Ta mère, ce fromage

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Ce soir au diner, entre un brocoli et une compote, serialjunior a planté ses yeux dans les miens et de sa main collante a caressé la mienne avant de déclarer avec amour “maman tu es belle comme un Babybel”.

La bonne nouvelle c’est que qu’il me trouve au moins aussi belle qu’un fromage rond, rouge, mou et sans gout. La mauvaise nouvelle c’est que moi je préfère le Kiri depuis ma tendre enfance mais bon dans ce combat entre le bien et le mal, il y a plusieurs écoles (nous reviendrons un jour sur les modes de pensées en philosophie influencés par les fromages sans gout).

Devant ma mine défaite, ma fille qui détient l’art du compliment de rattrapage, a dit “maman, il voulait dire qu’il a besoin de toi autant que du Babybel et vu qu’il adore le Babybel, bah c’est cool”.

Serialfiston a ri avant d’ajouter que d’après une étude publiée en 1954 dans la Revue “Science of Cheese from Harvard”, le Babybel avait des beaux jours devant lui.

Cool.

A ce moment là le chien a ouvert sa gueule, a avalé le Babybel que serialfistion avait fait exprès de lui balancer.

J’étais donc devenue un fromage rond, rouge, luisant, sans gout qui allait finir dans la bouche de son propre animal.

Puis serialbaby qui n’ pas encore le droit de parole dans cette famille étant donné qu’il ne sait point parler (à deux mois bientôt c’est un scandale) a émis un rot qui mit un point final à cette conversation fromagesque.

Serialfather est rentré du boulot, ého-ého, et a déclaré “j’ai faim, je me ferais bien un p’tit truc genre un Babybel”. La boucle est bouclée : je suis donc un fromage.

ps : je signale que je n’ai aucun lien de près ou de loin avec la mafia du fromage industriel.

 

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L’interview de la serialmother : Olivia Moore humoriste

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Humoriste qui se moque surtout de son statut de mère, Olivia Moore est génialement drôle, totalement décalée, super grinçante.

Elle sévit sur la Nouvelle Scène dans son one woman Show “Mère Indigne” jusqu’au 31 juillet et vient de sortir un livre extrêmement drôle qui parlera à plus d’une mère “Sois Mère et Tais toi !“(ed Leduc).

Forcément tout ça me parle 😉

J’ai voulu en savoir plus sur cette serialmother de 3 enfants.

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Nom MOORE

Prénom OLIVIA

Age 41

Situation de famille ? Libre, 3 enfants

Métier ? Humoriste

Prénom et âge de vos enfants? 6, 8, 10 ans

Surnoms que vous leur donnez ? 1,2 et 3

Surnom qu’ils vous donnent ? La dame qui vient de temps en temps

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SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? Punition non, Manipulation oui !

Dernier câlin ?Beeeeerk en plus en ce moment ils ont des poux.

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Quand mon fils m’a dit « tu ne t’occupes pas de mon avenir !!! » c’est vrai, mais je ne pensais pas qu’il s’en rendrait compte aussi vite.

Vous êtes comédienne humoriste , vous avez fait un spectacle autour de votre vie de mère indigne et maintenant vous sortez un livre génial sur le même thème. C’est quoi une mère indigne ? Une mère indigne c’est une personne, homme ou femme, qui fait ce qu’elle peut, qui peut peu et qui s’en contente.

Une anecdote indigne de votre vie de mère ? A la naissance de mon fils on me l’a mis dans les bras et j’ai vomi.

Est ce que nous ne sommes pas toutes un peu indignes ? J’espère bien !

Il y a un courant de mères se revendiquant comme indignes ces dernières années. Pourquoi selon vous ? Probablement parce que nous sommes la première génération à avoir une parole décomplexée sur ce sujet. C’était urgent compte tenu du fait que la société dans son ensemble nous impose des normes de réussite de plus en plus fortes dans ce domaine. Aujourd’hui nous sommes toutes censées pondre des prix nobels de bien être et de performance sous peine d’être montrées du doigt comme de mauvais parents.

Vos enfants pensent ils que vous êtes indigne vraiment ? Ah mais une bonne mère indigne ne se fait jamais choper par ses enfants ! Les miens sont encore jeunes, je suis donc encore dans la case « tu es la meilleure maman du monde ». Je leur laisse 2 ans pour trouver que je suis la personne la plus infréquentable de l’univers.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? Oui, évidemment. mais une semaine sur deux seulement 😉 La résidence alternée des enfants a changé ma vie ! Une semaine sur deux pour me consacrer uniquement à construire ma propre vie ! Cela m’a inspiré le conseil suivant dans le bouquin, « n’attendez pas d’être divorcés pour passer à l’éducation alternée ! » : une semaine sur deux chacun se tape toute la vie domestique, c’est une libération !Aux femmes qui me disent « mon mari ne pourra jamais il travaille trop », je réponds « si vous étiez divorcés il se démerderait ».

Des « trucs/astuces » pour vous rendre la vie de maman plus facile/cool avec votre emploi du temps de « saltimbanque » ? Je ne me bats que sur l’essentiel avec mes enfants : propreté, politesse et sens de l’effort. Ca recouvre pas mal de choses, mais par exemple je ne gronde jamais pour une mauvaise note, parce que je considère que la sanction est déjà donnée par l’école, à la place j’essaye d’être alliée avec mes enfants.

J’ai également décidé de leur expliquer que la vie domestique est un gâteau et que chacun doit prendre sa part… autrement dit je considère que la vie domestique ne m’appartient pas du tout.

Qu’est ce qui vous rend vous rend le plus fier de vos enfants ? Quand ils coopèrent entre eux, quand je les vois vaincre une difficulté par eux mêmes (ça fait 3 jours que ma fille lutte pour ne pas sucer son pouce, je suis impressionnée par sa détermination)

Que voulez-vous leur transmettre ? La joie de vivre !

Votre journée idéale en famille ? Celle où je n’ai pas à faire la cuisine !!!

Un mot que vous leur glissez avant le dodo ? « Tu es une personne formidable … mais au fait tu t’es brossé les dents ??? »

LNS Mère Indigne

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Ces odeurs là

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Je crois que depuis que je suis mère ce que je kiffe par dessus tout c’est, le soir et le matin, sentir mes enfants dans le cou, dans les cheveux, sur les joues.

Leur odeur…

Cette odeur qui les accompagne chacun depuis leur naissance est une véritable drogue pour moi. Je les sniffe.

Ils ont chacun la leur et je la reconnaitrais entre mille.

Comme toutes les mères je suppose.

Il y a l’odeur poivrée de mon grand qui se mêle à ses cheveux, l’odeur à la vanille de ma fille qui chatouille son cou, l’odeur chaude et salée de mon fils de 3 ans et demi et l’odeur de bébé au lait de mon fils de 1 mois et demi.

 

Ils grandissent, ils vont, ils vivent , ils deviennent mais ces odeurs, leurs odeurs restent.

Et je ne cesserai de m’en enivrer.

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Aou-tcha-tcha-tcha

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Ouf, le soleil est là !

Ouf on remet des shorts, des sandales, des pieds nus, des casquettes.

Ouf on a envie de plage, de boire de l’eau à la menthe, de sortir en vélo avec les enfants derrière, de cueillir des fleurs.

Ouf on a enfin chaud, on a enfin  une nouvelle saison qui vient pointer son nez.

Chouette on va faire de la barque, aller au zoo, manger des glaces, faire une randonnée ou juste lire au soleil en famille.

Chouette les enfants s’habillent en deux secondes le matin, on prend des douches pour rigoler et on sort les cheveux mouillés.

Chouette c’est l’été (oui bon OK le VRAI été c’est le 21 juin mais laissez-moi rêver)

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L’interview de la serialmother : la romancière/réalisatrice/scénariste, Laetitia Colombani

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Laetitia Colombani est l’une de ces femmes dont on dit derrière son dos “mais comment fait-elle ?” avec beaucoup d’admiration.

Auteure de scénarios, réalisatrice ( A la folie pas du tout, Mes Stars et moi), actrice, auteure de la comédie musicale “Résiste”, elle dégaine encore une cartouche avec son roman “La Tresse” qui est paru cette semaine aux Editions Grasset. Ce livre est, de l’avis de tous, LE roman du printemps, de l’été, de l’automne. Et en plus il est pressenti pour le prix Renaudot ! Alors…

C’est l’histoire de 3 femmes reliées par un lien qu’elles ignorent : leurs cheveux.

Il y a Smita l’indienne, une intouchable, qui vend ses cheveux, Julia l’italienne qui fabrique des perruques et Sarah belle quadra working-girl de Montréal qui, frappé d’un cancer, devra s’offrir une perruque. Les cheveux comme lien, comme prétexte pour parler des femmes et de leur condition. C’est beau, doux, poétique, intelligent. Sans aucun doute le best-seller des mois à venir.

En plus de tout cela Laetitia est maman d’une petite Ava ! Alors, alors, alors COMMENT FAIT-ELLE ? Elle me dit tout, ou presque !

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Nom: Colombani

Prénom:  Laetitia

Age : Euh… après quarante, les années on ne compte plus, non ?…

Situation de famille ? Mariée – un enfant

Métier ? Scénariste-réalisatrice et écrivain

Prénom et âge de ta fille ? AVA, 6 ans

Surnom que tu lui donnes ? Petit soleil

Surnoms qu’elle te donne ? Mamoute ou Mamouschka

SERIALQUESTIONS

Dernière punition ? Forcée à ranger sa chambre après avoir, à l’aide d’un copain, vidé chacun de ses tiroirs et placards, en répandant le contenu de chaque boite de jeux par terre (incluant crayons, légos, puzzle, jeux de société, dinette, playmobils sinon c’est pas drôle). Elle a appelé ça « jouer au bazar » et qualifié l’activité de « très très cool ».

Dernier câlin ? Hier matin / hier après-midi / hier soir.

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? Au moment où j’ai constaté les dégâts susnommés…

Dernier « bon mot » de ta fille ? « Maman, quand t’étais petite, au moyen-âge, tu vivais dans un château avec des chevaliers ? » ça fait toujours plaisir… Juste après, elle a demandé à son père s’il avait croisé un diplodocus lorsqu’il était enfant (MDR). Il a répondu « non, mais j’ai rencontré ta mère » (je sais pas comment je dois le prendre… )

Tu es …actrice, réalisatrice, auteure, scénariste et maintenant écrivain. Bon alors quel est ton secret pour gérer tout ça ? Je suis très organisée dans mon emploi du temps : j’écris tous les jours de 8h30 à 16h. Avant et après, je m’occupe de Petit Soleil.

Tu viens de signer un magnifique roman, La Tresse. Comment est né ce roman ? J’ai eu l’idée de tisser trois destins de femmes le jour où j’ai accompagné une de mes proches amies choisir une perruque. Elle venait d’apprendre qu’elle avait un cancer du sein et allait entrer en chimio. En la voyant essayer une perruque en cheveux naturels, j’ai imaginé quel avait été le voyage de ces cheveux, et surtout quelle était l’histoire de la femme qui les avait portés… J’ai aussi pensé à celle qui les avait assemblés… Je me suis mise au travail presqu’immédiatement, en inventant les vies de trois femmes dans le monde qui ne se connaissent pas mais vont, malgré elles, former une chaîne…

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As-tu un rituel d’écriture particulier ? Je me mets tous les jours à l’ordinateur à 8h30, et me donne une demi-heure ou ¾ d’heure pour répondre à mes mails. Puis je descends me faire une tisane gingembre-citron (un régal !) et me mets au travail. Je fais une rapide pause déjeuner (20/30 minutes, pas plus) devant les infos et je remonte travailler. J’essaye de ne pas (trop) répondre au téléphone durant ces heures là.

Le livre connaît en quelques jours un accueil époustouflant, tu t’y attendais ?Non c’est une vraie surprise ! J’ai passé de longs mois solitaires sur mon ordinateur, et aujourd’hui, le livre se vend dans 19 pays du monde… le tout sans transition ! C’est étourdissant.

Ta fille comprend ton job ? Ma fille sait que j’écris des histoires. Elle est venue l’année dernière voir la comédie musicale « Résiste » dont j’ai co-signé le livret, et elle a adoré ! Elle n’a pas encore l’âge de regarder mes films, mais je lui ai raconté l’histoire de mon roman. Il y a une petite fille dans la partie indienne, Lalita, qui lui ressemble beaucoup. Je me suis inspirée de son caractère  (qui est bien trempé !) pour créer ce personnage. Elles ont le même âge. J’ai écrit le premier chapitre du livre, celui où Lalita entre à l’école, je jour de la rentrée des classes d’Ava. Je suis convaincue que je n’aurais pas pu écrire ce roman avant d’être maman.

Difficile de concilier vie pro et vie perso ? Oui, ce n’est jamais simple. Comme je suis une « maman poule », je n’ai pas de nounou, du coup le moindre rendez-vous est compliqué à caler, avec une sortie d’école à 16h30… mais je m’en sors. Mon roman, dans la partie canadienne, parle aussi de ça, la façon dont les femmes dans notre société doivent jongler entre vie familiale et professionnelle, et se sentent souvent écartelées… C’est un sentiment que je comprends et partage.

Des « trucs/astuces » pour te rendre la vie de maman plus facile/cool avec ton emploi du temps d’artiste? Je suis devenue très amie avec une autre maman de l’école, qui est un peu comme moi. Son fils est dans la classe de ma fille. Quand on est vraiment en galère, on peut s’appeler pour prendre les enfants de l’une ou de l’autre… Je n’aime pas demander de l’aide mais la sienne est vraiment précieuse – et les enfants sont contents !

Qu’est ce qui te rend le plus fier de ta fille ? Sa curiosité et sa vivacité d’esprit. Elle est sans cesse en train de se poser /  de nous poser des questions. Elle s’intéresse à des choses essentielles : la vie, la mort, la naissance du monde, la fin du soleil, l’apparition des dinosaures, la formation des volcans… et bien sûr le chocolat, qui tient une place centrale dans sa vie ( !)

Que veux-tu lui transmettre ? Une ouverture sur le monde. La bienveillance envers les autres. Et la joie de vivre, pour moi essentielle.

Ta journée idéale en famille ? Faire un câlin dans le lit tous les trois, traîner en pyjama pour jouer à des jeux de société, aller déjeuner au restaurant parce que les « frites, c’est le meilleur plat de l’univers », et partir « à l’aventure » au cinéma, au parc, ou à la plage l’été...

Un mot que tu lui glisses avant le dodo ? « Je t’aime très fort, tu es mon petit soleil. » Je lui dis tous les soirs.

 

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Le temps


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Le temps qui est trop long : attendre 9 mois, attendre le bus qui n’arrive pas, attendre pour manger ce délicieux gâteau qui n’arrivera que pour le dessert, attendre pour connaitre le nom du nouveau Président, attendre des jours entiers qu’il rappelle, attendre les résultats du bac, attendre de devenir grand pour enfin se coucher tard, attendre de longs mois pour qu’enfin il fasse beau, attendre les résultats médicaux, attendre les vacances, attendre une prime du boulot, attendre qu’il/elle nous dise “je t’aime tu sais”, attendre que son enfant fasse ses nuits, attendre la livraison Darty qui arrive entre 7H et 16H, attendre le prêt de la banque, attendre que la pâte soit cuite, attendre une explication qui tarde, attendre…

Le temps qui est top court : trop vite les mois de bébé qui défilent, trop vite la période de l’enfance, trop vite cette ride qui s’est installée là au coin de la bouche, trop vite l’adolescence, trop vite ces super vacances au bout du monde, trop vite cette soirée dingue, trop vite cette mission géniale au boulot, trop vite cet été qui passe, trop vite ce livre dont on a dévoré les pages, trop vite cette première année de vie, trop vite ce film émouvant, trop vite cette tablette de chocolat qui a fondu dans notre palais, trop vite ce Noël en famille, trop vite cette chanson, trop vite cette piste de ski, trop vite l’enfance, trop vite, trop vite…

Je regarde mes enfants, il y a en a qui est plus grand que moi, un qui a déjà 15 jours, une qui est déjà une pré ado et un qui rentre déjà en moyenne section.(et le chien ! Evidemment le chien qui a des poils blancs :))

Le temps, le temps, le temps et rien d ‘autre !

 

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Ensemble, c’est tout

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Mardi dernier, 18 avril, Saint Parfait, il est arrivé.

4ème mois de l’année.

4ème enfant.

Nous l’attendions avec impatience et le coeur déjà rempli d’amour.

Découvrir sa tête, son odeur. Découvrir que c’est un garçon, un 3ème garçon, un 3ème chevalier à veiller sur sa mère, son père et sa soeur.

Pleurer de joie.

Se souvenir aussi, car il faut bien le dire, que mettre au monde est à la fois merveilleux, douloureux, entrainant, fatigant.

Etre fière. De lui, de soi, de son mari, de sa famille. Se dire que cette fois ce chiffre de 4 enfants dont on rêvait depuis toujours en se demandant si c’était bien raisonnable, était une évidence.

Retrouver les joies des nuits blanches et de l’amour inconditionnel.

Savourer ses petites mains minuscules.

L’embrasser sans cesse.

Lui dire des mots d’amour.

Le présenter à sa fratrie, à sa famille, à nos amis.

Le regarder se blottir dans les bras de ses frères et de sa soeur.

Se dire que oui ça va passer vite car on le sait, on en a déjà eu 3, et le temps a filé si vite, trop vite. En profiter alors grandement.

Mettre au monde, naitre au monde, être au monde.

Max est là !

 

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Slime time

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Depuis quelques jours ma fille est obsédée par le slime.

Elle veut en fabriquer, elle veut y mettre des paillettes, elle veut le malaxer, elle veut en répandre partout.

Et moi je trouve ça…comment dire….immonde.

Je lui demande “pourquoi” d’un air désemparé, elle me répond “parce que c’est trop génial” d’un air satisfait.

Sur les réseaux sociaux je me rassure en constatant que les enfants des copines font de même.

Ainsi donc l’ère du slime est de retour.

Quand j’étais petite, il y a 12354 ans, j’achetais le slime tout fait en boite chez le marchand de journaux (qui était aussi marchand de colle à l’amande Cléopâtre et qui était aussi marchand de bonbons qui piquent). Je m’en collais plein les doigts et les cheveux et il fallait environ 3 shampoings à ma mère pour ôter la substance quasi illicite.

Par un coup du sort il en restait toujours sous les ongles, dans les cuticules et en travers des lignes de la main.

Mais on s’en fichait parce que pour nous le slime ça nous faisait croire qu’on était des combattants, comme dans Ghostbusters (ceux qui savent sauront).

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Who you’re gonna call ? GHOSTBUSTERS !!!

Alors pourquoi diable cette mode revient alors qu’il n’y aucun fantômes à l’horizon ? Je ne sais pas.

Pourquoi nous autres parents sommes contraints de passer derrière nos gamins pour essuyer cette gelée immonde et colorée qui se colle partout et traine par gouttes comme les bouts de pain du Petit Poucet ?

Je vous salue bien, je vais plonger mes mains dans le slime pour essayer de retrouver un peu de mon enfance.(car oui j’avoue, en vrai, j’aime bien ça)

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Ces jours à t’attendre

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Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, je te rencontrerai, toi mon enfant, mon fils ou ma fille.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, tes yeux plongeront dans les miens, ta tête se blottira dans mon cou, tes petits doigts attraperont mon index.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, tu rentreras dans la famille, tu feras le bonheur de ton père, la joie de tes frères et soeurs.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles,nous te donneront un prénom, une identité pour la vie, une appartenance.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous ferons des projets avec toi.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous t’aimerons comme si tu avais toujours été là. Comme une évidence, comme une rencontre programmée depuis toujours.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles,tu viendras rejoindre la tribu et être des nôtres.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, tes pleurs nous réjouirons. Et tes pieds encore si petits nous adorerons.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous te prendrons dans nos bras, nous te prendrons en photo, nous te prendrons dans nos coeurs.

Dans quelques heures, quelques minutes, quelques secondes, quelques souffles, nous t’adorerons et te chérirons pour la vie.

Et nos destins seront liés, scellés pour toujours.

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L’interview de la serialmother : Alix Leduc, journaliste et auteure du livre “Élever un garçon, mission (im)possible !”

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Alix Leduc et journaliste et auteure de nombreux livres sur les enfants, la maternité et la parentalité.

A chaque fois qu’elle dit qu’elle a trois fils, les gens la regardent d’un air dépité avant d’ajouter “oh ma pauvre, vous n’avez pas de fille”. Alors Alix a eu envie de se pencher sur la question épineuse (ou pas) de savoir si il est plus difficile d’élever un garçon qu’une fille.

Autour de divers témoignages de mamans (dont le mien hihi), de psy, de pédiatres, Alix Leduc a dressé dans son livre un état des lieux touchant, drôle et vrai sur les clichés et les réalités d’avoir des fils.

Elle a répondu à mes questions avec joie et bonne humeur !

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Nom Leduc

Prénom Alix

Age 41 ans

Situation de famille ? En couple

Métier ? Journaliste

Prénom et âge de vos enfants? Antoine, 6 ans et demi (demi, très important), Simon, 4 ans et demi (crucial), Joseph, 19 mois… 20 ? Quand on aime, on ne compte plus !

Surnoms que vous leur donnez? Je pars dans des grandes déclarations : mon amour, mon trésor, idole de mon cœur… Je me fais plaisir ! Les grands commencent à se marrer, mais au fond ils ne peuvent pas s’en passer.

Surnoms qu’ils vous donnent ? Ils m’imitent… et j’adore ! Quand Simon me dit « Maman, tu es la plus belle maman de la galaxie », je fonds !

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Dernière punition ? Collective : mes enfants adorent faire de la musique, c’est normal, leur père est musicien, mais quand ils s’y mettent tous les trois… bref, j’ai planqué les maracas, l’harmonica et la flûte tout en haut du placard.

Dernier câlin ? Les bisous baveux express de ce matin avant l’école : « Viiiiiteonesenretardjevousaimeallez !!! »

Dernier moment de doute/ras le bol de maman ? J’avoue que j’ai failli laisser Joseph l’autre jour au Monop quand il a fait sa crise au rayon gâteaux… Il est trop mignon, quelqu’un l’aurait pris tout de suite !

Une anecdote (presque) inavouable de votre vie de mère ? A la fin des vacances de février, j’étais vraiment contente que la crèche et l’école reprennent.

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 Vous êtes journaliste, auteure de plusieurs ouvrages autour des enfants et de la maternité. Vous venez de publier «Elever un garçon mission (im) possible ». Comment est née cette idée ? C’était d’abord en réaction à tout ce que j’ai pu entendre sur le fait que je n’ai pas de filles. Ça a commencé dès ma première grossesse, autour de moi, on me glissait à quel point ce serait génial d’avoir une fille. C’était un garçon. « Il faut vite lui faire une petite sœur, le choix du roi ! ». Deuxième grossesse, « ENCORE » un garçon… comme si on m’avait jeté un mauvais sort. Déjà, je sentais qu’on me plaignait, il fallait absolument continuer pour… me démarabouter, peut-être ? Le bouquet, ça a été quand j’étais enceinte du troisième, une fleuriste m’a lancé, compatissante : « Un autre garçon ? Comme je vous plains… ».

J’aurais été heureuse d’avoir une fille, mais je suis comblée avec mes trois garçons. Les réactions des uns et des autres (aussi bien des proches que de parfaits inconnus) m’ont interpelée. A l’école, ça a continué, une institutrice ( !) qui se plaignait du comportement des petits mâles : trop agités, tiennent moins bien leur stylo, perturbent la classe. Je suis féministe, mais qu’est qu’on a contre les garçons, en ce moment ? Je m’interroge sur la vision qu’on a des hommes d’aujourd’hui et de demain !

Quel est le message du livre ? Je ne sais pas si il y a un message, mais comme je me posais des questions, je me suis dit que d’autres mères pouvaient aussi se les poser. On les aime, nos garçons ! J’ai interrogé des experts mais aussi des mères pour parler, sans tabous, et s’échanger des expériences, des solutions, des coups de gueules et des coups de cœur. Je ne vous apprends rien, une des grandes joies de la maternité c’est de partager ses expériences !

Alors c’est plus dur d’élever un mec ? Plus dur, je ne sais pas, mais PASSIONNANT, c’est certain ! Les garçons, pour une mère, c’est un peu l’inconnu. Pourtant j’avais deux frères…

Souvent, les gens plaignent vraiment les mères qui n’ont que des garçons avec des phrases comme « oh ma pauvre, vous ne connaissez pas la joie d’avoir une fille » ? Pourquoi ? Il faut leur demander ! Ou pas ! Je dirais que c’est un manque d’imagination. Chaque enfant est différent, chaque fratrie est différente.

Qu’avez vous appris en écrivant ce livre, vous la maman de 3 petits mecs ?A dédramatiser et à sourire de certains moments de solitude. Cette enquête m’a surtout permis de découvrir à quel point le lien mère-fils est rempli de pudeur et de tendresse, de fascination aussi… Et qu’un sujet comme le décalottage déclenche de vraies polémiques !

Vos enfants comprennent votre métier ? Je vous laisse juge : celui de six ans s’imagine que j’ai le même métier que Tintin et réclame un chien. Celui de 5 ans, bientôt, est d’accord pour le chien. Et Joseph écrit les articles avec moi, sur mes genoux.

Difficile de concilier vie pro et vie de maman ? Oui et non, comme pour toutes. Si ils sont malades, je peux les garder avec moi, ce n’est pas un souci. Et en même temps, il n’y a jamais assez d’heures dans la journée…

Qu’est ce qui vous rend vous rend le plus fière de vos fils ? Leur sens de l’humour et leur hyper sensibilité. Ils sont très différents, mais les trois ont ce point commun. Ça me touche.

Que voulez-vous leur transmettre ? La curiosité et l’envie d’avoir envie. Et la gentillesse, c’est un mot qui a mauvaise presse, je ne sais pas pourquoi, c’est bien d’être gentil ! Ah oui, j’allais oublier ça, alors que c’est tellement crucial pour moi : le sens de la fratrie. Mon plus grand bonheur est de les voir (malgré les bagarres !) si proches, si complices.

Votre journée idéale en famille ? Un pique-nique à l’Océan, dans le Sud- Ouest !

Un mot que vous leur glissez avant le dodo ? Je t’aime, je t’aime, je t’aime. Et ils me répondent (enfin, pas encore le plus petit !) : et moi je t’aime plus loin que la galaxie.

 

 

 

 

 

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