physiquement, mais en moi. Je peux alors effectuer tous les gestes du quotidien en étant « dans ma bulle ».

Qui sont vos premiers lecteurs ? Vos enfants ont déjà lu vos livres ? Si oui, ils en pensent quoi ?
Mon premier lecteur est mon mari, qui partage ma vie depuis bientôt 23 ans. Il est cash, dit ce qu’il pense, et il a un œil très intéressant sur le texte. Puis c’est mon éditrice. Mes trois enfants les plus âgés ont lu certains de mes livres, pas tous. Ils sont fans, mais peut-être pas très objectifs ?
 Ils comprennent votre métier ? 

Oui. Ils savent que je suis parfois là sans être là, ou encore que je traverse certaines périodes très chargées durant lesquelles je suis souvent loin de la maison, en librairie ou en salon pour défendre mon livre. Ce n’est pas toujours facile pour eux. Mais ils savent aussi qu’ils demeurent ma priorité.

Difficile de concilier vie pro et vie de maman ?

C’est difficile par moments, bien sûr. Il faut faire des choix, renoncer parfois à de belles invitations, ou même à des collaborations ou des projets qu’on sait très chronophages pour continuer à assurer le quotidien et être à l’écoute des questions existentielles… quand parfois on en a soi-même. C’est aussi acrobatique aussi d’essayer de tout anticiper lors des périodes d’absence. Mais ces difficultés sont aussi l’occasion de leur rappeler, non seulement que rien n’est jamais parfait, mais aussi que tout choix à un coût, et surtout qu’une bonne mère, c’est aussi une femme épanouie, qui poursuit ses propres objectifs et ses rêves.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier de vos enfants ?

Leur solidarité et leur générosité. Ils forment un clan, sont toujours là les uns pour les autres et pour leur famille au sens large, mais sont aussi très attentifs à autrui et à leur environnement. Ils ont en commun l’humour, tout en ayant des tempéraments très différents, et ils savent oser, voire prendre des risques pour défendre leurs convictions. Bref, ils m’épatent, tous les quatre !

Que voulez-vous leur transmettre ?

Une certaine philosophie de la vie, agir en s’interrogeant sur ce qui est juste pour l’autre comme pour soi, toujours accepter la différence d’état et de point de vue, savoir se remettre en question et rire de soi-même, se souvenir que les épreuves et les échecs sont des leçons qui nous font grandir, savoir accepter les compromis mais toujours refuser la compromission et surtout aimer, aimer la vie, en profiter à fond, en se souvenant qu’elle est une dualité, que le bonheur est le chemin et non le bout du chemin ! Un travail quotidien sur soi auquel je m’applique également.

Votre journée idéale en famille ?

La journée idéale, c’est une journée de vacances : découvrir ensemble un endroit inconnu, déjeuner et rire, discuter, jouer, faire des rencontres, en laissant de côté tout ce qui perturbe et soucie. En étant tous ensemble, ce qui n’est pas si simple, car ayant des âges très différents, les enfants sont souvent dispersés.

Un mot que vous leur glissez avant le dodo ?

Je t’aime.

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Situation de famille  Mariée

 

Métier Ecrivain

 

Prénom et âge de vos enfants

Jade, 28 ans, Justine, 21 ans, Solal, 18 ans, Siouxsie, 12 ans

SERIALKIDS

 Vous êtes écrivain à succès et venez de publier un très beau roman, Par Amour (Lattès) qui raconte la vie d’une famille du Havre pendant la 2ème guerre mondiale. Comment est né ce roman ?

Ma famille maternelle est havraise. J’ai grandi avec la conscience que la guerre au Havre avait été une tragédie à la fois immense et méconnue. L’empreinte de leur douleur était presque tangible. J’ai voulu comprendre ce qu’avaient traversé les gens ordinaires, hommes, femmes, adultes, enfants. Très vite, la nécessité d’écrire un roman s’est imposée.

Comment avez vous réuni tous les faits historiques, parfois méconnus, de votre roman ?

C’était compliqué. Beaucoup d’archives avaient été détruites lors de l’anéantissement de la ville en septembre 1944.  Il fallait retrouver des témoignages, et si possible des témoins, sachant que, plus de 70 ans après les faits, beaucoup ont disparu. J’ai effectué de nombreuses recherches via internet et les bibliothèques, les sites spécialisés mais j’ai surtout eu la chance de rencontrer un érudit passionné de livres et d’histoire qui avait repris le fond du dernier bouquiniste du Havre, et la réalisatrice d’un formidable documentaire « Loin des bombes » qui avait longuement travaillé sur les évacuations d’enfants. Ces deux personnes m’ont généreusement offert leurs dossiers, recherches, documents, contacts. Et j’ai finalement rencontré des hommes et des femmes qui avaient été aux premières loges de ces événements inouïs. J’ai aussi, bien entendu, fait appel aux récits et témoignages de ma propre famille.
Qu’avez vous appris que vous ignoriez sur cette période de la 2ème mondiale en écrivant ce livre ?

Je savais que le Havre avait été pris en étau entre l’Occupation allemande et les bombardements anglais, mais j’ignorais à quel point la ville et ses habitants avaient souffert durant quatre ans, luttant à chaque instant pour survivre, se nourrir, se protéger jusqu’à l’anéantissement final, lorsqu’en septembre 44, en deux fois deux heures, les bombardiers ont rasé 85% du Havre, laissant un immense champ de poussière et de désolation, et faisant des milliers de victimes.

Par ailleurs, si je savais que les enfants avaient été évacués de la ville pour les protéger des bombes, j’ignorais que des centaines d’entre eux avaient été envoyés en Algérie. Et que beaucoup, partis pour quelques mois, se sont trouvés contraints de rester sur place après que les Alliés ont débarqué en Afrique du Nord, en 42, bouleversant la configuration de la guerre.

Vos personnages sont très attachants. Pour vous, l’auteure, ça a été difficile de vous en séparer ? De poser le point final ? Sont ils inspirés de vrais personnes ?

Ils sont tous des composites de diverses personnes qui ont réellement existé, dont j’ai lu ou entendu le témoignage – à commencer par des membres de ma propre famille. J’y suis indiciblement attachée, et je vis encore aujourd’hui parmi eux, ils me frôlent, m’accompagnent (à moins que ce soit l’inverse), me parlent, morts comme vivants. Je pense sans cesse à ce qu’ils ont traversé, le combat de ces pères, ces mères, les regards effarés puis grandis des enfants, ces décisions qui leur ont parfois, à tous, arraché le coeur, et leurs joies immenses aussi, lors des retrouvailles. Toutes ces émotions continuent à vivre en moi, d’autant que je les retrouve dans les retours, le partage de mes lecteurs.

Quel est le plus beau compliment qu’on puisse vous faire sur Par Amour ? 

Que c’est un livre qui a tellement touché que l’on tient à l’offrir à quelqu’un qu’on aime : ce compliment en contient beaucoup d’autres.

Avez vous un rituel d’écriture ? (écrire tant d’heures par jour ? A quel endroit ? Dans le bruit ou le silence ? En ayant déjà tout en tête ou pas ? délai ?)

J’ai besoin de solitude pour écrire. Fixer un rituel serait illusoire pour une mère de famille nombreuse, car les imprévus surgissent sans cesse. Mais il arrive que j’impose mon « temps d’écriture » aux miens, lorsque je suis happée par les personnages et que la nécessité d’écrire efface tout le reste. Alors je m’isole, pas forcément physiquement, mais en moi. Je peux alors effectuer tous les gestes du quotidien en étant « dans ma bulle ».

Qui sont vos premiers lecteurs ? Vos enfants ont déjà lu vos livres ? Si oui, ils en pensent quoi ?
Mon premier lecteur est mon mari, qui partage ma vie depuis bientôt 23 ans. Il est cash, dit ce qu’il pense, et il a un œil très intéressant sur le texte. Puis c’est mon éditrice. Mes trois enfants les plus âgés ont lu certains de mes livres, pas tous. Ils sont fans, mais peut-être pas très objectifs ?
 Ils comprennent votre métier ? 

Oui. Ils savent que je suis parfois là sans être là, ou encore que je traverse certaines périodes très chargées durant lesquelles je suis souvent loin de la maison, en librairie ou en salon pour défendre mon livre. Ce n’est pas toujours facile pour eux. Mais ils savent aussi qu’ils demeurent ma priorité.

Difficile de concilier vie pro et vie de maman ?

C’est difficile par moments, bien sûr. Il faut faire des choix, renoncer parfois à de belles invitations, ou même à des collaborations ou des projets qu’on sait très chronophages pour continuer à assurer le quotidien et être à l’écoute des questions existentielles… quand parfois on en a soi-même. C’est aussi acrobatique aussi d’essayer de tout anticiper lors des périodes d’absence. Mais ces difficultés sont aussi l’occasion de leur rappeler, non seulement que rien n’est jamais parfait, mais aussi que tout choix à un coût, et surtout qu’une bonne mère, c’est aussi une femme épanouie, qui poursuit ses propres objectifs et ses rêves.

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier de vos enfants ?

Leur solidarité et leur générosité. Ils forment un clan, sont toujours là les uns pour les autres et pour leur famille au sens large, mais sont aussi très attentifs à autrui et à leur environnement. Ils ont en commun l’humour, tout en ayant des tempéraments très différents, et ils savent oser, voire prendre des risques pour défendre leurs convictions. Bref, ils m’épatent, tous les quatre !

Que voulez-vous leur transmettre ?

Une certaine philosophie de la vie, agir en s’interrogeant sur ce qui est juste pour l’autre comme pour soi, toujours accepter la différence d’état et de point de vue, savoir se remettre en question et rire de soi-même, se souvenir que les épreuves et les échecs sont des leçons qui nous font grandir, savoir accepter les compromis mais toujours refuser la compromission et surtout aimer, aimer la vie, en profiter à fond, en se souvenant qu’elle est une dualité, que le bonheur est le chemin et non le bout du chemin ! Un travail quotidien sur soi auquel je m’applique également.

Votre journée idéale en famille ?

La journée idéale, c’est une journée de vacances : découvrir ensemble un endroit inconnu, déjeuner et rire, discuter, jouer, faire des rencontres, en laissant de côté tout ce qui perturbe et soucie. En étant tous ensemble, ce qui n’est pas si simple, car ayant des âges très différents, les enfants sont souvent dispersés.

Un mot que vous leur glissez avant le dodo ?

Je t’aime.

 

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