Mireille.

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1939.

Je m’appelle Mireille. Je suis née en 1932. Mes parents ont tenu à me donner un prénom français car après tout la France on l’aime, elle nous a accueillis. Mireille c’est pour l’actrice, la plus belle actrice du monde dit maman, Mireille Balin, une star. Il parait que plus tard elle sera la femme d’un officier de la Wehrmacht, qu’elle sera arrêtée à la Libération et qu’elle mettra fin à sa carrière.

Moi je suis belle comme Mireille, c’est papa qui dit ça.

A l’école le maitre nous apprend la Marseillaise, les symboles de la République. On parle beaucoup du Maréchal aussi, celui qui a sauvé la France.

La vie juive est au centre de tout chez nous. Samedi on va à la synagogue, on allume les bougies le vendredi soir. Maman est la meilleure cuisinière du monde, elle est la reine du Geflite Fisch, la carpe farcie. C’est pas trop mon truc à moi mais je me force, ça lui fait tellement plaisir.

On me surnomme Mimi. Parfois tendrement maman me surnomme  Poupélé, ça veut dire Poupée en yiddish.

A l’école j’ai des amies juives et non juives, on s’entend toutes bien. Enfin avant. Car depuis quelques temps, depuis que j’ai 5,6 ans, certaines de mes amies ne veulent plus trop me parler, elles disent que c’est parce que je suis juive. Je trouve ça idiot mais papa me dit de pas faire de vagues. Je vois pas comment je ferai des vagues, je suis pas la Mer Méditerranée moi.

1942.

J’avais l’étoile jaune à la place du cœur. Il valait mieux la mettre, par sécurité. Je n’allais plus à l’école « trop risqué ». Il y a eu des gens qui ont dit que ça sentait mauvais pour les juifs, qu’on allait tous nous tuer. Nous tuer parce qu’on est juifs ? Absurde je me disais. J’avais 10 ans. Il y a eu une rafle. Au Vel d’Hiv. Oui là où on fait du vélo. J’ai pensé que c’était bizarre de se faire emmener et enfermer dans un endroit où on fait du vélo. Maman a rusé, on s’est enfuies et on n’a pas été raflées.

On a traversé la France sous une fausse identité. On avait faim mais maman me disait de ne pas me plaindre parce que « tu sais ma Pupélé, il y a pire ». Alors je ne disais rien, je la suivais. Parfois j’avais mal aux pieds, je pensais à mes amies laissées à Paris. Les juives, les non juives. Est ce que je les reverrai ?

On a traversé l’Espagne puis on est arrivé au Portugal. Maman aurait voulu qu’on aille jusqu’en Amérique mais c’était compliqué. A Lisbonne on partageait un tout petit appartement avec des cousins de mon père.

On a été sauvées.

1945.

Plus de famille, plus d’amies juives. Maman et moi.

1950.

Il est là, il est beau, il a réchappé à la mort. On se marie. Je prends son nom. Je suis Mireille Knoll.

On fera notre vie ensemble, on mangera du geflite fisch, j’allumerai les bougies à Shabbat. J’élèverai mes enfants comme des bons Français. Juifs mais Français. Les deux. J’aime mon pays la France, j’aime ses valeurs, j’aime ses frites, j’aime ses musiques, j’aime sa culture, j’aime son vin.

2018.

Je suis morte.

Allongée sur mon lit. Ca sent le brulé. Je crois que j’ai brulé. Comme ma famille juive à Auschwitz.

Je crois qu’ils m’ont poignardée avant. Oh pas qu’un peu. Onze fois. J’ai compté.

Ils ont dit des truc comme « c’est tout ce que tu mérites la vieille. Sale juive. On vous tuera tous. Crève. »

Je ne comprends pas. Je l’aimais bien. Je le connaissais depuis sa naissance. Il venait souvent lorsqu’il était petit. Je lui racontais des histoires. Je lui donnais à manger des gâteaux à la cannelle. Il avait même droit à un peu de coca ! Lui il était musulman. Moi j’étais la vieille dame juive. On disait dans l’immeuble qu’on ressemblait à Madame Rosa et Momo dans le livre de Romain Gary, « La vie devant soi ».

On s’aimait bien. Je crois. C’était comme un fils pour moi.

Et puis il a commencé à avoir des comportements bizarres. Une fois ou deux ou bien plus encore il m’a dit que tout était de la faute des juifs. Je lui souriais « Tout, tu es sûr ? ». Ca ne le faisait pas rire. Il y avait de la rage dans ses yeux. Je voyais bien qu’il croyait vraiment que les juifs étaient la cause de tous ses soucis.

Vendredi il est venu à la maison boire du Porto. C’était shabbat je préparais mes bougies.

Dimanche il est revenu avec un copain. Ils ont crié un truc, il a dit « sale juive ».

Et puis ils m’on tuée.

Et puis je suis morte.

J’ai 85 ans.

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Accepter que ses enfants ne soient pas comme soi.

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Je regarde mes enfants. Ils me ressemblent. Le grand a, parait-il, mon regard. Ma fille a mon sourire. Mon 3ème a mon nez et mon dernier le bleu de mes yeux. Je vois leur père en eux évidemment. Un peu de lui, un peu de moi, un peu d’eux-mêmes. Ils sont une sorte de miroir de nous, en plus jeune, en différent, en mieux j’ose croire !

Souvent je me dis que j’aimerais leur transmettre des tas de valeurs qui me sont chères : la bienveillance, la gentillesse, la curiosité, l’amour de l’autre, l’humour et des tas de choses encore.

Et puis parfois, force est de constater qu’ils sont eux. Je veux dire : ils sont le moi qui n’est pas moi. Ils sont moi avec pour l’un une sorte de nostalgie, ils sont moi avec plus de folie, ils sont moi avec moins de second degré, ils sont moi avec plus de joie. ils ont leurs propres univers, leurs propres réactions, leurs propres envies, leurs propres rêves, leurs propres avis.

Ils ne sont pas d’accord avec nous, ils le disent, ils le crient, ils l’affirment.

Ils volent de leurs propres ailes et vous savez quoi ? C’est drôlement chouette (bon OK parfois c’est les boules de savoir que ma fille aime le chocolat blanc et moi le noir, que mon fils adore Daho et pas moi et que souvent ils savent mieux que moi situer un pays sur une carte:))

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Le temps qui passe

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Hier encore j’achetais un bâton, je m’enfermais dans les toilettes de mon bureau pour savoir si ce serait + ou -.

Hier encore je me demandais, assise à mon bureau, si je téléphonais à mon mari pour lui annoncer que c’était + ou si j’attendais le soir.

Hier encore j’attendais le soir.

Hier encore nous allions devenir parents pour la première fois.

Hier encore le regard bleu et la bouche charnue de mon fils venaient se poser sur moi.

Hier encore je découvrais l’amour maternel.

Hier encore il se dandinait sur Diam’s avec son sweat à capuche en pilou bleu.

Hier encore, à 2 ans, il allait devenir grand frère.

Hier encore sa soeur poussait son premier cri -le premier d’une longue série 😉 .

Hier encore elle ouvrait ses yeux verts sur le monde et le rendait rose.

Hier encore on se disait “pourquoi pas un 3ème ?”.

Hier encore, non on ne voulait pas savoir le sexe.

Hier encore on cherchait un prénom.

Hier encore, à 6 ans, elle devenait grande soeur d’un frère.

Hier encore je l’allaitais des jours et des nuits (surtout des nuits) durant. Hier encore il apprenait à faire de la trottinette. Hier encore il admirait son grand frère et sa grande soeur.

Hier encore mon mari se disait que 4 ce serait formidable. Hier encore, le bâton indiquait +.

Hier encore je savourais ce que je savais être ma dernière grossesse. Hier encore mes ainés posaient leurs mains sur mon ventre agité.

Hier encore il naissait. Un fils. Un troisième fils.

Hier encore nous apprenions la vie à 6.

Hier encore il apprenait à se tenir assis, à quatre pattes puis debout.

Dans quelques mois, ils auront 13, 11, 5 et 1 an.

Hier encore est passé. Si vite, si vite.

 

 

 

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Le chien.

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Un chien.

“Mais pourquoi prenez vous un chien ? Mais pourquoi vous vous faites chier avec un chien? Et puis à quoi ça sert un chien ? Et quand vous partez en vacances vous en faites quoi ? Un chien à Paris…c’est idiot, non ?”

Depuis une semaine que Newton, né le 24 décembre 2017 (ce chien est un miracle, la date de naissance le prouve), est entré dans nos vies, nous recevons des rafales de questions étranges. Même si j’avoue que la plupart des gens croisés dans la rue fondent devant la boule de poils de 2 mois et demi, certains semblent nous trouver étranges de nous “accabler” d’une bête canine.

Alors voilà. Il y a 4 mois notre chien, notre compagnon de vie depuis 14 ans, notre bien aimé Ulk, notre animal au regard si doux et si brave, notre chien qui se prenait pour un chat, notre chien qui a même conquis le coeur de ceux de nos amis qui n’aiment pas les chiens, notre première pierre à l’édifice de ce qui serait notre famille, notre meilleur pote, notre animal qui n’aboyait pas, notre chien au pelage roux comme un renard…Ulk est parti rejoindre le paradis des chiens.

Nous avons été dévastés, les enfants ont énormément pleuré. 4 mois plus tard, lorsque je pense à lui, les larmes me montent encore. Certains diront “ohhhh ça va, c’est un chien”. Non, c’était mon chien et je l’aimais avec d’une sincérité rare.

Alors voilà. La présence du chien nous manquait. On ne veut pas remplacer Ulk mais lui donner un successeur qui, je l’espère, sera un compagnon de vie formidable pour nous et les 4 enfants.

OUI c’est parfois une galère, oui c’est du boulot, oui c’est du temps MAIS plus est de fous, plus on rit.

Longue vie à Newton !

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Le froid, la neige, les joues rouges et picétou

 

Oui bon OK il fait froid. Mais bon quoi c’est le mois de février hein. Donc qui dit février dit hiver dit froid dit neige. On râle quand il fait froid en juin et on râle quand il fait froid en février alors quoi , serait-on des râleurs ? OUI.

La neige tombe et ceux d’entre nous qui n’ont pas le bonheur de  voir si souvent ces paillettes blanches tomber des nuages, sont ravis..

Ceux qui n’ont pas l’habitude de faire des bonhommes de neige, de se balancer des boules gelées, d’avoir les joues rosies par le froid, d’arborer un bout du nez rouge, de claquer des dents, d’avoir les cheveux frigorifiés, de regarder leurs enfants se réjouir d’avaler de la neige en ouvrant leurs bouches au ciel, ceux là sont heureux.

Oui ma bonne dame on le bout des doigts aussi blanc que nos lèvres sont bleues. Oui ma bonne dame on se gèle les miches. Oui ma bonne dame il faut se réchauffer autour d’un feu, d’un vin chaud et d’une conversation sur Johnny, Laura et Laetitia (ou sur Tchoupi va à l’école, c’est à voir).

Oui, on se met de la crème sur les joues, les mains et les lèvres. Oui on perd un gant et un bonnet par jour. Oui on rêve de sable, de soleil, de mer bleue et de glande.

Mais – suis-je seule ici?- j’aime ce froid, j’aime mettre des gros pulls, avaler le vent, faire sortir de la fumée de ma bouche, faire couler des bains chauds à mes enfants, diner une soupe de légumes, me coucher tôt et crier “mettez vos chaussooooooons ou vous aurez la goutte au nez”.

Vive le froid !

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L’interview de la serialmother : Sandra Ifrah, fondatrice de MyBuBelly, la méthode pour choisir le sexe de son enfant

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Sandra est une femme qui ne renonce à rien. Elle voulait une fille et un garçon, elle a testé une méthode 100% naturelle et, comme le résultat était à la hauteur de ses espérances, elle a voulu en faire bénéficier les femmes. Alors elle a fondé MyBuBelly, méthode de coaching incroyable pour les futurs parents qui veulent à tout prix avoir une fille ou un garçon.
Entourée de spécialistes (gynéco, psy, nutritionnistes..), elle propose aux femmes de suivre un régime et un coaching personnalisé afin de réunir un maximum de chances d’avoir une fille ou un garçon. Une box, des compléments alimentaires, une toute nouvelle appli pour suivre la méthode où que l’on soit, un programme diététique facile, moderne et qui booste la fertilité, une équipe de spécialistes et de médecins disponibles en permanence pour une adaptation sur mesure selon le profil de la femme : tout est là pour que ça marche. Et ça marche : plus de 90% de réussite.

Alors qui est cette femme ? Quelle est sa méthode ? Elle me dit tout !

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Nom : IFRAH

Prénom : Sandra

Age : 37

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Situation de famille ? Mariée, 2 enfants

Métier ? Fondatrice de la start up Mybubelly

Prénom et âge de tes enfants ? Raphaël, 9 ans et Deborah 7 ans.

Surnoms que tu leurs donnes ? Mon Boubi, ma Boubinette

Surnoms qu’ils te donnent ? Mama ou Maman chérie

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                                     SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? J’essaie avant de les punir de leur expliquer au maximum les choses. La dernière punition a été de diminuer leur temps d’Ipad. C’est une punition pour eux, mais c’est mieux pour leur santé et leur bien-être.

Dernier câlin ? Ce matin avant de partir à l’école

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Le doute concerne souvent les jeux vidéos et Ipad. Je veux leur faire plaisir, mais d’un autre coté ce n’est pas bon pour eux. Que faire ?

Dernier « bon mot » de tes enfants? « Tu sais maman, t’inquiète pas, un enfant ça pleure c’est normal », Deborah 7 ans.

Tu as lancé MyBuBelly, une méthode révolutionnaire qui aide les femmes à choisir le sexe de leur enfant. Raconte-nous ! Ça vient de mon histoire personnelle, avec mon mari nous voulions d’abord un fils, puis plus tard une fille. Je me suis donc entourée de spécialistes pour cela. Et comme ça a marché et comme j’ai eu la chance d’être bien entourée, j’ai partagé cette méthode avec mes proches. Puis comme ça a marché, je la partage désormais avec toutes les femmes. Mybubelly est donc une méthode qui aide à choisir le sexe de son bébé par la sélection des spermatozoïdes « filles » ou « garçons » grâce au pH et au suivi du cycle. La période de préconception est importante, les femmes peuvent s’y sentir seules. D’où l’aspect coaching personnalisé, symbolisé par notre guide virtuelle Eve.

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D’où vient la méthode ? On trouve quoi avec Mybubelly ? Tu l’as testée cette méthode toi-même ? C’est une méthode complètement naturelle ancestrale que nous avons modernisée, avec un programme diététique innovant et un suivi novateur du cycle pour que chacune puisse trouver son ovulation. Nous y avons surtout rajouté un coaching personnalisé pour que la méthode s’adapte à toute les femmes. C’est dans l’air du temps, c’est facile à suivre, ça booste la fertilité en plus.

Il y a un comité médical, un coaching en ligne pour le pH et le cycle, un programme diététique. Et des box que l’on reçoit chez soi et qui contiennent les éléments qui permettent de suivre la méthode (compléments alimentaires spécialement conçus, tests d’ovulation, tests de pH). C’est un abonnement mensuel, que l’on peut arrêter à tout moment. Ça dure de 3 à 6 mois en moyenne, en 2 phases. L’une pour changer son pH. L’autre pour concevoir avec pleins de conseils et d’astuces. Ce programme est fait de dizaines de recettes élaborées par le nutritionniste Raphaël GRUMAN. Faciles à faire, savoureuses et accessibles à toutes les femmes, à leur vie moderne de femmes actives, quel que soit leurs habitudes ou leur contrainte alimentaire. Car j’ai voulu que la méthode MyBuBelly ne soit pas contraignante, et même ludique, sympa au quotidien.

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Et d’ailleurs ça veut dire quoi MYBUBELLY ? My, c’est l’appartenance (Mon, Ma). Bub c’est le coté bébé et naturel. Belly, le ventre en anglais façon femme enceinte.

Pourquoi et comment as tu l’idée de lancer ça ? Pour une histoire de liberté : La seule chose qui m’importe, c’est de donner aux femmes et aux couples la possibilité d’avoir ce choix. On a tous une bonne raison de vouloir un petit garçon, ou une petite fille. Ce choix, cette envie, non seulement ils sont naturels mais en plus on les retrouve dans toutes les civilisations et dans toutes les époques. Naturel est justement le mot à retenir. Nous aidons la nature. Elle est bien faite et nous lui donnons juste un petit coup de pouce. Le pH, le cycle, le programme diététique, les dates de conception, tout n’est que respect de la nature.

Que réponds-tu aux gens qui douteraient de la méthode ? De la faire ! D’aller surtout sur le site www.mybubelly.com, et de voir qu’il s’agit d’une méthode très étudiée avec un comité de médecins et nutritionnistes. Aller voir aussi les témoignages sur nos réseaux sociaux. Et de se renseigner sur ce genre de méthodes qui affichent un taux de réussite de plus de 80% (dont celle qui avait lieu à l’hôpital Cochin dans les années 70). Nous y avons rajouté le coaching personnalisé et un programme diététique innovant, donc encore plus d’efficacité. Pour la partager d’avantage, un livre est en cours d’écriture avec de nombreux témoignages. Sortie dans les prochains mois.

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Tu avais un autre métier avant, raconte ! J’étais dans le monde de l’art. Avec déjà avec un mélange de tradition et de modernité. Adapter des œuvres d’arts et les mettre en valeurs dans notre époque. C’est la philosophie qui est la mienne dans tout ce que j’entreprends. Je suis une créatrice, un entrepreneur. Le concept de MyBuBelly est une synthèse de tout ça.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? J’essaie évidemment de garder du temps pour mon mari, pour mes enfants. Mais ils sont les premiers soutiens de ma vie professionnelle. La règle de vie, c’est de parler de tout, tous ensemble, tout le temps.

Qu’est ce qui te rend le plus fier de tes enfants ? Tout. Ma fille et mon mini moi, mon prolongement. Et Raphaël a beaucoup de cœur, un vrai gentil avec une intelligence incroyable.

Que veux-tu leur transmettre ? Le respect, la générosité, le partage et surtout l’esprit famille. La tradition et la culture aussi.

Ta journée idéale en famille ? Un week-end en Normandie tous les 4, entre la campagne et la mer.

Un mot que tu leur glisses avant le dodo ? Je t’aime, je suis fière de vous, bonne nuit mon Boubi et ma Boubinette.

Entre le 11 et le 18 février, le cout de l’abonnement sera réduit de 30% : 119 euros par mois au lieude 170 avec le code promo “Valentin2018″. (offre pour les 50 premières inscrites)

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19H45

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Celles de mes copines qui tentent de me joindre dans le créneau 19h-20h15 le savent : c’est pas la bonne heure.

Pour aucun parent je crois.

Il ya le bain, le diner, le coucher.

Reprenons.

Il y a le BAIN : l’un veut une douche chaude, l’autre un bain tiède, l’un veut ses jouets dans le bain, l’autre veut des bulles, l’un veut de la mousse mais pas d’eau, l’autre veut faire des bouillies composées de savon dégueu, l’un ne veut pas aller au bain, l’autre veut y rester 47 minutes, l’un ne veut pas en sortir, l’autre a froid maman, l’un veut une baignoire en forme arrondie, l’autre veut une douche comme de la pluie. BREF.

Il y a le DINER : avant d’avoir des enfants je ne me doutais que le menu du soir serait un sujet aussi prenant que le crise des bitcoins. Dès le matin, je me demande ce que diable ils pourront manger le soir. L’un aime les carottes cuites, l’autre les crues, l’un veut des pâtes lettres, l’autres des gnocchis, l’un n’aime pas le poulet, l’autre si, l’un veut des courgettes, l’autre des brocolis, l’un un oeuf au plat, l’autre une omelette, l’un un gratin de choux-fleurs, l’autre un gratin de nouilles. BREF/

Il y a le COUCHER:  l’un veut une histoire longue, l’autre une courte, l’un veut un câlin, l’autre surtout pas, l’un veut faire pipi, l’autre pas, l’un veut jouer aux soldats, l’autre à la playstation, l’un veut réciter sa poésie, l’autre dessiner sur les murs, l’un refuse de se mettre au lit, l’autre a oublié ses devoirs à 20H02, l’un veut une couche, l’autre veut une bouillotte, l’un veut de l’eau, l’autre veut du lait, l’un a des angoisses, l’autre ne veut pas se brosser les dents, l’un a eu du loup, l’autre de la fin du monde. BREF.

Vivement 23H. ah bah non y’a bébé qui se réveille ! BREF.

BREF.

BREF.

 

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2.0.1.8

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Il parait qu’on peut se dire Bonne Année tout le mois de janvier alors je vous le dis BONNE ANNEE.

Je vous la souhaite belle, constructive, piquante, étonnante, amoureuse, excitante

Je vous souhaite des grasses matinées à trainer, des chocolats chauds, des câlins, des bébés, des enfants joyeux, des baisers volés, des petites mains potelées autour de votre cou, des beaux paysages, des franches rigolades, des plateaux-télé, des livres entrainant, des amitiés solides, de tartines au beurre salé, des regards plein de bienveillance, des voyages dans la tête et dans le coeur, des orgasmes réjouissants, des draps qui sentent la lavande, des nouvelles saveurs, des découvertes dingue, des soirées entre copines, des étoiles dans le ciel, une santé d’acier, des gamins surprenants, du soleil sur votre peau, des bains reposants, des films merveilleux, des gouters avec des miettes partout, des rencontres joyeuses, des moments avec les vôtres.

(je vous souhaite aussi de savoir pourquoi les enfants posent tout le temps des questions chelou, pourquoi il se réveillent la nuit, pourquoi ils mettent de l’eau du bain partout, pourquoi ils ont des poésies à apprendre, pourquoi ils viennent nous voir lorsqu’on est aux toilettes, pourquoi ils considèrent qu’une nuit s’arrête à 6H12, pourquoi ils n’aiment pas les carottes crues mais les cuites, pourquoi ils se disputent pour rien, pourquoi ils aiment Maitre Gimms et pourquoi Dora a un sac à dos qui parle)

Belle année, soyez heureux!!!

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La nostalgie

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Je sens que le titre de ce billet va faire dire à certain(e)s d’entre toi, que je suis victime du blues de fin d’année qui consiste à ne pas avoir bien digéré ni la dinde ni la belle-mère. Certes.

Mais ce billet n’a rien à voir avec ce que j’appelle le flou de décembre , une zone de mollesse qui surgit entre le 25 et le 31 décembre. Non la nostalgie m’est tombée dessus cet après-midi, juste après le déjeuner. On choisit pas son moment hein.

Alors que je débarrassais les 4 assiettes de mes 4 enfants qui avait mangé l’un du maïs, l’autre des brocolis, le 3ème des frites et le 4ème une purée de carotte (non ils n’aiment pas la même chose sinon ce serait trop trop simple), le petit de 4 ans me demanda “maman tu regardais quoi comme DVD quand t’étais petite”. J’ai ravalé ma salive et je suis entrée dans une explication sur les VHS et les Betamax.Je crois bien qu’il a rien pigé.

La nostalgie était en train de m’envahir déjà un peu donc lorsque ma fille a demandé 30 minutes plus tard si Amazon livrait déjà en France quand j’avais son âge. J’ai à nouveau ravalé ma salive (j’ai beaucoup de salive mais cela n’est pas le sujet) et j’ai entamé une explication sur Internet, le commerce de proximité, le petit libraire de mon enfance. Elle a rien capté je crois.

Ensuite nous avons pris la voiture. J’ai alors allumé la radio. Le grand a demandé si enfant j’avais déjà la radio. A ce moment là j’ai tourné de l’oeil et j’ai répondu que la voix de De Gaulle sur radio Londres avait rythmé mon enfance. Il a souri.

Alors, en augmentant le son de la radio, au son de la voix de Dalida, j’me suis dit qu’avant, dans les années 80, on était franchement bien, moins stressés, plus ouverts d’esprit. On écoutait Fugain, Berger ou Michael Jackson, papa fumait à l’avant de la voiture, maman chantait, la renault 21 avançait, on parlait pas avec obsession de bio ou de vegan, on n’avait pas de téléphone et donc de flux d’infos scotchés à la pointe des doigts, on savait pas tout sur tout, on riait encore des blagues que Coluche n’oserait plus faire aujourd’hui, on était vraiment plus cool en fait. Enfin je crois.

Ouais je suis une vieille bique née en 1979. Ouais je passais des heures derrière la porte de ma chambre à 12 ans avec le fil du téléphone coincé en dessous de la porte. Ouais j’ai vu Chantal Goya jeune. Ouais je trouvais ça cool d’aller en Amérique s’acheter des jeans. Ouais j’étais amoureuse de Brandon Walsh. Ouais les Oreos étaient des produits rares à l’époque. Ouais je croyais que George Michael était un sacré homme à femmes. Ouais j’ai connu Grosquick. Ouais, ouais, ouais.

Nostalgie, je vous avait dit.

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Etre maman, par 60

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0 comme avant eux.

1, comme le premier enfant.

2 comme ses deux petites mains.

3 comme « soufflez 3 fois profondément et poussez Madame ».

4 comme le nombre de fois où il se réveille la nuit les premiers temps.

5 comme le nombre de fruits et légumes qu’il faut manger pour BIEN GRANDIR.

6 l’âge où il rentre au CP.

7 comme l’âge de raison.

8 comme le nombre de fois où il se réveille la nuit parfois aussi !

9 comme sa façons de croire qu’un œuf s’écrit comme un Neuf.

10 son premier âge à 2 chiffres.

11 l’âge du collège.

12 comme le nombre de mois avant d’avoir un an de plus.

13 comme le début de l’adolescence.

14 comme le nombre de fois où une maman peut répéter « range ta chambre ».

15 comme le nombre de fois où une maman peut répéter « va prendre ton bain ».

16 comme le nombre qu’il met dans son bain.

17 comme le nombre d’anniversaires auxquels il peut être invité en moyenne section.

18 comme l’âge de sa majorité.

19 comme le nombre (impair évidemment) de chaussettes qui résident dans son tiroir.

20 comme le nombre de dents de ait qui tomberont.

21 comme l’âge auquel il pourra jouer au Casino à Las Vegas.

22 comme le nombre de minutes qu’i faudra parfois pour l’endormir le soir.

23 comme l’âge de son premier job.

24 comme l’âge de sa première déception sentimentale.

25 comme « ça y est je suis un adulte , je gère ».

26 le nombre de lettres dans l’alphabet.

27 le nombre de souris disséquées en cours de bio.

28 le nombre de films Disney qu’il a vu.

29 la panique « je vais avoir 30 ans je vais devoir enfin prendre un studio ».

30, le nombre de kilos qu’il pèse vers 9 ans.

31 le nombre de chocolats à dévorer sur le calendrier de l’avent.

32 visites reçues à la maternité en 2 jours !

33 ans, son premier enfant, on devient grands-parents.

34 le nombre de minutes de retard qu’on a déjà pu avoir à la sortie de l’école (un jour ou le RER A ne marchait pas ;))

35, sa pointure de chaussures vers 10 ans.

36 minutes, le temps de devoirs quotidien qu’il aura en CM1 (même si les devoirs c’est inter-dit)

37, le moment où son pied dépasse presque le nôtre.

38 comme la taille de jean qu’on mettait avant lui.

39 comme le titre d’une super chanson de Queen.

40, comme le nombre de semaines de grossesse.

41 minutes de câlins par semaine.

42, la taille de mon pantalon après eux.

43, l’âge auquel les hommes ne deviennent réellement matures (d’après une étude)

44 sa taille de pieds vers 20 ans.( !!!)

45 minutes par cours pour apprendre à accoucher.

46 le nombre de fois où il est tombé avant de savoir mettre ses petons l’un devant l’autre.

47 tétées en 1 semaine au début.

48 bisous dans le cou.

49 piles par an pour les jouets.

50, sa taille à la naissance en moyenne.

51 tétines perdues ici. Ou là.

52 semaines par an.

53 caprices.

54, la taille de mon numéro 3 à la naissance.

55 appels à sa mère par mois.

56 invités à ses 18 ans.

57 pantalons entre 0 et 15 ans.

58 pipis au lit.

59 doudous.

60 secondes par minutes d’amour, 60 minutes par heure d’amour.

 

 

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