L’interview de la serialmother : Eve Aboucaya, formatrice en discipline positive

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Que les choses soient claires dès le départ : Eve est une vieille et chère amie. Non pas qu’elle coute cher et non pas qu’elle soit vieille mais c’est une amie précieuse que je connais depuis mon adolescence et que j’aime fort.

Devenue maman, Eve s’est penchée sur le sujet de la discipline positive. Elle a d’abord testé et approuvé cette méthode sur ses enfants, s’est formée, a quitté son job et, depuis quelques mois, enseigne celle-ci et écrit même des livres sur le sujet.

Elle nous dit tout de sa vie, de son job , de ses 3 fils et nous parle avec bienveillance de la discipline positive.

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Nom: ABOUCAYA

Prénom Eve

Age 38 ans

Situation de famille ? Mariée, 3 enfants

Métier ? Formatrice parents et enseignants en Discipline Positive, Coach, Auteure et Maman !

Prénom et âge de tes fils ? Liam 7 ans, Eden 6 ans, Liron 16 mois.

Surnoms que tu leurs donnes ? Lilidou, Den-doun, ma bouille

Surnoms qu’ils te donnent ? Mamounette

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SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? Monsieur Sac a ramassé leur jeu de cartes préféré et ne l’a recraché que 24 heures plus tard (le temps de la digestion) – Monsieur Sac de son nom de famille est un sac qui avale tous les jouets qui ne sont pas rangés à leur place avant le coucher. Il est redoutable !

Dernier câlin ? Il y a 2 minutes (c’est addictif chez moi)

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Il y a 5 mn après que mes deux grands se soient crêpé le chignon comme à peu près dix fois par jour. La rivalité dans la fratrie: grand sujet chez les Aboucaya! Alors je remets en cause notre manière de gérer ces conflits, je me questionne par rapport aux outils que j’ai en Discipline Positive et qui sont multiples à ce sujet.

 

Tu viens de changer de vie pour faire de ta passion ton métier. Dis nous en plus. J’ai toujours attirée par l’accompagnement des autres, la communication, la psychologie et surtout l’éducation, et plus précisément les courants pédagogiques alternatifs. Après avoir fait des études d’éducation dans les écoles Waldorf , un courant éducatif alternatif, et dirigé un organisme de formation BAFA/D (pour les animateurs et directeurs de centres de vacances et de loisirs-c’est surement parce que le titre est à rallonge que j’ai changé de métier !) , j’ai découvert la Discipline Positive, qui allie complètement ces quatre passions qui m’animent depuis toujours, à laquelle je me suis formée pour devenir animatrice d’ateliers pour parents et enseignants. J’ai aussi été séduite par la CNV (Communication Non Violente) qui offre des alternatives extraordinaires de communication à soi et aux autres, notamment face à la colère. Et pour compléter mon parcours (oui, je pourrais étudier toute ma vie!) , j’ai repris des études pour devenir coach certifié à la Haute Ecole de Coaching de Paris. Ma certification va me permettre d’accompagner individuellement toutes les personnes qui le souhaitent pour des problématiques de vie quelles qu’elles soient, pour des défis auxquels ils sont confrontés dans leur parentalité , etc.

La Discipline positive c’est quoi ? C’est propose une méthode, ni permissive, ni punitive, qui permet de développer chez l’enfant l’auto discipline, le sens des responsabilités, l’autonomie, l’envie d’apprendre, le respect mutuel et bien d’autres qualités essentielles. Elle propose aux parents, aux enseignants et aux éducateurs un ensemble d’outils grâce auxquels l’autorité s’exerce sans soumission, en conciliant fermeté et bienveillance.

Est-ce que tout le monde peux y arriver ? Si moi je peux y arriver, tout le monde peut ! C’est juste qu’à partir du moment où on se pose des questions par rapport à l’éducation de nos enfants, que certaines choses ne fonctionnent pas ou fonctionnent mal, on a besoin d’être outillé. Ce qui est singulier dans la « DP » c’est qu’elle propose un panel d’outils exponentiels et que les parents peuvent y piocher ceux qui leur convient le mieux, ceux qui sont le plus appropriés à leurs enfants … Mais je ne vais pas vous mentir, ça nécessite de l’effort, de l’énergie et de la remise en question. Personnellement , je mettais tellement d’énergie dans les conflits avec mes enfants que je me suis dit « Energie pour énergie, autant l’utiliser à bon escient ! ».

Tu viens aussi de sortir un livre “L’Education Positive” (avec Candice Anzel, Editions Marabout) : on y trouve quoi ? De l’humour, des anecdotes, des jeux et surtout une mine d’outils , de conseils et d’ astuces pour que parents et enfants s’épanouissent dans leur quotidien. Et en bonus, il décomplexe et dédramatise le rôle de parent ! Que demande le peuple ?!

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Donne moi un exemple concret de marche à suivre selon la pédagogie positive. Par exemple : mon fils de 3 ans refuse d’aller se coucher et fait un caprice, je fais quoi ? 1ère piste : essayer de comprendre pourquoi il refuse d’aller se coucher. Un enfant qui refuse de faire quelque chose est en train de vous envoyer un message qu’il faut décoder pour pouvoir le résoudre. La Discipline Positive de Jane Nelsen donne 4 croyances hypothétiques que vos enfants peuvent avoir et qui permettent de détecter le besoin caché derrière ces refus:

1- Besoin d’Attention (je refuse d’aller me coucher car je veux que tu t’occupes de moi) – Il est en fait en train de vous dire « Remarque moi, implique moi » . Suggestions: lui consacrer un temps exclusif avant de dormir, inscrit dans un rituel quotidien, pendant lequel il aurait un espace de parole, ou un moment à partager rien qu’à lui et rien qu’avec vous.

2-Besoin de Pouvoir (je refuse d’aller me coucher, tu ne pourras pas m’y obliger) – Il est en fait en train de vous dire « Laisse moi participer, donne-moi des choix » . Suggestions: se retirer de la lutte de pouvoir, rechercher avec lui des solutions pour susciter sa coopération au moment du coucher, reconnaître sa part de responsabilité dans la lutte de pouvoir, demander de l’aide à son enfant par rapport à votre difficulté de le mettre au lit.)

3- Besoin de revanche (je refuse d’aller me coucher car je sais que c’est important pour toi) – – Il est en fait en train de vous dire « Je souffre , valide mes émotions »- Suggestions: ne pas riposter, valider ses émotions, laisser de côté le problème momentanément en partageant quelque chose qui rapproche).

4- Besoin de valider une croyance d’incapacité (je refuse d’aller me coucher car je n’arrive pas tout seul à m’endormir … ) – Il est en fait en train de vous dire « Ne me laisse pas tomber, aide moi » – Suggestions: s’assurer qu’il a compris ce qui est demandé, donner du temps à cet apprentissage (aller au lit quand c’est demandé est un apprentissage), proposer notre aide ou celle de quelqu’un d’autre, ne pas baisser les bras, l’encourager .)

2ème piste: Clarifier vos attentes . Peut-être que pour lui se coucher à cette heure-ci ne lui convient pas, peut-être que vous avez besoin qu’il se couche pour avoir un moment pour vous… Tout peut s’expliquer et être compris. Il suffit parfois de le dire clairement pour pouvoir ensuite trouver un terrain d’entente afin que tout le monde soit satisfait !

3ème piste: Intégrer le coucher dans une routine quotidienne en fixant un horaire ensemble, qui convienne à tout le monde.

Tu enseignes aussi la Discipline Positive à travers des formations. On y fait quoi ? Ce sont des ateliers interactifs de 14 heures, dédiés aux parents exclusivement. On y apprend de nouveaux concepts qu’on expérimente à travers des jeux de rôles parents/enfants, des activités interactives, des discussions et des recherches de solutions face à des problèmes individuels rencontrés par les parents en formation avec leurs enfants. En bref, on partage, on s’instruit, on bouge et on solutionne . Intéressant non ? Plu d’infos ici.

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Et toi tu pètes jamais les plombs avec tes 3 fils ? Oh que si ! Je suis une mère comme les autres. Mais je dois reconnaître que ça m’arrive de moins en moins souvent. Et quand mes plombs sautent, à défaut d’appeler l’électricien, je fais appel à mes supers outils de Discipline Positive: un temps de pause (je sors de la pièce et vais faire quelque chose qui me fait me sentir mieux: pousser un cri, chanter, souffler, visualiser l’infanticide de celui qui m’aura poussée à bout (rires), faire un câlin à mon petit dernier …), une réparation si j’ai crié ou dit des mots qui dépassaient mes pensées (en reconnaissant que j’ai craqué et en m’excusant auprès d’eux) et enfin une recherche de solutions avec eux pour que la prochaine fois, on fasse différemment et surtout mieux !

Ton mari est adepte comme toi de la pédagogie positive ? Il a mis du temps à être convaincu jusqu’à ce qu’il constate par lui même les changements quotidiens. Mais je dis toujours aux parents, mieux vaut être un sur deux que zéro sur deux !

On peut adopter cette positivité dans les relations avec les adultes ? Tout à fait. A.Adler, père des principes de la Discipline Positive, explique que les deux besoins fondamentaux de l’être humain sont le besoin d’appartenance à un groupe et le besoin d’importance (qui va passer par la contribution que chacun apporte à ce même groupe). Répondons à ces besoins par les deux outils piliers de la « DP » que sont l’équilibre entre fermeté et bienveillance et l’encouragement, et le tour est joué! Vous obtiendrez des adultes équilibrés, sereins et coopératifs.

Tes fils comprennent ton job ?  Ils le comprennent tellement bien qu’ils me renvoient en boomerang mes erreurs éducatives par des phrases assassines comme « Maman, à quoi ça sert d’expliquer aux parents que ça nesert à rien de crier si toi tu cries? ». Autant vous dire qu’à cet instant précis, je jubile de voir à quel point mes enfants ont intégré la Discipline Positive. Je leur demande souvent ce qu’ils comprennent de la DP et ils répondent par les outils que l’on met en place à la maison.

Ils étaient très fiers de voir mon nom écrit sur un vrai livre aussi!

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? C’est sûr qu’en tout cas, les mamans qui travaillent sont toutes susceptibles d’avoir ce point commun. Voilà qui est déjà rassurant! Je pense que le plus important est de s’épanouir dans ce que l’on fait. Si s’épanouir passe par 12 heures de travail par jour, alors c’est ok! Si au contraire c’est s’occuper de ses enfants non-stop, alors pourquoi pas?! Trouver un équilibre est beaucoup plus simple à faire lorsque l’on prend conscience de la place de chaque domaine de vie dans notre quotidien (couple, famille, travail …) et de celle qu’on souhaite lui accorder dans l’idéal. Ensuite, on peut mettre en place des choses très concrètes pour atteindre cet idéal et en faire une nouvelle réalité .

Qu’est ce qui te rend le plus fier de tes fils  ? Leur capacité à trouver des solutions par eux-mêmes. Leur sensibilité et leur empathie aussi. Je trouve que ce sont des talents extraordinaires pour un enfant .

Que veux-tu leur transmettre ? Tellement de choses ! Mais commençons d’abord par L e sens de l’humour pour rire et faire rire, désamorcer les situations difficiles, faire de l’auto-dérision. La confiance en soi et l’estime de soi pour se détacher du regard de l’autre et être dans la capacité de contourner tous les obstacles de leur vie.

La curiosité pour apprendre toujours de nouvelles choses

Le respect de l’autre et la bienveillance

La créativité pour développer de nouveaux projets, rebondir dans toutes les situations et avoir toujours de nouvelles ressources aussi farfelues soient-elles

Le partage pour échanger, pour nourrir et se nourrir des autres, pour de bons moments de famille en perspective

C’est déjà pas mal en fait !

Ta journée idéale en famille ? D’abord, on est dehors, il fait beau, il fait chaud! Ensuite, on est tous de bonne humeur et contents d’être ensemble. Et pour finir, on fait un pique-nic à la campagne et on finit tous en maillot de bain à s’arroser avec des pistolets à eau.

Un mot que tu leur glisses avant le dodo ? « Que la fée du sommeil protège tes rêves ».(J’espère qu’à 20 ans, j’arrêterai de leur dire parce que je risque de me faire chambrer!)

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Mes enfants contre un spritz

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Que les choses soient claires: je suis une femme fidèle, une amie fidèle et une personne fidèle.

Pour preuve : mes meilleures amies je les connais depuis 35 ans, mon mari depuis 20 ans et mon chien depuis 14 ans (je ne vous parle pas de mes parents que je connais depuis ma naissance).

Depuis 20 ans aussi je suis dingue de mojitos et dès je sors j’en commande, j’en bois. J’ai même tenté d’en faire le 25 novembre 1999 mais devant l’échec cuisant, j’ai laissé le soin aux autres d’écraser le citron vert.

Mais…depuis que j’ai découvert le Spritz il y a peu (juste avant ma dernière grossesse c’est à dire il y a 12/13 mois), j’avoue avoir abandonné le mojito pour ce savoureux cocktail. L fidélité a ses limites qui sont celles d’un bon cocktail.

Le spritz, ce cocktail au nom de médicament contre la nausée, est un mythique cocktail vénitien à base de Prosecco d’Apérol ou de Campari.

C’est frais, c’est doux, ça se boit comme du petit lait. Bref c’est BON.

Je précise ici que je ne suis pas missionnée par l’AIS (Agence Internationale du Spritz).

Je précise aussi que l’abus d’alcool est super mauvais pour la santé. Mais l’abus d’enfants relou aussi.

ALORS. Comme PARFOIS (souvent) mes enfants sont relou, je rêve d’un spritz dans mon salon. Non… sur une plage avec le sable qui chatouille mes pieds, le bruit des vagues qui vont et qui viennent, la voix de mon mec.

Et puis comme on aurait le temps, pas de bain à donner, pas de diner à préparer, ma d’histoire à raconter, on reprendrait un autre spritz. Et encore un autre.

Ouais ce soir dans la chaleur de la canicule, je me damnerais pour ça. Je vendrais même un enfant. Ou deux, ou trois, ou quatre . Avec le chien aussi en prime.

ps : prévenez pas les flics ce coup ci. J’aime mes gosses et je ne suis pas tout à fait alcoolique.

 

 

 

 

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Ta mère, ce fromage

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Ce soir au diner, entre un brocoli et une compote, serialjunior a planté ses yeux dans les miens et de sa main collante a caressé la mienne avant de déclarer avec amour “maman tu es belle comme un Babybel”.

La bonne nouvelle c’est que qu’il me trouve au moins aussi belle qu’un fromage rond, rouge, mou et sans gout. La mauvaise nouvelle c’est que moi je préfère le Kiri depuis ma tendre enfance mais bon dans ce combat entre le bien et le mal, il y a plusieurs écoles (nous reviendrons un jour sur les modes de pensées en philosophie influencés par les fromages sans gout).

Devant ma mine défaite, ma fille qui détient l’art du compliment de rattrapage, a dit “maman, il voulait dire qu’il a besoin de toi autant que du Babybel et vu qu’il adore le Babybel, bah c’est cool”.

Serialfiston a ri avant d’ajouter que d’après une étude publiée en 1954 dans la Revue “Science of Cheese from Harvard”, le Babybel avait des beaux jours devant lui.

Cool.

A ce moment là le chien a ouvert sa gueule, a avalé le Babybel que serialfistion avait fait exprès de lui balancer.

J’étais donc devenue un fromage rond, rouge, luisant, sans gout qui allait finir dans la bouche de son propre animal.

Puis serialbaby qui n’ pas encore le droit de parole dans cette famille étant donné qu’il ne sait point parler (à deux mois bientôt c’est un scandale) a émis un rot qui mit un point final à cette conversation fromagesque.

Serialfather est rentré du boulot, ého-ého, et a déclaré “j’ai faim, je me ferais bien un p’tit truc genre un Babybel”. La boucle est bouclée : je suis donc un fromage.

ps : je signale que je n’ai aucun lien de près ou de loin avec la mafia du fromage industriel.

 

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L’interview de la serialmother : Olivia Moore humoriste

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Humoriste qui se moque surtout de son statut de mère, Olivia Moore est génialement drôle, totalement décalée, super grinçante.

Elle sévit sur la Nouvelle Scène dans son one woman Show “Mère Indigne” jusqu’au 31 juillet et vient de sortir un livre extrêmement drôle qui parlera à plus d’une mère “Sois Mère et Tais toi !“(ed Leduc).

Forcément tout ça me parle 😉

J’ai voulu en savoir plus sur cette serialmother de 3 enfants.

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Nom MOORE

Prénom OLIVIA

Age 41

Situation de famille ? Libre, 3 enfants

Métier ? Humoriste

Prénom et âge de vos enfants? 6, 8, 10 ans

Surnoms que vous leur donnez ? 1,2 et 3

Surnom qu’ils vous donnent ? La dame qui vient de temps en temps

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SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? Punition non, Manipulation oui !

Dernier câlin ?Beeeeerk en plus en ce moment ils ont des poux.

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Quand mon fils m’a dit « tu ne t’occupes pas de mon avenir !!! » c’est vrai, mais je ne pensais pas qu’il s’en rendrait compte aussi vite.

Vous êtes comédienne humoriste , vous avez fait un spectacle autour de votre vie de mère indigne et maintenant vous sortez un livre génial sur le même thème. C’est quoi une mère indigne ? Une mère indigne c’est une personne, homme ou femme, qui fait ce qu’elle peut, qui peut peu et qui s’en contente.

Une anecdote indigne de votre vie de mère ? A la naissance de mon fils on me l’a mis dans les bras et j’ai vomi.

Est ce que nous ne sommes pas toutes un peu indignes ? J’espère bien !

Il y a un courant de mères se revendiquant comme indignes ces dernières années. Pourquoi selon vous ? Probablement parce que nous sommes la première génération à avoir une parole décomplexée sur ce sujet. C’était urgent compte tenu du fait que la société dans son ensemble nous impose des normes de réussite de plus en plus fortes dans ce domaine. Aujourd’hui nous sommes toutes censées pondre des prix nobels de bien être et de performance sous peine d’être montrées du doigt comme de mauvais parents.

Vos enfants pensent ils que vous êtes indigne vraiment ? Ah mais une bonne mère indigne ne se fait jamais choper par ses enfants ! Les miens sont encore jeunes, je suis donc encore dans la case « tu es la meilleure maman du monde ». Je leur laisse 2 ans pour trouver que je suis la personne la plus infréquentable de l’univers.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? Oui, évidemment. mais une semaine sur deux seulement 😉 La résidence alternée des enfants a changé ma vie ! Une semaine sur deux pour me consacrer uniquement à construire ma propre vie ! Cela m’a inspiré le conseil suivant dans le bouquin, « n’attendez pas d’être divorcés pour passer à l’éducation alternée ! » : une semaine sur deux chacun se tape toute la vie domestique, c’est une libération !Aux femmes qui me disent « mon mari ne pourra jamais il travaille trop », je réponds « si vous étiez divorcés il se démerderait ».

Des « trucs/astuces » pour vous rendre la vie de maman plus facile/cool avec votre emploi du temps de « saltimbanque » ? Je ne me bats que sur l’essentiel avec mes enfants : propreté, politesse et sens de l’effort. Ca recouvre pas mal de choses, mais par exemple je ne gronde jamais pour une mauvaise note, parce que je considère que la sanction est déjà donnée par l’école, à la place j’essaye d’être alliée avec mes enfants.

J’ai également décidé de leur expliquer que la vie domestique est un gâteau et que chacun doit prendre sa part… autrement dit je considère que la vie domestique ne m’appartient pas du tout.

Qu’est ce qui vous rend vous rend le plus fier de vos enfants ? Quand ils coopèrent entre eux, quand je les vois vaincre une difficulté par eux mêmes (ça fait 3 jours que ma fille lutte pour ne pas sucer son pouce, je suis impressionnée par sa détermination)

Que voulez-vous leur transmettre ? La joie de vivre !

Votre journée idéale en famille ? Celle où je n’ai pas à faire la cuisine !!!

Un mot que vous leur glissez avant le dodo ? « Tu es une personne formidable … mais au fait tu t’es brossé les dents ??? »

LNS Mère Indigne

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Ces odeurs là

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Je crois que depuis que je suis mère ce que je kiffe par dessus tout c’est, le soir et le matin, sentir mes enfants dans le cou, dans les cheveux, sur les joues.

Leur odeur…

Cette odeur qui les accompagne chacun depuis leur naissance est une véritable drogue pour moi. Je les sniffe.

Ils ont chacun la leur et je la reconnaitrais entre mille.

Comme toutes les mères je suppose.

Il y a l’odeur poivrée de mon grand qui se mêle à ses cheveux, l’odeur à la vanille de ma fille qui chatouille son cou, l’odeur chaude et salée de mon fils de 3 ans et demi et l’odeur de bébé au lait de mon fils de 1 mois et demi.

 

Ils grandissent, ils vont, ils vivent , ils deviennent mais ces odeurs, leurs odeurs restent.

Et je ne cesserai de m’en enivrer.

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Aou-tcha-tcha-tcha

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Ouf, le soleil est là !

Ouf on remet des shorts, des sandales, des pieds nus, des casquettes.

Ouf on a envie de plage, de boire de l’eau à la menthe, de sortir en vélo avec les enfants derrière, de cueillir des fleurs.

Ouf on a enfin chaud, on a enfin  une nouvelle saison qui vient pointer son nez.

Chouette on va faire de la barque, aller au zoo, manger des glaces, faire une randonnée ou juste lire au soleil en famille.

Chouette les enfants s’habillent en deux secondes le matin, on prend des douches pour rigoler et on sort les cheveux mouillés.

Chouette c’est l’été (oui bon OK le VRAI été c’est le 21 juin mais laissez-moi rêver)

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L’interview de la serialmother : la romancière/réalisatrice/scénariste, Laetitia Colombani

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Laetitia Colombani est l’une de ces femmes dont on dit derrière son dos “mais comment fait-elle ?” avec beaucoup d’admiration.

Auteure de scénarios, réalisatrice ( A la folie pas du tout, Mes Stars et moi), actrice, auteure de la comédie musicale “Résiste”, elle dégaine encore une cartouche avec son roman “La Tresse” qui est paru cette semaine aux Editions Grasset. Ce livre est, de l’avis de tous, LE roman du printemps, de l’été, de l’automne. Et en plus il est pressenti pour le prix Renaudot ! Alors…

C’est l’histoire de 3 femmes reliées par un lien qu’elles ignorent : leurs cheveux.

Il y a Smita l’indienne, une intouchable, qui vend ses cheveux, Julia l’italienne qui fabrique des perruques et Sarah belle quadra working-girl de Montréal qui, frappé d’un cancer, devra s’offrir une perruque. Les cheveux comme lien, comme prétexte pour parler des femmes et de leur condition. C’est beau, doux, poétique, intelligent. Sans aucun doute le best-seller des mois à venir.

En plus de tout cela Laetitia est maman d’une petite Ava ! Alors, alors, alors COMMENT FAIT-ELLE ? Elle me dit tout, ou presque !

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Nom: Colombani

Prénom:  Laetitia

Age : Euh… après quarante, les années on ne compte plus, non ?…

Situation de famille ? Mariée – un enfant

Métier ? Scénariste-réalisatrice et écrivain

Prénom et âge de ta fille ? AVA, 6 ans

Surnom que tu lui donnes ? Petit soleil

Surnoms qu’elle te donne ? Mamoute ou Mamouschka

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Dernière punition ? Forcée à ranger sa chambre après avoir, à l’aide d’un copain, vidé chacun de ses tiroirs et placards, en répandant le contenu de chaque boite de jeux par terre (incluant crayons, légos, puzzle, jeux de société, dinette, playmobils sinon c’est pas drôle). Elle a appelé ça « jouer au bazar » et qualifié l’activité de « très très cool ».

Dernier câlin ? Hier matin / hier après-midi / hier soir.

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Au moment où j’ai constaté les dégâts susnommés…

Dernier « bon mot » de ta fille ? « Maman, quand t’étais petite, au moyen-âge, tu vivais dans un château avec des chevaliers ? » ça fait toujours plaisir… Juste après, elle a demandé à son père s’il avait croisé un diplodocus lorsqu’il était enfant (MDR). Il a répondu « non, mais j’ai rencontré ta mère » (je sais pas comment je dois le prendre… )

Tu es …actrice, réalisatrice, auteure, scénariste et maintenant écrivain. Bon alors quel est ton secret pour gérer tout ça ? Je suis très organisée dans mon emploi du temps : j’écris tous les jours de 8h30 à 16h. Avant et après, je m’occupe de Petit Soleil.

Tu viens de signer un magnifique roman, La Tresse. Comment est né ce roman ? J’ai eu l’idée de tisser trois destins de femmes le jour où j’ai accompagné une de mes proches amies choisir une perruque. Elle venait d’apprendre qu’elle avait un cancer du sein et allait entrer en chimio. En la voyant essayer une perruque en cheveux naturels, j’ai imaginé quel avait été le voyage de ces cheveux, et surtout quelle était l’histoire de la femme qui les avait portés… J’ai aussi pensé à celle qui les avait assemblés… Je me suis mise au travail presqu’immédiatement, en inventant les vies de trois femmes dans le monde qui ne se connaissent pas mais vont, malgré elles, former une chaîne…

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As-tu un rituel d’écriture particulier ? Je me mets tous les jours à l’ordinateur à 8h30, et me donne une demi-heure ou ¾ d’heure pour répondre à mes mails. Puis je descends me faire une tisane gingembre-citron (un régal !) et me mets au travail. Je fais une rapide pause déjeuner (20/30 minutes, pas plus) devant les infos et je remonte travailler. J’essaye de ne pas (trop) répondre au téléphone durant ces heures là.

Le livre connaît en quelques jours un accueil époustouflant, tu t’y attendais ?Non c’est une vraie surprise ! J’ai passé de longs mois solitaires sur mon ordinateur, et aujourd’hui, le livre se vend dans 19 pays du monde… le tout sans transition ! C’est étourdissant.

Ta fille comprend ton job ? Ma fille sait que j’écris des histoires. Elle est venue l’année dernière voir la comédie musicale « Résiste » dont j’ai co-signé le livret, et elle a adoré ! Elle n’a pas encore l’âge de regarder mes films, mais je lui ai raconté l’histoire de mon roman. Il y a une petite fille dans la partie indienne, Lalita, qui lui ressemble beaucoup. Je me suis inspirée de son caractère  (qui est bien trempé !) pour créer ce personnage. Elles ont le même âge. J’ai écrit le premier chapitre du livre, celui où Lalita entre à l’école, je jour de la rentrée des classes d’Ava. Je suis convaincue que je n’aurais pas pu écrire ce roman avant d’être maman.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? Oui, ce n’est jamais simple. Comme je suis une « maman poule », je n’ai pas de nounou, du coup le moindre rendez-vous est compliqué à caler, avec une sortie d’école à 16h30… mais je m’en sors. Mon roman, dans la partie canadienne, parle aussi de ça, la façon dont les femmes dans notre société doivent jongler entre vie familiale et professionnelle, et se sentent souvent écartelées… C’est un sentiment que je comprends et partage.

Des « trucs/astuces » pour te rendre la vie de maman plus facile/cool avec ton emploi du temps d’artiste? Je suis devenue très amie avec une autre maman de l’école, qui est un peu comme moi. Son fils est dans la classe de ma fille. Quand on est vraiment en galère, on peut s’appeler pour prendre les enfants de l’une ou de l’autre… Je n’aime pas demander de l’aide mais la sienne est vraiment précieuse – et les enfants sont contents !

Qu’est ce qui te rend le plus fier de ta fille ? Sa curiosité et sa vivacité d’esprit. Elle est sans cesse en train de se poser /  de nous poser des questions. Elle s’intéresse à des choses essentielles : la vie, la mort, la naissance du monde, la fin du soleil, l’apparition des dinosaures, la formation des volcans… et bien sûr le chocolat, qui tient une place centrale dans sa vie ( !)

Que veux-tu lui transmettre ? Une ouverture sur le monde. La bienveillance envers les autres. Et la joie de vivre, pour moi essentielle.

Ta journée idéale en famille ? Faire un câlin dans le lit tous les trois, traîner en pyjama pour jouer à des jeux de société, aller déjeuner au restaurant parce que les « frites, c’est le meilleur plat de l’univers », et partir « à l’aventure » au cinéma, au parc, ou à la plage l’été...

Un mot que tu lui glisses avant le dodo ? « Je t’aime très fort, tu es mon petit soleil. » Je lui dis tous les soirs.

 

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Le temps


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Le temps qui est trop long : attendre 9 mois, attendre le bus qui n’arrive pas, attendre pour manger ce délicieux gâteau qui n’arrivera que pour le dessert, attendre pour connaitre le nom du nouveau Président, attendre des jours entiers qu’il rappelle, attendre les résultats du bac, attendre de devenir grand pour enfin se coucher tard, attendre de longs mois pour qu’enfin il fasse beau, attendre les résultats médicaux, attendre les vacances, attendre une prime du boulot, attendre qu’il/elle nous dise “je t’aime tu sais”, attendre que son enfant fasse ses nuits, attendre la livraison Darty qui arrive entre 7H et 16H, attendre le prêt de la banque, attendre que la pâte soit cuite, attendre une explication qui tarde, attendre…

Le temps qui est top court : trop vite les mois de bébé qui défilent, trop vite la période de l’enfance, trop vite cette ride qui s’est installée là au coin de la bouche, trop vite l’adolescence, trop vite ces super vacances au bout du monde, trop vite cette soirée dingue, trop vite cette mission géniale au boulot, trop vite cet été qui passe, trop vite ce livre dont on a dévoré les pages, trop vite cette première année de vie, trop vite ce film émouvant, trop vite cette tablette de chocolat qui a fondu dans notre palais, trop vite ce Noël en famille, trop vite cette chanson, trop vite cette piste de ski, trop vite l’enfance, trop vite, trop vite…

Je regarde mes enfants, il y a en a qui est plus grand que moi, un qui a déjà 15 jours, une qui est déjà une pré ado et un qui rentre déjà en moyenne section.(et le chien ! Evidemment le chien qui a des poils blancs :))

Le temps, le temps, le temps et rien d ‘autre !

 

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Ensemble, c’est tout

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Mardi dernier, 18 avril, Saint Parfait, il est arrivé.

4ème mois de l’année.

4ème enfant.

Nous l’attendions avec impatience et le coeur déjà rempli d’amour.

Découvrir sa tête, son odeur. Découvrir que c’est un garçon, un 3ème garçon, un 3ème chevalier à veiller sur sa mère, son père et sa soeur.

Pleurer de joie.

Se souvenir aussi, car il faut bien le dire, que mettre au monde est à la fois merveilleux, douloureux, entrainant, fatigant.

Etre fière. De lui, de soi, de son mari, de sa famille. Se dire que cette fois ce chiffre de 4 enfants dont on rêvait depuis toujours en se demandant si c’était bien raisonnable, était une évidence.

Retrouver les joies des nuits blanches et de l’amour inconditionnel.

Savourer ses petites mains minuscules.

L’embrasser sans cesse.

Lui dire des mots d’amour.

Le présenter à sa fratrie, à sa famille, à nos amis.

Le regarder se blottir dans les bras de ses frères et de sa soeur.

Se dire que oui ça va passer vite car on le sait, on en a déjà eu 3, et le temps a filé si vite, trop vite. En profiter alors grandement.

Mettre au monde, naitre au monde, être au monde.

Max est là !

 

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Slime time

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Depuis quelques jours ma fille est obsédée par le slime.

Elle veut en fabriquer, elle veut y mettre des paillettes, elle veut le malaxer, elle veut en répandre partout.

Et moi je trouve ça…comment dire….immonde.

Je lui demande “pourquoi” d’un air désemparé, elle me répond “parce que c’est trop génial” d’un air satisfait.

Sur les réseaux sociaux je me rassure en constatant que les enfants des copines font de même.

Ainsi donc l’ère du slime est de retour.

Quand j’étais petite, il y a 12354 ans, j’achetais le slime tout fait en boite chez le marchand de journaux (qui était aussi marchand de colle à l’amande Cléopâtre et qui était aussi marchand de bonbons qui piquent). Je m’en collais plein les doigts et les cheveux et il fallait environ 3 shampoings à ma mère pour ôter la substance quasi illicite.

Par un coup du sort il en restait toujours sous les ongles, dans les cuticules et en travers des lignes de la main.

Mais on s’en fichait parce que pour nous le slime ça nous faisait croire qu’on était des combattants, comme dans Ghostbusters (ceux qui savent sauront).

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Who you’re gonna call ? GHOSTBUSTERS !!!

Alors pourquoi diable cette mode revient alors qu’il n’y aucun fantômes à l’horizon ? Je ne sais pas.

Pourquoi nous autres parents sommes contraints de passer derrière nos gamins pour essuyer cette gelée immonde et colorée qui se colle partout et traine par gouttes comme les bouts de pain du Petit Poucet ?

Je vous salue bien, je vais plonger mes mains dans le slime pour essayer de retrouver un peu de mon enfance.(car oui j’avoue, en vrai, j’aime bien ça)

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