Et c’est déjà Noël.

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Je ne sais pas comment l’année passe si vite, je ne sais pas comment mes enfants sont déjà si grands, je ne sais pas comment 24H filent comme une minute, je ne sais pas comment je suis déjà presque à  mes 40 ans, je ne sais pas comment ça fait plus de 20 ans sue je suis avec mon chéri, je ne sais pas comment ce bébé sorti de mon ventre a déjà mué, je ne sais pas comment j’arrive à dire de certains amis qu’on se connait depuis 35 ans, je ne sais pas comment mes parents sont devenus grands-parents, je ne sais pas comment la nuit arrive si vite, je ne sais pas comment sans crier garde des cheveux blancs ont envahi mon crâne, je ne sais pas comment font les gens pour tout faire en une seule vie.

Je ne sais pas où va le temps qui passe.

C’est déjà Noël dans 3 semaines. C’est déjà ce moment de l’année où on doit sourire, s’aimer, manger de la dinde, se réjouir, boire du bon  vin, déguiser tonton en Père Noël, dévaliser les magasins, penser aux autres qui n’ont pas notre chance, passer 4 heures à défaire un paquet de jouets pour enfants, avoir fait l’ENA pour comprendre un putain de mode d’emploi de Barbie, attendre aussi de passer en 2020, prendre des « bonnes » résolutions qu’on ne tient jamais, se plaindre d’voir trop bouffé de foie gras, et puis tiens devenir anti foie gras parce que « tu sais j’ai vu une vidéo sur Youtoube », décider d’avouer aux enfants que le Père Noël existe pas, et puis non laisser un peu de magie encore en eux, décorer le sapin qui fiche des épines partout dans les parties communes de l’immeuble et qui nous vaut des regards accusateurs des voisins.

Et puis se dire que ça passe si vite qu’on sera à Noël 2020 avant même d’avoir pu ranger tout les paquets cadeaux, Et tu verras, c’est ce qui arrivera. L’an prochain, même heure, on dira « putain que ça passe vite ». Et tu verras on dira ça chaque année. Et tu verras les Noëls vont s’enchainer.

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Avoir plus d’enfants que de mains

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Hier soir en donnant à diner à mes 4 enfants, j’ai prononcé cette phrase que ma mère et sans doute ma grand-mère et sans doute mon arrière grand-mère avaient prononcé avant moi : je n’ai que 2 mains.

Les enfants ont ri puis ont tout de même vérifié si  cette information balancée entre le kiri et la compote était vraie. Comme s’ils n’avaient jamais vu que au bout de mes deux bras il y avait posé 2 mains et dix doigts.

Je n’ai que deux ains puisque je suis de la race humaine qui, sauf malheur, possède deux bras et deux mains. Mais j’ai 4 enfants donc, moitié moins de mains que d’enfants. Du coup forcément c’est pas pratique tous les jours cette affaire de mains.

Parce que quand les 4 veulent au même moment un truc, qui nécessite l’utilisation de mes mains, je ne PEUX physiquement PAS les aider en même temps.

Exemple N°1 : le grand me demande de signer son évaluation de latin tandis que ma fille me demande de lui attacher sa queue de cheval tandis que mon 3ème a besoin que je l’aide à se moucher tandis que mon dernier me tend son doudou pour je l’attrape.

Exemple numéro 2 : mon fils de 5 ans a besoin que je lui coupe sa viande, mon grand a besoin d’une caresse sur la joue (bah oui quoi), ma fille a envie que je lui règle la chaleur de l’eau de la baignoire, mon dernier a besoin que je lui fasse « ainsi font font font ».

Solution : avoir 2 autres mains avec moi. Il s’en vend des super sur certains sites de farces et attrapes. Ou bien attendre leur père qui a la chance de posséder 2 mains fortes.

Si toi aussi tu as plus d’enfants que de mains, tape dans tes (2) mains.

 

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Et donc l’adolescence.

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Nous y voilà.

Après m’être plainte des années durant de mes nuits blanches, des pleurs de bébé vers 2H puis 4h du matin, des terreurs nocturnes, du pot à vider dans les toilettes, de l’enfant qui mord à la crèche, du lit parapluie impossible à fermer, des purées et compotes bio à préparer, des poussées dentaires qui font mal sa race, des maladies infantiles qui filent 40 le dimanche, du doudou perdu…après tout ça, voilà mes deux « grands » qui deviennent des presqu’ado.

Enfin surtout l’ainé qui a 13 ans. La seconde n’a QUE 11 ans.

J’ai donc un fils qui non content de chausser du 43 et de mesurer 1m68, présente des signes d’adolescence qui ne trompent pas. Il émet des sons dont on ne comprend pas le sens pour répondre aux questions, il aimerait prendre une douche un jour sur deux, il évite soigneusement le regard de sa mère (moi donc) lorsqu’il la croise dans la rue avec ses copains.

Et encore j’ai de la chance car si on met de côté l’odeur du petit homme, il est charmant, sympa, bosseur et souriant.

Mais voilà BORDEL DE MERDE : j’étais moi-même une ado y’a pas siiiiiii longtemps. Non, je ne fais pas celle qui ne veut pas vieillir mais si on considère que les hommes ont mis des millions d’années à trouver comment faire du feu, moi sur l’échelle temps de l’humanité, j’étais ado hier.

Donc je me souviens de mon envie d’être grunge, d’écouter Bon Jovi, de vouloir ressusciter John Lennon, de m’enfermer pour écouter les CD deux titres des All Saints, d’avoir un avis sur tout et surtout sur rien, de vouloir devenir actrice puis chanteuse, de m’enfermer pour manger un kebab en douce, de me maquiller comme une voiture volée pour promener le chien, de faire le mur (ouais, j’en suis pas fière), de tomber amoureuse à chaque coin de rue.

C’était hier et pourtant aujourd’hui c’est moi la maman d’ado…

Ouf il me reste encore un enfant de 5 ans et un de 18 mois pour me plaindre des nuits pourries, des problèmes de pots, de maladies infantiles etc.

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Le Club Dorothée

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A cette époque, celle de notre enfance, lorsque nous revenions de l’école, nous mangions un pain au chocolat, nous buvions un verre de lait ou verre de Tang et, dans les grands jours, nous allumions la télévision. A cette époque la télévision était un objet qui trônait dans le salon telle une œuvre d’art et qui prenait la place de 65 écrans plats.

A cette époque Dorothée était comme un membre de la famille. De la famille de chacun des enfants de France. Chaque enfant né dans les années 75-85 avait donc en commun de reconnaître sa voix, son visage et d’attendre avec joie celle qui, par un coup de baguette magique, nous emmènerait sur les chemins de Candy.

Parfois, si on était sages, on pouvait regarder le dimanche « Pas de Pitié pour les croissants ».

Il y avait Ariane, Corbier, Jacky. Il y avait les chaussettes à petits pois et allô allô l’ordinateur.

Il y avait Cabu qui dessinait et qui a tristement été assassiné chez Charlie Hebdo. Il y avait ce générique à la fin de chaque émission où, pleine d’espoir j’attendais que mon prénom apparaisse pour que Dorothée me souhaite Bon Anniv.

Mon prénom n’est jamais apparu puisque mes parents ont préféré m’abonner au Club Barbie plutôt qu’au Club Dorothée. Question de point de vue.

Ceux qui entendent parler de Dorothée et qui ont à ce moment là des yeux qui pétillent, sont ceux qui ont 40 ans.

Ne passons pas a côté, et n’ayons point honte de le dire, des Musclés, d’Iguegueu, de Justine et sa cousine Hélène.

Ne passons pas à côté et ayons honte de le dire 😉 des Filles d’à côté, du Miel et les Abeilles.

 

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Johnny, Charles et les autres

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Ceci est un billet « c’était mieux avant ». A l’approche de la 40 aine, à l’annonce de la mort de Charles Aznavour, à l’aube de l’hiver, j’ai la nostalgie qui s’empare de moi.

Je fais ma vieille relou comme dirait mon fils ainé. Bah oui.

J’aimais bien Charles Aznavour. Pas fan absolue mais assez fan pour être allée 2 fois à ses concerts (à chaque fois c’était son dernier concert mais Charles était vaguement immortel  que veux-tu). Assez fan pour l’écouter les soirs d’hiver, pour le chanter avec des copines au karaoké, pour connaitre par coeur plusieurs de ses chansons et pour augmenter le son de la radio lorsqu’il passait. Charles Aznavour faisait partie de ma vie comme de celles de millions de Français. Il était toujours là, il accompagnait des moments de joie, de grâce, de tristesse. C’est là tout l’art des grands chanteurs.

Il est mort, juste après Johnny, France Gall. Un peu après Delpech, Berger, Gainsbourg, Barbara, Brel, Bécaud ou Reggiani. Il est mort et c’est une part de nous qui s’envole avec lui. Juste après près Johnny, France Gall. Un peu après Delpech, Berger, Gainsbourg, Barbara, Brel, Bécaud ou Reggiani.

Il va nous rester quoi maintenant ? (attention minute vieille conne, vieille vieille et vieille nostalgique qui râle)

Il va nous rester un peu encore Sanson, Sardou (perso suis pas fan mais bon il est indiscutablement un maitre de la chanson française), Dutronc, Mitchell.

Et ensuite quoi ? Nos enfants pleureront-ils dans quelques décennies les Aya Nakamura, Maitre Gimms et autres Louane ?

Ouais ouais je suis cette femme qui aime la chanson française, les textes merveilleux, les mélodies magiques.

Bon vent Charles Aznavour. Puisse la mort telle la misère, être plus belle au soleil du paradis !

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C’est quand les prochaines vacances ?

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Non je ne suis pas du genre à me plaindre (Enfin pas trop. Enfin presque pas.) mais là va falloir agir.

Cette semaine qu’on appelle communément « semaine de la rentrée » fait de nous, parents d’enfants de moins de 20 ans, des êtres super angoissés.

Imagine toi (on se tutoie, on est amis maintenant), qu’en une semaine on est passés du transat au bureau, du Mojito de 19H au chocolat au lait TIEDE à 7H du matin, du soleil à la pluie, du kiff au stress.

L’ascenseur émotionnel : d’abord le STRESS de savoir dans quelle classe va être l’enfant, si la maitresse est cool, si on a les fournitures.

Ensuite la JOIE de voir notre enfant heureux de retrouver ses potes, de larguer les kids enfin !

Puis la COLERE de devoir couvrir les cahiers, dépenser plein de tunes pour les fournitures, nous battre pour prouver que SI on l’avait bien inscrit à la cantine bordel.

Ensuite encore la FATIGUE de devoir apprendre les emplois du temps, de devoir mettre le réveil à 6H, de devoir aider aux devoirs.

Puis la BURN-OUT de devoir enchainer les réunions scolaires, les réunions des activités péri-scolaires. Sans compter ce con de JeanMI au bureau qui pue de la gueule.

Finalement la DEMISSION. Le 10 septembre. L’envie de VACANCES.

Avec cette pluie qui tombe déjà (j’habite à Paris, ville chelou niveau météo. Sébastien Follin, reviens nous expliquer stp), ce froid qui rode, cette maitresse qui veut un cahier vert et pas bleu, ce prof de maths déjà absent et mon bronzage qui s’envole,  je réclame mon retour en vacances.

Ou mieux mon retour en enfance.

 

 

 

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Quand vient la fin de l’été

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Les pommettes encore bronzées.

Les cheveux encore blondis.

Les pieds avec des petits bobos, séquelle d’un mois d’aout à marcher pieds nus.

Du mal à se coucher tôt.

Du sable dans les chaussures.

Les yeux brillants de souvenirs.

Le cartable pas encore rempli de devoirs.

Les copains à qui on a manqué.

Les retrouvailles.

Cette maitresse qu’on redoutait.

Cette semaine à tout organiser.

Un gout de seul sur la peau.

Des placards à ranger.

Des valises à vider.

Des projets à mener.

Des coquillages écrasés au fond des poches.

Des envies de plage.

Des journées à réorganiser.

La vie à réapprendre sans être les uns sur les autres.

Les câlins qu’on aura moins toute la journée.

Belle rentrée à vous et à vos petits !

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L’été, les glaces à l’eau, les bon moments.

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Bientôt on partira. On prendra l’avion, la voiture et on ira en famille vers des moments délicieux où le temps est suspendu, où on ne sait plus quel jour on est, où les matins s’étirent, où on est en pyjama à midi, où on mange sans heure fixe, où on on prend le temps de passer du temps ensemble, où on apprend à se connaitre encore mieux, où on se fabrique des souvenirs, où le quotidien est loin.

Ca s’appelle les vacances d’été.

On mange des glaces à l’eau, on saute dans la mer ou la piscine, on dort les uns avec les autres, on boit un verre de rosé, on dit « c’est pas grave » quand le petit annonce qu’il a renversé de la grenadine par terre, on saute le gouter, on s’habille légèrement ou même nus pour les plus jeunes, on apprend à jouer aux cartes, on lit, on rit, on s’embrasse, on fait des photos, on voit des copains, on dévore un barbecue, on boit de l’eau, on se couche tôt ou tard, on ne pense à rien, on a pris 2 shorts et c’est tout, on invite la famille, on mange des chips, on observe le petit qui apprend à marcher, on se fait à l’idée que la grand est plus grand que soi, on coiffe les cheveux longs de sa fille, on raconte des histoires.

On pense de loin à septembre. De loin.

Soyez heureux cet été, profitez des gens que vous aimez, prenez le temps, respirez, mangez, jouez, faites l’amour, dites à vos enfants que vous les aimez, buvez un coup, optez pour la sieste et n’oubliez pas de sourire !

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La France, la Belgique et moi

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Je ne me souviens pas qu’en 98 lors des 1/4 de finale j’ai été si investie dans la Coupe du monde.

Le foot c’est pas trop un sport que j’aime, que je comprends et j’aime mieux aller au cinéma, lire un livre, dormir, prendre un bain que de regarder un match.

Mais, mon grand fils ayant atteint un âge indécent pour moi qui n’ai que 18 ans (on se moque pas), il se passionne pour le football jusqu’au point de savoir quelle est la couleur préférée de la mère de Mbappé et à quel âge Giroux a bu sa première grenadine (réponses : »rouge »et « il aime mieux la menthe à l’eau »).

Alors je m’y suis mollement mise.

Je comprends donc qu’il y a un ballon, des enjeux, des haineux, des amoureux. Je comprends que tout le monde ne parle que de cela. Même mon chien. Mon chien qui, comme il est un berger australien, a un cousin berger belge et qui donc soutient la Belgique, le traitre.

J’adore les frites, la bière, les speculos et Lara Fabien (non c’est faux, pas Lara Fabian) mais ce soir je suis définitivement française au point de me tatouer les joues en bleu-blanc-rouge.

Vive la France, vive le foot et vive les citrons (cela n’a rien à voir mais j’dore les citrons)

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Merci Simone

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Hier, alors que Simone rejoignait le Panthéon afin que son âme plane au dessus de nous tous pour des milliers d’années, ma fille a demandé qui était Simone Veil. Elle avait oublié qu’on en avait parlé l’an dernier quand Simone nous quittait, nous laissant tous orphelins et orphelines.

J’ai à nouveau expliqué Simone Veil, née Jacob, enfant persécutée et déportée parce que juive. Fille d’une mère et d’un père qui ne reviendront pas, soeur d’un frère qui lui non plus ne reviendra pas.

J’ai expliqué le numéro sur son bras, la force de cette femme sublime, son amour fou pour Antoine son époux et sa vie de mère aussi.

Et puis sa vie de combattante, sa hargne, ses discours, sa force, son regard haut mais jamais méprisant, ses lèvres charnues dont s’écoulaient des vérités, ses cheveux relevés en chignon, ses mains féminines et puissantes à la fois, sa soeur partie trop tôt, ses enfants aimés, ses petits-enfants adorés.

Et puis cette loi qui restera connue sous le nom « Loi Veil ». Cette loi qui a rendu aux femmes la liberté qu’on leur avait ôtée depuis toujours. La liberté de choisir de devenir mère ou non, de poursuivre ou non une grossesse non désirée,de ne plus se faire enfoncer une aiguille à tricoter sur la table d’une cuisine clandestine pour parfois y laisser sa vie, de ne plus n’être qu’un ventre, de DECIDER.

Depuis elle, depuis cette loi, en France des millions de femmes ont pu sauver leurs vies et avoir cette chance inouïe d’avoir le choix. Alors, comme elle le disait, « aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l’avortement. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame » mais cela sera un moindre drame que de porter un bébé non voulu.

Il n’y a pas de honte à avorter. Il n’y a jamais de joie et de plaisir à le faire.

C’est cela que je veux dire à ma fille, à mes fils aussi car l’avortement est une histoire de femmes mais j’espère d’hommes aussi.

Hier ma fille m’a demandé si moi j’avais déjà avorté. J’ai dit la vérité, j’ai dit que oui. Je pense qu’il faut dire à nos enfants qu’on peut avorter parce que c’était pas le moment, pas le bon partenaire, pas du tout voulu et tu sais quoi, malgré cela on reste des femmes dignes, des mères, des épouses, des maitresses.

Merci Simone.

 

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