L’interview de Audrey Bernard, fondatrice du merveilleux site Petit Sioux

Quand j’ai connu Audrey, elle état éditrice aux editions First ou j’ai eu la chance d’écrire plusieurs livres.

Audrey m’a tout de suite plue par sa gentillesse, sa bienveillance et sa volonté de m’éditer 😉

Elle a quitté le monde de l’édition pour montrer sa boite, Petit Sioux, et comme je trouve l’idée super, je voulais que toi cher lecteur, tu puisses partager ça avec moi.

(Audrey à gauche et son associée Sophie à droite)

SERIALCV

Nom Bernard

Prénom Audrey

Age  36

Situation de famille ? Célibataire, tata et marraine gaga 🙂

Métier ? Co-fondatrice de Petit Sioux, la box pédagogique de location    de jouets.

SERIALQUESTIONS

Tu viens de créer ta boîte avec une amie après avoir été éditrice durant des années. Pourquoi ce changement de vie ? J’ai adoré mon métier d’éditrice, je travaillais sur des thématiques pratiques et notamment sur la vie de famille, la puériculture, etc. Au bout de 10 ans dans l’édition, j’avais envie d’explorer de nouveaux horizons, de tenter une nouvelle aventure, avec une dimension écologique qui me tient beaucoup à cœur dans ma vie perso.

Alors …Petit Sioux c’est quoi ?

Petit Sioux, c’est un système de location de box pédagogiques de jouets, pour les enfants de la naissance à 4 ans. Le principe est simple : les parents reçoivent chez eux une box contenant une sélection de jouets adaptés à l’âge de leur enfant, ainsi que des infos pédagogiques. Ils la gardent 2 mois ou plus, puis la renvoient en échange d’une nouvelle, adaptée au nouvel âge de l’enfant. Chaque box contient au minimum 3 jouets en bois, tissu ou carton, sélectionnés pour leur qualité et leur succès auprès des enfants de l’âge concerné.

Nous avons construit notre offre avec l’aide de professionnels de la petite enfance, autant pour la sélection des jouets à chaque âge que pour la rédaction des fiches pédagogiques proposées dans la box.

Petit Sioux, c’est une solution pour profiter de jouets et de conseils toute l’année, sans s’encombrer, sans surconsommer ni gaspiller, mais en gagnant du temps et en bénéficiant d’un effet surprise tous les 2 mois !

Comment est née l’idée ? Avec mon associée Sophie, on est très sensibles à l’écologie, on fait attention à consommer de façon responsable, on limite nos déchets, etc. Quand Sophie est devenue maman, on a beaucoup discuté du fait que l’arrivée d’un enfant rendait plus difficile la consommation responsable. Notamment pour les jouets. Nous avons alors pensé à la location, et au concept d’une box que l’on recevrait à la maison pour une durée limitée. Exit la charge mentale côté jouets !

Notre idée était là, nous n’avions plus qu’une envie : la tester, l’éprouver, la façonner… et nous lancer !

Pourquoi ce nom ? Ce qui nous plaisait dans Petit Sioux, c’est le côté enfantin et communautaire (on veut constituer une tribu de super parents !). Et, petit clin d’œil, « être sioux », c’est être rusé… comme l’est notre concept !

Pour l’anecdote, nous avons choisi ce nom comme nous aurions choisi le prénom d’un enfant : on avait chacune une liste de noms préférés, et on les a croisées !

Les parents choisissent-ils les jouets ou est-ce une surprise à chaque box ? Quel genre de jouets peut on y trouver ?Chaque box est surprise ! Cela évite aux parents de se demander quel jouet pourrait correspondre à l’âge de leur enfant, et cela permet de surprendre parents et enfant.

Nos jouets sont des jouets d’éveil, en matière renouvelable, bois, tissu ou carton, sans piles ni plastiques.

Et si les jouets sont abîmés par mon enfant après 2 mois, il se passe quoi ? Rien ! La location comprend la garantie casse et usure, c’est nous qui prenons le risque. La solidité est aussi un de nos critères de choix : on a confiance en nos jouets !

En quoi c’est important pour toi/pour vous l’idée d’échange ? La production et l’importation des jouets consomment beaucoup de matière première et sont très polluants.  De plus, les jouets ne sont pas utilisés au maximum de leur potentiel : une fois achetés, ils ne sont généralement utilisés que quelques mois par l’enfant, alors qu’une nouvelle vie pourrait les attendre. Nous avions donc envie de proposer de faire « tourner » les jouets entre les familles, pour leur offrir plusieurs vies ! Le mot d’ordre c’est « facilitons-nous la vie et limitons l’importation lointaine de jouets ».

Que peut-on vous souhaiter pour Noël ? Plein de box Petit Sioux au pied du sapin ! Notre offre est disponible sous forme d’abonnement (sans engagement), mais aussi sous forme de packs (pour les cadeaux ou pour recevoir ponctuellement une ou plusieurs box). Il est donc possible d’offrir Petit Sioux, pour faire plaisir, surprendre et contribuer à une consommation plus responsable des jouets !

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La vie de rêve sur les réseaux sociaux

Récemment une ou deux personnes m’ont dit que j’avais apparemment une vie de rêve si l’on en croit mon compte Instagram (ze_serial_mother).

C’est gentil de leur part et j’ai en effet la chance d’avoir une jolie vie remplie d’amour, de merveilleux enfants, d’un job que j’aime, d’un mari que j’aime, de 4 enfants que j’aime et d’amis formidables.

Pourtant personne n’est dupe. Si ?

Il y a la vie qu’on veut bien montrer à voir sur les réseaux sociaux notamment Instagram et il y a la vraie vie.

La vraie vie. Celle qu’on ne montre pas en fait. Parce que ça ne fait pas, parce que c’est triste, parce que c’est moche, parce que.

Ainsi on peut mettre des photos de soi, de ses voyages, de ses enfants, des recettes de cuisine qu’on fait, des postures de yoga qu’on arrive à réaliser, des merveilleuses amies qu’on a, de son formidable mec, des délires trop trop trop géniaux qu’on se tape avec sa belle mère et pour autant…pour autant tout cela est soit totalement faux, soit cache l’envers de la vraie vie.

A base de #mesmerveilleuxenfants, #leyogacestmavie, #myfriendisbetterthanyours, #monamourestlemeilleur, #jadorelire, #vivelebio.

A base de hastags et de clichés bien jolis on montre ce qu’on veut. On se fabrique une identité 2.0 qui masque parfois les disputes conjugales, les maladies, les décès, les enfants odieux, les trahisons, les poils sous les bras, les vergetures au bidon.

A base de like, de followers, de retweet, de fans, on se fabrique un autre soi. Pour le meilleur et parfois pour le pire.

Ce que je veux vous dire c’est qu’on a tous nos hauts, nos bas, nos espoirs, nos souffrances et que ce n’est pas parce que les hashtag #jailagrippe ou #jevaisdivorcer, #jevaismal ou #mameilleureamieestuneconne ne fleurissent pas sur IG, que ça n’existe pas.

Vivons un peu, beaucoup, passionnément la VRAIE VIE.

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Oserez-vous le laisser à la cantine alors que vous êtes en RTT ?

1/ Il déteste la jardinière de légumes

a/ca tombe bien il y en a pas chez vous.

b/ 5 fruits et légumes par jour

c/ La jardinière de la cantine c’est si bon, on dirait du Ducasse !

2/ Qui sait que vous êtes en RTT ?

a/ Personne

2/ Personne

3/ Vous (donc personne)

3/ Ce soir pour le consoler vous ferez (question compte triple)

a/ une pizza

b/des nouilles

c/des frites

4/ Cette journée de RTT vous avez plein de trucs importants à faire comme

a/rien

b/flâner

c/glander

5/ La cantine de votre enfant est

a/ pas super bonne

b/ moyennement bonne

c/passablement bonne

6/ La cantine c’est génial pour

a/etre avec les copains

b/lancer ds petits pois

c/faire du bruit

7/ Oui mais vous vouliez manger

a/des sushis

b/des makis

c/ des tekamakis

8/ Dans la balance c’est plus important de déjeuner avec lui ou de

a / profiter de votre putain journée RTT

b/aller au SPA

c/aller au ciné SEULE

9/  Vous allez lui faire croire que vous aussi vous avez

a/mangé à la cantine du bureau et que beurk

b/ déjeuné en 12 minutes dans un vacarme affreux

c/ eu un verre avec écrit votre âge dedans à la cafet

10/ Pour vous faire pardonner, vous

a/recommencerez lors de la prochaine journée RTT

b/ bah rien, ça va oh.

c/ lui ferez un câlin.

RESULATS :

Une majorité de A (ou de B ou de C) : vous bossez comme une chienne toute l’année, 67 heures par semaine alors pour une fois que vous posez une journée, vous avez envie de kiffer seule. Si c’est mal de laisser l’enfant à la cantine pour aller manger des suhis au SPA ? Non, c’est parfait, vous êtes en bonne voie.

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La 3ème

Notre grand, le bien nommé « aîné » de la famille, est en 3ème cette année.

Tout cela me parait donc totalement surréaliste dans la mesure où cet enfant était encore au chaud dans mon ventre hier et dans la mesure où j’étais en 3ème moi-même avant hier.

C’est l’année du Brevet, du stage en entreprise, la dernière année avant le lycée. A ce rythme là mon fils sera plus vieux que moi bientôt. Alors même que je sors de la puberté, qu’il reste un fond dans ma bouteille de Biactol, que je ne sais pas tout à fait me mettre de l’eye liner et que j’attends avec impatience d’avoir enfin les seins qui seront aussi gros que ceux de Pamela Anderson, l’enfant n’est pas loin de passer son bac.

Je sais, le temps passe vite blablaba mais je veux dire: PUTAIN LE TEMPS PASSE SUPER VITE.

Ce n’est pas par jeunisme que tout cela m’affole car je ne me sens pas SI vieille malgré le fait que mon fils de 6 ans me trouve un peu périmée mais parce que je me dis que ce fils, ce premier enfant qui poussait encore son premier cri il y a quelques minutes et ne faisait pas ses nuits il y a quelques secondes, est presque un homme.

Un homme qui va avoir sa part de responsabilité dans ce monde, un homme qui a déjà des belles idées sur des tas de choses, qui a sa vie, son compte Twitter, son avis sur la politique de Trump ou de Macron. Un homme qui va mener sa barque dans quelques années sans tenir la main de sa mère ou de son père (quoi que je pense à lui fournir une de mes mains dans sa poche, on en sait jamais), un homme qui va devenir un adulte et prendre son élan.

C’est troublant, réjouissant, surprenant de voir ses enfants devenir des adultes. C’est merveilleux aussi de se dire en tant que parents que nous avons lancé cet être dans le monde et qu’il nous semble déjà qu’il retombera sur ses pieds. C’est jouissif de les regarder évoluer, avoir leur vie, leur secrets, leur avis.

ps : je déconne, j’ai plus de bouteille de Biactol, j’ai de la crème anti rides.

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Quand mes 2 grand partent en séjour linguistique en Angeterre

Alors voilà. Ils ont grandi. Ils sont au collège. Lui en 3ème. Elle en 5ème. Ce sont mes deux grands versus les petits de 6 et 2 ans.

Ceux qui me suivent savent que j’ai (on a ) toujours poussé mes enfants à dormir chez des copains, à partir en colo et que depuis leurs 6/7 ans ils vont aux scouts sous la tente chaque été et que EVIDEMMENT ils adorent. Que tout cela ne fait pas de nous des parents indignes, au contraire je crois. Je pense que si on aime nos enfants on doit pouvoir les laisser vivre leur vie, leurs expériences, leur folie, leurs amitiés et les laisser s’amuser même sans nous. Franchement ils ont toujours adoré partir en colo et même le 3ème a tenté l’été dernier, à 6 ans, l’expérience et en redemande.

BREF. Les 2 grands sont donc partis cette semaine (ils y sont encore) en séjour linguistique en Angleterre. Parce que l’anglais à mes yeux, à nos yeux, est essentiel et que pour parler une langue, rien de tel que de partir sur place. J’ai fait ça toute mon enfance et je remercie mes parents chaque jour de pouvoir échanger en anglais, comprendre les paroles des chansons de Whitney Houston et regarder un film en VO.

Il y a 2 ans, mon grand qui était en 5ème était déjà parti en Angleterre sur un campus avec l’organisme CLC.

Alors j’ai réitéré.

Si j’en parle aujourd’hui c’est parce que je trouve cet organisme canon. Et que souvent on me demande en tant que maman, en tant que blogueuse si je connais pas un organisme. Alors voilà !

Mon fils a choisi 8 jours en immersion totale. Il a conscience que pour maitriser une langue, rien de tel que l’immersion totale. Il est donc parti depuis samedi dernier dans le Kent, non loin de la mer, chez un couple génial de retraités qui s’occupe de lui comme de leur petit fils. Au départ, il a dit « ouais des retraités, ouais je sais pas bof ». OK je peux vous dire, vous jurer que mon fils va faire la tronche de rentrer ! Chaque matin il a 2 heures de cours d’anglais avec la dame qui était prof d’anglais et ensuite il vit sa vie avec le monsieur qui l’a emmené au musée, voir des châteaux, regarder un match de foot, visiter à peu près tout le Kent.

UN DE SES MESSAGES A MOIIIIII

Si ce n’est qu’on lui a filé à manger une banane enrobée de dinde (hahahhhaaaa), il surkiffe et je pense, je vous le dirai, qu’il a du progresser totalement. (à partir de 900 euros les 8 jours tout compris).

Ma fille de 12 ans, pour sa première expérience à l’étranger, a choisi une formule différente. Logée dans une famille avec une autre jeune fille française d’environ son âge (elle ne la connaissait pas mais elles sont devenues copines), elles se rendent chaque matin à l’école où elles ont cours d’anglais avec 25 autres français qui ont entre 12 et 16 ans.

Les après midi sont passées entre Français à découvrir de façon sportive ou culturelle Margate (ville assez hype du Kent). Une journée a été passée à Londres ! Chaque jour sur son/notre compte CLC on a un compte rendu de la journée (et évidemment entre temps elle nous envoie 56789 messages whatsApp). C’est une première prise de contact avec le pays, en douceur et je pense que la prochaine fois elle ira en immersion totale.

Le séjour est à partir de 780 euros tout compris (train, repas, famille, cours, journée à Londres etc etc)

Si je vais recommencer ? MAIS OUI. Et je pense que c’est eux qui me le demanderont. Merci CLC. !

Les voyages forment la jeunesse.

BRIAN IS THE KITCHEN !

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L’interview de la serialmother : Camille Nahum, Scénariste et réalisatrice

Pour ceux qui suivent (il y a en a 2, 3 dans la salle je crois).Avant l’été j’avais eu la chance de rencontrer et d’interviewer la merveilleuse Sophie Nahum qui réalise des vidéos essentielles et formidables sur les derniers rescapés de la Shoah.(ça s’appelle Les Derniers c’est par ici).

Sa soeur est tout aussi formidable (y a des familles comme ça). Elle s’appelle Camille et c’est avec joie que je l’ai aussi interviewée ici et maintenant !

Camille est réalisatrice, scénariste, maman solo et plutôt très drôle !

Qui est cette maman solo qui est en train de réaliser un long métrage, qui écrit une série,qui vit à mille à l’heure et qui rêve de rencontrer l’homme de sa vie ? Lisez donc !

Et vive les soeurs Nahum !

SERIALCV

Nom NAHUM

Prénom CAMILLE

Age 39

Situation de famille ? CELIBATAIRE

Métier ? SCENARISTE-REALISATRICE

Prénom et âge de ton enfant ? LUCIE BIENTOT 4 ANS (en décembre)

Surnoms que tu lui donnes ? BOUBOU (aucune idée pourquoi) ou LULU (plus évident)

Surnoms qu’elle te donne ? Maman-Chérie-D’Amour

SERIALQUESTIONS

Dernière punition ?

C’est rare que je donne des punitions (je suis assez sévère pour ne pas en avoir besoin, en général) mais la priver de dessins animés est toujours très efficace, j’avoue. La dernière fois, c’était il y a deux semaines, je crois, et elle s’est tenue à carreaux tout le reste de la semaine, car elle sait pertinemment que je vais rien lâcher.

Dernier câlin ?

Alors on est TRES câlins ! D’ailleurs, je suis la seule personne à qui elle accepte d’en faire (avec son papa, bien sûr) et du coup, j’ai droit à de bonnes grosses doses ! Mais, la règle est d’éviter de lui réclamer et de la laisser venir à moi. Mais le câlin, chez nous, c’est dès le réveil jusqu’au coucher !

Dernier plat cuisiné par toi (picard compte  pas) ?

En tant que grande gastronome, je ne fais QUE des plats maison à base de produits frais du marché ! Donc, hier…

Tu es réalisatrice, scénariste, comédienne. Raconte nous en quoi cela consiste car ça envoie du rêve !

Oui, après m’être essayée à pas mal de choses, je suis revenue à mon premier rêve : faire de la fiction !

J’ai le pouvoir de sublimer mes soucis, mes problèmes et mes angoisses en belles histoires. Mais, ce rêve à un prix, surtout quand on est maman solo.

Je travaille à côté, pour gagner ma vie, je suis coach en communication et développement personnel et j’adore ça ! Je travaille également pour une boîte de web, en ce moment.

Je cumule pleins de projets car l’écriture, en soi, ne paie pas tant qu’un projet n’est pas en développement dans une chaîne ou tant qu’il n’est pas financé.

Donc, pour me donner les moyens de ce rêve, j’ai renoncé à toute vie sociale (ou sentimentale) et je bosse environ 14 heures par jour et souvent les week-ends. Mais un rêve n’a pas de prix , et c’est une chance de pouvoir encore rêver quand on a des enfants.

Comment on fait pour dire à ses parents qu’on veut devenir comédienne ?

Alors, j’ai eu la chance que mes parents m’aient toujours encouragée dans ma passion ! (même si je ne leur ai pas vraiment laissé le choix) La seule condition était de passer le bac. (Je voulais arrêter l’école en troisième pour me consacrer à la comédie et ça, c’est pas passé !)

En plus, c’était le rêve de ma mère de devenir comédienne, donc, quelque part, elle l’a vécu un peu à travers moi. Par contre, j’ai commencé à bosser juste après le bac, comme serveuse, pour me payer mes cours de théâtre ; ça aussi c’était le deal !

Mon père m’a tellement encouragée qu’il a même monté une boîte de production (je précise qu’il est radiologue), pour produire avec moi mon premier spectacle « Le chat du rabbin » d’après la BD de Joann Sfar.  Il m’a dit que c’était sa façon à lui de financer mes « études ». Quand j’avais 24 ans, on est donc devenus associés, en quelque sorte, et jusqu’à aujourd’hui, on a encore pleins de projets qu’on voudrait réaliser ensemble et, surtout, celui d’ouvrir un genre de resto-théâtre. Mes parents sont toujours très fiers de moi et ce ne sont pas les derniers à rigoler à mes blagues et mes bêtises, aussi vulgaires soient-elles. Ma mère est une cinéphile aguerrie et c’est ma première lectrice. Quand j’ai terminé un projet, en général, je me fie d’abord à son avis, avant de le présenter aux producteurs. Elle a une vraie sensibilité et une vraie culture cinématographique. En ce moment, elle m’aide à faire le casting de mon film « Jokos » et me propose régulièrement des comédiens.  Donc, plus qu’un soutien, ce sont de vrais partenaires, depuis toujours.

Tu as fait de la scène aussi, raconte !

Oui, j’ai commencé par la scène car, depuis très jeune, je voulais, envers et contre tout, devenir comédienne. Ca a été une période de ma vie très importante, mais aussi assez douloureuse. Je suis une très grande traqueuse, donc, tous les jours, j’angoissais toute la journée, avant de monter sur scène. Une fois que le rideau s’ouvrait et que le public apparaissait, je me sentais à ma place, à la maison, là où je devais être. Mais, le lendemain, cette boule revenait, dès le réveil et me pourrissait la journée. C’est une des raisons qui ont fait que j’ai arrêté la scène. Même si je ne renonce pas à y revenir, un jour…

Tu es maman célibataire, comment se passe ta vie de maman ?

Aujourd’hui, je partage ma vie entre mes deux passions : ma fille et le cinéma. Difficile de trouver de la place pour autre chose, car les deux sont très prenants et demandent beaucoup d’implication.

Disons que je n’ai pas trop l’habitude de marcher, je cours ! Tout le temps ! Je ne sais pas ce que c’est que de ne faire qu’une chose à la fois, le repos est un mot de plus en plus étranger. Mes amis ont changé, à chaque fois que je les revois et le concept de retrouver un amoureux se classe plus, pour le moment, dans le tiroir du fantasme… Mais, je n’ai jamais été aussi libre et heureuse !

Ma fille et moi, on a notre petite vie à 2 et on s’éclate ! On rit, on découvre, on partage. Elle m’apprend sur la vie autant que j’essaie de lui en apprendre et le monde est tellement plus beau en le voyant avec ses yeux d’enfant. Moi, j’ai toujours le sentiment d’avoir 20 ans, donc on n’est pas si loin, en âge, elle et moi.

C’est une vie assez aliénée et aliénante mais j’apprends à voir le verre à moitié plein et j’en profite à fond, tant que je n’ai pas vraiment le choix.

Quel regard les autres posent sur toi ?

Je crois que pas mal de gens se demandent comment j’arrive à composer avec tout ça, surtout en ayant choisi un métier aussi précaire et incertain. Mais, j’ai le sentiment que c’est quand on se met en danger, que les choses se réalisent, alors je fonce !

J’adore quand on me nomme « warrior » ou que les gens me disent qu’ils sont impressionnés par mon courage ; ça me conforte encore plus dans ma bataille et ça me donne la force de continuer avec fierté.

Ta fille comprend ton job ?

Oui, je lui montre les films que j’ai réalisés et elle fait bien la différence entre la vraie vie et le cinéma. Heureusement parce qu’elle m’a vue embrasser un homme, être enceinte, pleurer…

Quand on lui demande, elle dit : « Maman, elle fait des films ». Je crois que ça l’impressionne pas mal, mais elle ne trouve pas ça complètement absurde non plus. D’autant que je l’emmène souvent au cinéma et elle adore ça !

C’est quoi tes projets?

Tourner mon premier long-métrage Jokos pour le cinéma en 2020, si tout va bien. Tourner ma série « Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour » pour la télévision. Terminer l’écriture de deux nouveaux projets de long-métrages, l’écriture d’un nouveau court et lancer sa production (que j’auto-produis), lancer l’écriture et la production d’une mini série pour le web…

Acheter une résidence secondaire et trouver l’homme de ma vie.

A terme, j’aimerais bien quitter Paris pour m’installer un peu plus au vert, mais j’attends d’abord de refaire ma vie pour réaliser ce projet « en famille ».

Qu’est ce qui te rend le plus fier de ta fille ?

Le fait de la voir si bien dans sa peau, à l’aise et libre.

Tous les jours, je lui dis combien je suis fière d’elle et c’est très important, je pense, pour sa construction. On compense toujours un peu ce dont on a manqué, j’imagine, et moi, je me focalise beaucoup sur ça, c’est vrai.

Quand on me dit, à l’école, qu’elle est toujours souriante et gaie, rien ne me rend plus fière et heureuse.

Que veux-tu lui transmettre ?

L’amour des autres, le partage et la bienveillance. Je suis un peu dure, d’ailleurs, à ce sujet et j’ai tendance à me fâcher quand elle refuse de prêter ses jouets.

Je veux aussi lui transmettre que dans la vie, il faut se battre et ne rien lâcher, ne pas renoncer et avancer. Mais ça, je crois qu’elle me voit assez le faire au quotidien et elle a cet état d’esprit naturellement, sans que j’ai besoin de lui inculquer. On dit que les enfants intègrent et reproduisent plus ce qu’ils voient que ce qu’on leur dit. Je veux aussi que ma fille soit autonome et forte, dans la vie, car je sais que je ne serai pas toujours là pour la protéger.

Un rituel du soir ?

Je dois la porter « en princesse » (ou en sac de patate, en fonction de son humeur) jusqu’aux WC, puis jusque dans la salle de bain, elle fait semblant de dormir ; j’allume toutes les lumières avec ses pieds. Ca nous fait beaucoup rire ! Après, elle me raconte sa journée, dans son lit, ou ce qui l’a marquée, en tout cas. On parle de la vie, du monde, des gens… Elle vient tout juste de m’avouer qu’elle était amoureuse. Et puis, je lui chante une chanson que j’aime (de la Soul ou du Jazz, en général) en lui faisant des « gratouillis » dans le dos, puis je lui chante « Dodo Ninette », la chanson que ma grand-mère me chantait enfant. Les paroles sont un peu obsolètes, car elles parlent d’une jeune fille qui va se marier à 16 ans… D’autant que moi, je ne me suis jamais mariée. Mais, ça me fait vraiment plaisir de lui transmettre ce souvenir de ma grand-mère que j’aimais tant et qui est partie bien trop tôt.

Bon et un moment où tu as envie de la larguer pour fuir loin avec mojito ?

Je crois que j’ai pas le temps d’avoir cette envie, mais j’avoue que le lever 7h15 TOUS les matins, je ne m’y fais toujours pas et que c’est vraiment LE moment de la journée où j’aimerais bien être ado et sans personne à charge et fumer des clopes au lit.

Tes bonnes astuces de maman ?

Pour faire manger des légumes à ma fille, ou autres aliments compliqués, je la fais cuisiner avec moi. C’est un chef étoilé qui m’avait donné cette astuce, quand je dirigeais un magazine gastronomique sur M6. Elle est tellement fière de manger les petits pois qu’elle a écossés ou ses frites de poisson maison !

J’évite les médicaments, de façon générale, et je la soigne, tant que possible, par l’alimentation.

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Les nuits

Tu sais ce moment où ta paupière se ferme mais que, telle une allumette qui la maintiendrait en l’air, le cri de ton nourrisson vient t’arracher à un semblant de sommeil ?

Tu sais ce moment où, un bon livre entre les mains tu tombes presque dans un rêve mais que ton ado appelle-il est minuit- et te dit « mam’s tu oublies pas hein, tu viens me chercher à la soirée ? »

Tu sais ce moment où tu dors profondément et qu’un petit être vient secouer tes draps et projeter du vomi dessus ?

Tu sais ce moment où tu te dis que c’est dimanche, que tu vas enfin pouvoir dormir un chouilla plus tard mais que oh joie, ton enfant décide que justement parce que c’est dimanche il va se réveiller plus tôt.

Les nuits avec des enfants sont souvent blanches, souvent grises, jamais sereines, souvent agitées. Alors on se dit qu’on dormira plus tard, quand ils seront grands. Et puis ils grandissent, on vieillit, on dort moins bien parce que bon on est vieux.

Il faut du courage, car oui c’est de courage qu’il est question avec les nuits des petits qu’on a mis au monde. On en rira plus tard hein, on en rira.

Mais là…on en rit pas !

COURAGE ! MAY THE FORCE BE WITH YOU !

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Chui pas vieille chui vintage

J’ai 40 ans. C’est pas grave comme dirait mon fils de 6 ans. Je ne trouve pas ça grave, je trouve ça chouette à vrai dire et j’en ai même fait un livre rigolo paru l’an dernier (40 ans c’était vieux avant, éditions Leduc).

L’âge avançant, il faut tout de même se résoudre à avouer que mes 18 ans sont désormais plus loin que mes 60.Comme mon fils ainé a 14 ans, fatalement je ne PEUX pas en avoir 25.

Je me tourne alors vers mes propres parents qui eux non plus ne « voient pas le temps passer » et j’essaie de les imaginer eux aussi à 40 ans. Pour moi lorsque ma mère avait 40 ans, je la trouvais super dame, super âgée. Quant à mon père il m’a eue à 45 ans…un vieillard 🙂

Aujourd’hui lorsque je dis à mi voix que non je n’avais pas de portable, pas de musique sur Internet, pas d’Internet en fait, que ouais les adultes clopaient dans la train, l’avion, au resto, qu’on n’attachait à peine les gosses à l’arrière de la voiture, qu’on n’avait pas Netflix puisqu’on avait que 3 chaines, que l’arrivée et la mort de la chaine 5 je l’ai connue, que je suis de la génération Mitterrand, que Macron a quasi le même âge que moi, que les petits pots existaient vaguement, qu’on faisait dormir les nourrissons sur le ventre, que j’avais un walkman avec des cassettes qui perdaient leur fils dans mes doigts, que j’ai adoré les 2B3, que John Lennon vivait encore lorsque je suis née, que Giscard était déjà vieux, qu’on avait le R2 et même un fil au bout du téléphone, qu’on collectionnait les pin’s et les Crados, qu’on trouvait Chirac beau, qu’on avait encore des agendas dans lesquels on écrivait nos devoirs, qu’on a connu la grande époque des Top Model, qu’on rêvait de voir son nom défiler au générique du Club Dorothée, que nos parents étaient parfois nés pendant le 2ème guerre mondiale, que nos grands-mères ressemblaient à des vieilles dames…quand on dit tout cela, on se dit qu’on n’est pas vieux. Non on est vintage!

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542 choses auxquelles les parents pensent en septembre

Il est là. Le mois de Septembre. Premier mois en « embre » qui signe le début des mois en « embre » annonçant l’automne et l’hiver.

Il est là, le neuvième mois de l’année, celui dont janvier a fini par accoucher. Et comme un nouveau né, il doit trouver son rythme.

Et avec lui la charge mentale qui redouble de présence.

Non, je ne vais pas énumérer 542 choses car ni toi ni moi n’avons le temps et l’envie mais je pourrais tant il y a de choses à dire, à se remémorer, à ne pas oublier en septembre.

On va faire plus court mais efficace.

1/ Merde l’ai-je inscrit à la cantine ?

2/ Et à l’accueil du soir ?

3/ C’est quoi cet emploi du temps pourri..!

4/ Ok donc je vais devoir annuler le cours de théâtre pour lequel je me suis tapée 3 heures de queue en juin parce que en fait le jeudi il finit à 18H…Super.

5/ Putain encore des cahiers et des stylos à acheter? Mais je suis pas une banque moi!

6/ Sérieusement quelle idée de grandir des pieds, va falloir acheter des nouveaux chaussons de danse, des nouvelles baskets, des nouvelles pantoufles…pffff.

7/ Ah mais la réunion de la rentrée le jeudi à 16H30 comment je vais faire ?!!!

8/ Et mince…je savais bien que l’inscription au CP était pas automatique….On est mal là…

9/ Ok ce week-end je fais le tri. Je sors les affaires d’hiver. Pfff, pas que ça à faire.

10/ Donc dans 6 semaines c’es les vacances…OK je suis pas prête.

11/ Deux mois de vacances en pleine forme et paf il tombe malade le jour de la rentrée.Super.TOP.

12/ Mot de passe Pronote? Mais je sais pas moi!!!

13/ Mot de passe de la crèche ? Mais j’en sais rien!!! Vacances j’oublie tout.

14/ Comment ça le prof ne veut pas de ce cahier à spirales ? M’en fiche moi, tu le lui diras.

15/ T’es sûre poussinnette que je dois VRAIMENT venir à la réunion de ta classe ? Non parce que 19H c’est un peu l’heure de mon spritz…

16/ Je proclame ici que je prends 3 bonnes résolutions.

17/ Non je déconne, zéro puisque je ne sais pas les tenir.

18/ Ah mais non…je ne savais pas que l’école était vraiment obligatoire. Bah oui quoi..panne de réveil de septembre tu connais pas ?!

Allez courage les parents!

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Comment coucher ses enfants en 5 minutes

Ok je sais ce que tu te dis là en ayant lu le titre de ce billet. Tu te dis que je mens, que je raconte n’importe quoi, que tant que j’y suis je vais aussi te dire comment faire des enfants sages et blablabla.

Alors voilà : non je ne sais pas comment faire des enfants sages, je ne sais toujours pas comment faire apparaitre George Clooney en faisant un café (la publicité était mensongère, que veux tu) MAIS je peux te jurer que je sais désormais coucher et endormir mes deux plus jeunes de 2 et 6 ans en 5 minutes. Sans armes ni violence comme dirait l’autre.

Non, non. Avec poésie et douceur.

On va être honnête ici parce que l’honnêteté c’est important pour moi. (y a plein de trucs importants pour moi comme le chocolat noir, les Beatles et-ne me juge pas- les claquettes en été). La marque Moonlite demandé de tester et de parler de son projecteur d’histoires. Au début, j’ai pas dit OUI tout de suite parce que les tests produits c’est pas trop mon truc. Je voulais d’abord tester avant de dire OUI. J’ai donc essayé et j’ai VRAIMENT aimé. Je veux dire VRAIMENT (comme quand Bébé elle dit à Johnny qu’elle veut VRAIMENT danser avec lui). Alors je vais t’en parler. Parce que mince, toi aussi tu as le droit au bonheur. Toi aussi tu as le droit de coucher tes gosses sans appeler Pascal le Grand Frère. Ouais, toi AUSSI tu as le droit de connaitre ce kiff absolu.

Moonlite c’est quoi ?

C’est un projecteur d’histoires à clipser sur ton smartphone. Grâce au flash du smartphone, des images seront émises sur le mur/le plafond/où tu veux. Mais pas n’importe quelles images. Des illustrations pour enfants qui sont accompagnées d’un texte que toi, cher parent, tu vas lire sur l’application. Il y a aussi une jolie musique de fond et des sons à activer au fil et à mesure de la lecture. A mesure que tu lis l’histoire, tu tournes ton petit disque qui est inséré dans le projecteur. Ainsi les images défilent au son de ta voix.

Pourquoi c’est bien ?

Parce que c’est une expérience immersive magique. Je m’explique : l’enfant (même celui de 2 ans ici) regarde les images s’afficher sur le mur ou le plafond de sa chambre. Ce n’est pourtant pas un film ni un écran mais bien des images façon ombres chinoises et crois le ou non, ça l’éclate bien plus que l’écran d’un Ipad. Ce qui l’éclate bien aussi c’est que sa maman/son papa/ sa mamie/qui veut bien/ maitrise l’histoire, aille à son rythme et participe avec lui à cette histoire du soir. L’idée c’est pas juste de se débarrasser de ce moment un peu chiant parfois faut bien le dire, de l’histoire du soir mais de rendre ça ludique et poétique (et même pas chiant)

Mon fils de 2 ans et demi, ma Moonlite, mon mur, ma projection.

OK mais c’est pratique ou pas ?

Comme je l’ai déjà dit plus haut, je suis honnête ici. C’est pas pratique, c’est SUPER pratique. C’est tout petit (moitié de ma petite main), ça se fixe sur n’importe quel smartphone donc comme on en a tous bah c’est facile et ça ne demande que de se mettre dans l’obscurité, de charger l’appli gratuite, de lire, de se coller à son gamin et de kiffer. Attention toutefois car la première fois tu seras assez étonné(e) de voir que ton gamin a adoré et te le réclame à nouveau le lendemain soir.

Donc…

Bah donc c’est vraiment chouette. Depuis quelques soirs on fait des séances Moonlite (Le petit chaperon rouge, Boucle d’or, Jack et le haricot magique) et je peux te jurer que les deux sont pressés de se brosser les dents et d’aller écouter et regarder leur histoire.

J’ ai testé le Gift Pack avec 5 histoires, mais un pack de deux histoires existe également. (24,99 euros) Et puis ensuite tu peux évidemment en racheter à l’unité. Infos, point de vente ICI

Maintenant ils se couchent avec rapidité et joie. Reste plus qu’à trouver une solution pour coucher le chien rapidos aussi.

Moi, ma Moonlite et le bonheur.

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