La 3ème

Notre grand, le bien nommé « aîné » de la famille, est en 3ème cette année.

Tout cela me parait donc totalement surréaliste dans la mesure où cet enfant était encore au chaud dans mon ventre hier et dans la mesure où j’étais en 3ème moi-même avant hier.

C’est l’année du Brevet, du stage en entreprise, la dernière année avant le lycée. A ce rythme là mon fils sera plus vieux que moi bientôt. Alors même que je sors de la puberté, qu’il reste un fond dans ma bouteille de Biactol, que je ne sais pas tout à fait me mettre de l’eye liner et que j’attends avec impatience d’avoir enfin les seins qui seront aussi gros que ceux de Pamela Anderson, l’enfant n’est pas loin de passer son bac.

Je sais, le temps passe vite blablaba mais je veux dire: PUTAIN LE TEMPS PASSE SUPER VITE.

Ce n’est pas par jeunisme que tout cela m’affole car je ne me sens pas SI vieille malgré le fait que mon fils de 6 ans me trouve un peu périmée mais parce que je me dis que ce fils, ce premier enfant qui poussait encore son premier cri il y a quelques minutes et ne faisait pas ses nuits il y a quelques secondes, est presque un homme.

Un homme qui va avoir sa part de responsabilité dans ce monde, un homme qui a déjà des belles idées sur des tas de choses, qui a sa vie, son compte Twitter, son avis sur la politique de Trump ou de Macron. Un homme qui va mener sa barque dans quelques années sans tenir la main de sa mère ou de son père (quoi que je pense à lui fournir une de mes mains dans sa poche, on en sait jamais), un homme qui va devenir un adulte et prendre son élan.

C’est troublant, réjouissant, surprenant de voir ses enfants devenir des adultes. C’est merveilleux aussi de se dire en tant que parents que nous avons lancé cet être dans le monde et qu’il nous semble déjà qu’il retombera sur ses pieds. C’est jouissif de les regarder évoluer, avoir leur vie, leur secrets, leur avis.

ps : je déconne, j’ai plus de bouteille de Biactol, j’ai de la crème anti rides.

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Quand mes 2 grand partent en séjour linguistique en Angeterre

Alors voilà. Ils ont grandi. Ils sont au collège. Lui en 3ème. Elle en 5ème. Ce sont mes deux grands versus les petits de 6 et 2 ans.

Ceux qui me suivent savent que j’ai (on a ) toujours poussé mes enfants à dormir chez des copains, à partir en colo et que depuis leurs 6/7 ans ils vont aux scouts sous la tente chaque été et que EVIDEMMENT ils adorent. Que tout cela ne fait pas de nous des parents indignes, au contraire je crois. Je pense que si on aime nos enfants on doit pouvoir les laisser vivre leur vie, leurs expériences, leur folie, leurs amitiés et les laisser s’amuser même sans nous. Franchement ils ont toujours adoré partir en colo et même le 3ème a tenté l’été dernier, à 6 ans, l’expérience et en redemande.

BREF. Les 2 grands sont donc partis cette semaine (ils y sont encore) en séjour linguistique en Angleterre. Parce que l’anglais à mes yeux, à nos yeux, est essentiel et que pour parler une langue, rien de tel que de partir sur place. J’ai fait ça toute mon enfance et je remercie mes parents chaque jour de pouvoir échanger en anglais, comprendre les paroles des chansons de Whitney Houston et regarder un film en VO.

Il y a 2 ans, mon grand qui était en 5ème était déjà parti en Angleterre sur un campus avec l’organisme CLC.

Alors j’ai réitéré.

Si j’en parle aujourd’hui c’est parce que je trouve cet organisme canon. Et que souvent on me demande en tant que maman, en tant que blogueuse si je connais pas un organisme. Alors voilà !

Mon fils a choisi 8 jours en immersion totale. Il a conscience que pour maitriser une langue, rien de tel que l’immersion totale. Il est donc parti depuis samedi dernier dans le Kent, non loin de la mer, chez un couple génial de retraités qui s’occupe de lui comme de leur petit fils. Au départ, il a dit « ouais des retraités, ouais je sais pas bof ». OK je peux vous dire, vous jurer que mon fils va faire la tronche de rentrer ! Chaque matin il a 2 heures de cours d’anglais avec la dame qui était prof d’anglais et ensuite il vit sa vie avec le monsieur qui l’a emmené au musée, voir des châteaux, regarder un match de foot, visiter à peu près tout le Kent.

UN DE SES MESSAGES A MOIIIIII

Si ce n’est qu’on lui a filé à manger une banane enrobée de dinde (hahahhhaaaa), il surkiffe et je pense, je vous le dirai, qu’il a du progresser totalement. (à partir de 900 euros les 8 jours tout compris).

Ma fille de 12 ans, pour sa première expérience à l’étranger, a choisi une formule différente. Logée dans une famille avec une autre jeune fille française d’environ son âge (elle ne la connaissait pas mais elles sont devenues copines), elles se rendent chaque matin à l’école où elles ont cours d’anglais avec 25 autres français qui ont entre 12 et 16 ans.

Les après midi sont passées entre Français à découvrir de façon sportive ou culturelle Margate (ville assez hype du Kent). Une journée a été passée à Londres ! Chaque jour sur son/notre compte CLC on a un compte rendu de la journée (et évidemment entre temps elle nous envoie 56789 messages whatsApp). C’est une première prise de contact avec le pays, en douceur et je pense que la prochaine fois elle ira en immersion totale.

Le séjour est à partir de 780 euros tout compris (train, repas, famille, cours, journée à Londres etc etc)

Si je vais recommencer ? MAIS OUI. Et je pense que c’est eux qui me le demanderont. Merci CLC. !

Les voyages forment la jeunesse.

BRIAN IS THE KITCHEN !

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L’interview de la serialmother : Camille Nahum, Scénariste et réalisatrice

Pour ceux qui suivent (il y a en a 2, 3 dans la salle je crois).Avant l’été j’avais eu la chance de rencontrer et d’interviewer la merveilleuse Sophie Nahum qui réalise des vidéos essentielles et formidables sur les derniers rescapés de la Shoah.(ça s’appelle Les Derniers c’est par ici).

Sa soeur est tout aussi formidable (y a des familles comme ça). Elle s’appelle Camille et c’est avec joie que je l’ai aussi interviewée ici et maintenant !

Camille est réalisatrice, scénariste, maman solo et plutôt très drôle !

Qui est cette maman solo qui est en train de réaliser un long métrage, qui écrit une série,qui vit à mille à l’heure et qui rêve de rencontrer l’homme de sa vie ? Lisez donc !

Et vive les soeurs Nahum !

SERIALCV

Nom NAHUM

Prénom CAMILLE

Age 39

Situation de famille ? CELIBATAIRE

Métier ? SCENARISTE-REALISATRICE

Prénom et âge de ton enfant ? LUCIE BIENTOT 4 ANS (en décembre)

Surnoms que tu lui donnes ? BOUBOU (aucune idée pourquoi) ou LULU (plus évident)

Surnoms qu’elle te donne ? Maman-Chérie-D’Amour

SERIALQUESTIONS

Dernière punition ?

C’est rare que je donne des punitions (je suis assez sévère pour ne pas en avoir besoin, en général) mais la priver de dessins animés est toujours très efficace, j’avoue. La dernière fois, c’était il y a deux semaines, je crois, et elle s’est tenue à carreaux tout le reste de la semaine, car elle sait pertinemment que je vais rien lâcher.

Dernier câlin ?

Alors on est TRES câlins ! D’ailleurs, je suis la seule personne à qui elle accepte d’en faire (avec son papa, bien sûr) et du coup, j’ai droit à de bonnes grosses doses ! Mais, la règle est d’éviter de lui réclamer et de la laisser venir à moi. Mais le câlin, chez nous, c’est dès le réveil jusqu’au coucher !

Dernier plat cuisiné par toi (picard compte  pas) ?

En tant que grande gastronome, je ne fais QUE des plats maison à base de produits frais du marché ! Donc, hier…

Tu es réalisatrice, scénariste, comédienne. Raconte nous en quoi cela consiste car ça envoie du rêve !

Oui, après m’être essayée à pas mal de choses, je suis revenue à mon premier rêve : faire de la fiction !

J’ai le pouvoir de sublimer mes soucis, mes problèmes et mes angoisses en belles histoires. Mais, ce rêve à un prix, surtout quand on est maman solo.

Je travaille à côté, pour gagner ma vie, je suis coach en communication et développement personnel et j’adore ça ! Je travaille également pour une boîte de web, en ce moment.

Je cumule pleins de projets car l’écriture, en soi, ne paie pas tant qu’un projet n’est pas en développement dans une chaîne ou tant qu’il n’est pas financé.

Donc, pour me donner les moyens de ce rêve, j’ai renoncé à toute vie sociale (ou sentimentale) et je bosse environ 14 heures par jour et souvent les week-ends. Mais un rêve n’a pas de prix , et c’est une chance de pouvoir encore rêver quand on a des enfants.

Comment on fait pour dire à ses parents qu’on veut devenir comédienne ?

Alors, j’ai eu la chance que mes parents m’aient toujours encouragée dans ma passion ! (même si je ne leur ai pas vraiment laissé le choix) La seule condition était de passer le bac. (Je voulais arrêter l’école en troisième pour me consacrer à la comédie et ça, c’est pas passé !)

En plus, c’était le rêve de ma mère de devenir comédienne, donc, quelque part, elle l’a vécu un peu à travers moi. Par contre, j’ai commencé à bosser juste après le bac, comme serveuse, pour me payer mes cours de théâtre ; ça aussi c’était le deal !

Mon père m’a tellement encouragée qu’il a même monté une boîte de production (je précise qu’il est radiologue), pour produire avec moi mon premier spectacle « Le chat du rabbin » d’après la BD de Joann Sfar.  Il m’a dit que c’était sa façon à lui de financer mes « études ». Quand j’avais 24 ans, on est donc devenus associés, en quelque sorte, et jusqu’à aujourd’hui, on a encore pleins de projets qu’on voudrait réaliser ensemble et, surtout, celui d’ouvrir un genre de resto-théâtre. Mes parents sont toujours très fiers de moi et ce ne sont pas les derniers à rigoler à mes blagues et mes bêtises, aussi vulgaires soient-elles. Ma mère est une cinéphile aguerrie et c’est ma première lectrice. Quand j’ai terminé un projet, en général, je me fie d’abord à son avis, avant de le présenter aux producteurs. Elle a une vraie sensibilité et une vraie culture cinématographique. En ce moment, elle m’aide à faire le casting de mon film « Jokos » et me propose régulièrement des comédiens.  Donc, plus qu’un soutien, ce sont de vrais partenaires, depuis toujours.

Tu as fait de la scène aussi, raconte !

Oui, j’ai commencé par la scène car, depuis très jeune, je voulais, envers et contre tout, devenir comédienne. Ca a été une période de ma vie très importante, mais aussi assez douloureuse. Je suis une très grande traqueuse, donc, tous les jours, j’angoissais toute la journée, avant de monter sur scène. Une fois que le rideau s’ouvrait et que le public apparaissait, je me sentais à ma place, à la maison, là où je devais être. Mais, le lendemain, cette boule revenait, dès le réveil et me pourrissait la journée. C’est une des raisons qui ont fait que j’ai arrêté la scène. Même si je ne renonce pas à y revenir, un jour…

Tu es maman célibataire, comment se passe ta vie de maman ?

Aujourd’hui, je partage ma vie entre mes deux passions : ma fille et le cinéma. Difficile de trouver de la place pour autre chose, car les deux sont très prenants et demandent beaucoup d’implication.

Disons que je n’ai pas trop l’habitude de marcher, je cours ! Tout le temps ! Je ne sais pas ce que c’est que de ne faire qu’une chose à la fois, le repos est un mot de plus en plus étranger. Mes amis ont changé, à chaque fois que je les revois et le concept de retrouver un amoureux se classe plus, pour le moment, dans le tiroir du fantasme… Mais, je n’ai jamais été aussi libre et heureuse !

Ma fille et moi, on a notre petite vie à 2 et on s’éclate ! On rit, on découvre, on partage. Elle m’apprend sur la vie autant que j’essaie de lui en apprendre et le monde est tellement plus beau en le voyant avec ses yeux d’enfant. Moi, j’ai toujours le sentiment d’avoir 20 ans, donc on n’est pas si loin, en âge, elle et moi.

C’est une vie assez aliénée et aliénante mais j’apprends à voir le verre à moitié plein et j’en profite à fond, tant que je n’ai pas vraiment le choix.

Quel regard les autres posent sur toi ?

Je crois que pas mal de gens se demandent comment j’arrive à composer avec tout ça, surtout en ayant choisi un métier aussi précaire et incertain. Mais, j’ai le sentiment que c’est quand on se met en danger, que les choses se réalisent, alors je fonce !

J’adore quand on me nomme « warrior » ou que les gens me disent qu’ils sont impressionnés par mon courage ; ça me conforte encore plus dans ma bataille et ça me donne la force de continuer avec fierté.

Ta fille comprend ton job ?

Oui, je lui montre les films que j’ai réalisés et elle fait bien la différence entre la vraie vie et le cinéma. Heureusement parce qu’elle m’a vue embrasser un homme, être enceinte, pleurer…

Quand on lui demande, elle dit : « Maman, elle fait des films ». Je crois que ça l’impressionne pas mal, mais elle ne trouve pas ça complètement absurde non plus. D’autant que je l’emmène souvent au cinéma et elle adore ça !

C’est quoi tes projets?

Tourner mon premier long-métrage Jokos pour le cinéma en 2020, si tout va bien. Tourner ma série « Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour » pour la télévision. Terminer l’écriture de deux nouveaux projets de long-métrages, l’écriture d’un nouveau court et lancer sa production (que j’auto-produis), lancer l’écriture et la production d’une mini série pour le web…

Acheter une résidence secondaire et trouver l’homme de ma vie.

A terme, j’aimerais bien quitter Paris pour m’installer un peu plus au vert, mais j’attends d’abord de refaire ma vie pour réaliser ce projet « en famille ».

Qu’est ce qui te rend le plus fier de ta fille ?

Le fait de la voir si bien dans sa peau, à l’aise et libre.

Tous les jours, je lui dis combien je suis fière d’elle et c’est très important, je pense, pour sa construction. On compense toujours un peu ce dont on a manqué, j’imagine, et moi, je me focalise beaucoup sur ça, c’est vrai.

Quand on me dit, à l’école, qu’elle est toujours souriante et gaie, rien ne me rend plus fière et heureuse.

Que veux-tu lui transmettre ?

L’amour des autres, le partage et la bienveillance. Je suis un peu dure, d’ailleurs, à ce sujet et j’ai tendance à me fâcher quand elle refuse de prêter ses jouets.

Je veux aussi lui transmettre que dans la vie, il faut se battre et ne rien lâcher, ne pas renoncer et avancer. Mais ça, je crois qu’elle me voit assez le faire au quotidien et elle a cet état d’esprit naturellement, sans que j’ai besoin de lui inculquer. On dit que les enfants intègrent et reproduisent plus ce qu’ils voient que ce qu’on leur dit. Je veux aussi que ma fille soit autonome et forte, dans la vie, car je sais que je ne serai pas toujours là pour la protéger.

Un rituel du soir ?

Je dois la porter « en princesse » (ou en sac de patate, en fonction de son humeur) jusqu’aux WC, puis jusque dans la salle de bain, elle fait semblant de dormir ; j’allume toutes les lumières avec ses pieds. Ca nous fait beaucoup rire ! Après, elle me raconte sa journée, dans son lit, ou ce qui l’a marquée, en tout cas. On parle de la vie, du monde, des gens… Elle vient tout juste de m’avouer qu’elle était amoureuse. Et puis, je lui chante une chanson que j’aime (de la Soul ou du Jazz, en général) en lui faisant des « gratouillis » dans le dos, puis je lui chante « Dodo Ninette », la chanson que ma grand-mère me chantait enfant. Les paroles sont un peu obsolètes, car elles parlent d’une jeune fille qui va se marier à 16 ans… D’autant que moi, je ne me suis jamais mariée. Mais, ça me fait vraiment plaisir de lui transmettre ce souvenir de ma grand-mère que j’aimais tant et qui est partie bien trop tôt.

Bon et un moment où tu as envie de la larguer pour fuir loin avec mojito ?

Je crois que j’ai pas le temps d’avoir cette envie, mais j’avoue que le lever 7h15 TOUS les matins, je ne m’y fais toujours pas et que c’est vraiment LE moment de la journée où j’aimerais bien être ado et sans personne à charge et fumer des clopes au lit.

Tes bonnes astuces de maman ?

Pour faire manger des légumes à ma fille, ou autres aliments compliqués, je la fais cuisiner avec moi. C’est un chef étoilé qui m’avait donné cette astuce, quand je dirigeais un magazine gastronomique sur M6. Elle est tellement fière de manger les petits pois qu’elle a écossés ou ses frites de poisson maison !

J’évite les médicaments, de façon générale, et je la soigne, tant que possible, par l’alimentation.

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Les nuits

Tu sais ce moment où ta paupière se ferme mais que, telle une allumette qui la maintiendrait en l’air, le cri de ton nourrisson vient t’arracher à un semblant de sommeil ?

Tu sais ce moment où, un bon livre entre les mains tu tombes presque dans un rêve mais que ton ado appelle-il est minuit- et te dit « mam’s tu oublies pas hein, tu viens me chercher à la soirée ? »

Tu sais ce moment où tu dors profondément et qu’un petit être vient secouer tes draps et projeter du vomi dessus ?

Tu sais ce moment où tu te dis que c’est dimanche, que tu vas enfin pouvoir dormir un chouilla plus tard mais que oh joie, ton enfant décide que justement parce que c’est dimanche il va se réveiller plus tôt.

Les nuits avec des enfants sont souvent blanches, souvent grises, jamais sereines, souvent agitées. Alors on se dit qu’on dormira plus tard, quand ils seront grands. Et puis ils grandissent, on vieillit, on dort moins bien parce que bon on est vieux.

Il faut du courage, car oui c’est de courage qu’il est question avec les nuits des petits qu’on a mis au monde. On en rira plus tard hein, on en rira.

Mais là…on en rit pas !

COURAGE ! MAY THE FORCE BE WITH YOU !

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Chui pas vieille chui vintage

J’ai 40 ans. C’est pas grave comme dirait mon fils de 6 ans. Je ne trouve pas ça grave, je trouve ça chouette à vrai dire et j’en ai même fait un livre rigolo paru l’an dernier (40 ans c’était vieux avant, éditions Leduc).

L’âge avançant, il faut tout de même se résoudre à avouer que mes 18 ans sont désormais plus loin que mes 60.Comme mon fils ainé a 14 ans, fatalement je ne PEUX pas en avoir 25.

Je me tourne alors vers mes propres parents qui eux non plus ne « voient pas le temps passer » et j’essaie de les imaginer eux aussi à 40 ans. Pour moi lorsque ma mère avait 40 ans, je la trouvais super dame, super âgée. Quant à mon père il m’a eue à 45 ans…un vieillard 🙂

Aujourd’hui lorsque je dis à mi voix que non je n’avais pas de portable, pas de musique sur Internet, pas d’Internet en fait, que ouais les adultes clopaient dans la train, l’avion, au resto, qu’on n’attachait à peine les gosses à l’arrière de la voiture, qu’on n’avait pas Netflix puisqu’on avait que 3 chaines, que l’arrivée et la mort de la chaine 5 je l’ai connue, que je suis de la génération Mitterrand, que Macron a quasi le même âge que moi, que les petits pots existaient vaguement, qu’on faisait dormir les nourrissons sur le ventre, que j’avais un walkman avec des cassettes qui perdaient leur fils dans mes doigts, que j’ai adoré les 2B3, que John Lennon vivait encore lorsque je suis née, que Giscard était déjà vieux, qu’on avait le R2 et même un fil au bout du téléphone, qu’on collectionnait les pin’s et les Crados, qu’on trouvait Chirac beau, qu’on avait encore des agendas dans lesquels on écrivait nos devoirs, qu’on a connu la grande époque des Top Model, qu’on rêvait de voir son nom défiler au générique du Club Dorothée, que nos parents étaient parfois nés pendant le 2ème guerre mondiale, que nos grands-mères ressemblaient à des vieilles dames…quand on dit tout cela, on se dit qu’on n’est pas vieux. Non on est vintage!

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542 choses auxquelles les parents pensent en septembre

Il est là. Le mois de Septembre. Premier mois en « embre » qui signe le début des mois en « embre » annonçant l’automne et l’hiver.

Il est là, le neuvième mois de l’année, celui dont janvier a fini par accoucher. Et comme un nouveau né, il doit trouver son rythme.

Et avec lui la charge mentale qui redouble de présence.

Non, je ne vais pas énumérer 542 choses car ni toi ni moi n’avons le temps et l’envie mais je pourrais tant il y a de choses à dire, à se remémorer, à ne pas oublier en septembre.

On va faire plus court mais efficace.

1/ Merde l’ai-je inscrit à la cantine ?

2/ Et à l’accueil du soir ?

3/ C’est quoi cet emploi du temps pourri..!

4/ Ok donc je vais devoir annuler le cours de théâtre pour lequel je me suis tapée 3 heures de queue en juin parce que en fait le jeudi il finit à 18H…Super.

5/ Putain encore des cahiers et des stylos à acheter? Mais je suis pas une banque moi!

6/ Sérieusement quelle idée de grandir des pieds, va falloir acheter des nouveaux chaussons de danse, des nouvelles baskets, des nouvelles pantoufles…pffff.

7/ Ah mais la réunion de la rentrée le jeudi à 16H30 comment je vais faire ?!!!

8/ Et mince…je savais bien que l’inscription au CP était pas automatique….On est mal là…

9/ Ok ce week-end je fais le tri. Je sors les affaires d’hiver. Pfff, pas que ça à faire.

10/ Donc dans 6 semaines c’es les vacances…OK je suis pas prête.

11/ Deux mois de vacances en pleine forme et paf il tombe malade le jour de la rentrée.Super.TOP.

12/ Mot de passe Pronote? Mais je sais pas moi!!!

13/ Mot de passe de la crèche ? Mais j’en sais rien!!! Vacances j’oublie tout.

14/ Comment ça le prof ne veut pas de ce cahier à spirales ? M’en fiche moi, tu le lui diras.

15/ T’es sûre poussinnette que je dois VRAIMENT venir à la réunion de ta classe ? Non parce que 19H c’est un peu l’heure de mon spritz…

16/ Je proclame ici que je prends 3 bonnes résolutions.

17/ Non je déconne, zéro puisque je ne sais pas les tenir.

18/ Ah mais non…je ne savais pas que l’école était vraiment obligatoire. Bah oui quoi..panne de réveil de septembre tu connais pas ?!

Allez courage les parents!

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Comment coucher ses enfants en 5 minutes

Ok je sais ce que tu te dis là en ayant lu le titre de ce billet. Tu te dis que je mens, que je raconte n’importe quoi, que tant que j’y suis je vais aussi te dire comment faire des enfants sages et blablabla.

Alors voilà : non je ne sais pas comment faire des enfants sages, je ne sais toujours pas comment faire apparaitre George Clooney en faisant un café (la publicité était mensongère, que veux tu) MAIS je peux te jurer que je sais désormais coucher et endormir mes deux plus jeunes de 2 et 6 ans en 5 minutes. Sans armes ni violence comme dirait l’autre.

Non, non. Avec poésie et douceur.

On va être honnête ici parce que l’honnêteté c’est important pour moi. (y a plein de trucs importants pour moi comme le chocolat noir, les Beatles et-ne me juge pas- les claquettes en été). La marque Moonlite demandé de tester et de parler de son projecteur d’histoires. Au début, j’ai pas dit OUI tout de suite parce que les tests produits c’est pas trop mon truc. Je voulais d’abord tester avant de dire OUI. J’ai donc essayé et j’ai VRAIMENT aimé. Je veux dire VRAIMENT (comme quand Bébé elle dit à Johnny qu’elle veut VRAIMENT danser avec lui). Alors je vais t’en parler. Parce que mince, toi aussi tu as le droit au bonheur. Toi aussi tu as le droit de coucher tes gosses sans appeler Pascal le Grand Frère. Ouais, toi AUSSI tu as le droit de connaitre ce kiff absolu.

Moonlite c’est quoi ?

C’est un projecteur d’histoires à clipser sur ton smartphone. Grâce au flash du smartphone, des images seront émises sur le mur/le plafond/où tu veux. Mais pas n’importe quelles images. Des illustrations pour enfants qui sont accompagnées d’un texte que toi, cher parent, tu vas lire sur l’application. Il y a aussi une jolie musique de fond et des sons à activer au fil et à mesure de la lecture. A mesure que tu lis l’histoire, tu tournes ton petit disque qui est inséré dans le projecteur. Ainsi les images défilent au son de ta voix.

Pourquoi c’est bien ?

Parce que c’est une expérience immersive magique. Je m’explique : l’enfant (même celui de 2 ans ici) regarde les images s’afficher sur le mur ou le plafond de sa chambre. Ce n’est pourtant pas un film ni un écran mais bien des images façon ombres chinoises et crois le ou non, ça l’éclate bien plus que l’écran d’un Ipad. Ce qui l’éclate bien aussi c’est que sa maman/son papa/ sa mamie/qui veut bien/ maitrise l’histoire, aille à son rythme et participe avec lui à cette histoire du soir. L’idée c’est pas juste de se débarrasser de ce moment un peu chiant parfois faut bien le dire, de l’histoire du soir mais de rendre ça ludique et poétique (et même pas chiant)

Mon fils de 2 ans et demi, ma Moonlite, mon mur, ma projection.

OK mais c’est pratique ou pas ?

Comme je l’ai déjà dit plus haut, je suis honnête ici. C’est pas pratique, c’est SUPER pratique. C’est tout petit (moitié de ma petite main), ça se fixe sur n’importe quel smartphone donc comme on en a tous bah c’est facile et ça ne demande que de se mettre dans l’obscurité, de charger l’appli gratuite, de lire, de se coller à son gamin et de kiffer. Attention toutefois car la première fois tu seras assez étonné(e) de voir que ton gamin a adoré et te le réclame à nouveau le lendemain soir.

Donc…

Bah donc c’est vraiment chouette. Depuis quelques soirs on fait des séances Moonlite (Le petit chaperon rouge, Boucle d’or, Jack et le haricot magique) et je peux te jurer que les deux sont pressés de se brosser les dents et d’aller écouter et regarder leur histoire.

J’ ai testé le Gift Pack avec 5 histoires, mais un pack de deux histoires existe également. (24,99 euros) Et puis ensuite tu peux évidemment en racheter à l’unité. Infos, point de vente ICI

Maintenant ils se couchent avec rapidité et joie. Reste plus qu’à trouver une solution pour coucher le chien rapidos aussi.

Moi, ma Moonlite et le bonheur.

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Août.

Et puis surgit le mois d’Août qui résonne comme la promesse d’une parenthèse enchantée.

Et puis arrive le mois d’Août, le sel de la mer, les cimes des montagnes, les grains de sable entre les pieds.

Et puis s’annonce le mois d’Août et ses repas interminables, ses mauresques qu’on ne prend qu’une fois par an accompagnées d’olives vertes, ses cigarettes qui ont le gout de la liberté.

Et puis tombe le mois d’Août, les nouvelles que personne ne saura avant la rentrée, les naissances de ceux qui fêteront toujours leurs anniversaires en septembre, les gens qui choisissent de nous quitter avec élégance comme pour moins déranger, les livres qu’on mouillera de l’eau chlorée de la piscine, les pastèques qu’on croquera à pleines dents.

Et puis avance le mois d’Août, la rentrée qu’on ne veut pas affronter, les souvenirs qu’on se fabrique, les franches rigolades en famille, les soirées passées à observer les étoiles en se demandant si il existe d’autres planètes remplies d’êtres vivants comme nous.

Et puis il y a Août, ce mois qui est à lui seul symbole de trêve, de repos, de farniente.

Et puis il y a ce mois d’Août qui est à la fois celui des rencontres, des nuits blanches, des drames et des joies.

Aout.

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J’ai testé : le chef à domicile

Dans ma vie de blogueuse, je suis souvent sollicitée pour parler de telle poussette, de tel biberon, de tel parc d’attraction, de telle couche, de tel livre; Dans 99,99% des cas je refuse car je veux rester impartiale, je ne veux pas que mon blog et les réseaux sociaux qui y sont associés deviennent la foire fouille et puis mon job c’est d’écrire des trucs plutôt drôles. Alors sache le cher lecteur, lorsque je parle d’un livre, d’un lieu, d’un objet c’est que c’est sans contre partie. J’aime parler des vrais coups de coeur.

MAIS (car il faut un MAIS sinon il ne se passe jamais rien), lorsque La Belle Assiette m’a dit « Hey Serialmother, avec vos 4 enfants et vos journées chargées, ça vous dirait pas de tester un chef à domicile ? », j’ai pas hésité, j’ai dit OUI.(suis pas dingue non plus)

J’ai donc invité un couple d’amis et voilà comment ça s’est passé.

Le chef, Simon Flaouter m’a téléphoné une semaine avant le diner. Il s’est présenté et m’a demandé si on avait des intolérances ou des choses à bannir de notre repas. Une fois que j’avais dit qu’on était plus poisson que viande, il m’a dit « je serai chez vous à 18H30 mercredi prochain. Vous n’avez RIEN à préparer, je m’occupe de tout ». Ce genre de phrases, c’est le rêve de toutes les femmes.

J’ai donc donné notre adresse à Simon et j’ai compté les heures et les minutes avant le jour J.

Il est arrivé à 18H30 pétantes avec une big mallette remplie de …nourriture.

Il a mis son joli tablier de chef et sous les yeux ébahis de mon fils de 2 ans, il s’est mis à cuisiner dans ma cuisine.

On a discuté, il m’a raconté son parcours et là j’avais le sentiment d’être présentatrice sur Master Chef. « Allez Simon pourquoi la cuisine ? Raconte moi d’où te vient ce gout pou la cuisine? C’est quoi TA spécialité ? »

Il m’a expliqué qu’être chef à domicile est un challenge passionnant car il faut faire avec la cuisine et les ustensiles des gens, il faut surtout pas décevoir puisque l’attention est 10 millions de fois plus sur lui et puis il faut réjouir les gens qui ouvrent leur cuisine et leur salon.

Simon ne m’a pas déçue…au contraire. Il a ouvert la bouteille de champagne qu’il avait apportée, nous a proposé un apéro au chèvres dingue. Puis il nous a invités à passer à table (chez nous, quel kiff) avant de nous servir un repas digne d’un restaurant étoilé avec en entrée un saumon mariné gravlax lui un filet de daurade avec légumes de saisons et enfin une tarte coulante aux fruits rouges et au basilic.

A chaque plat, il nous expliquait ce qu’on allait manger avec une délicatesse folle. Non seulement on s’est régalés mais Simon a été une véritable rencontre.

Avant de partir, il a tout rangé. je veux dire TOUT.

Comme un rêve quoi…Un truc dingue que ces chefs à domicile qui vient partout en France.

Sur le site il n’y a qu’à choisir la formule, le budget, le nombre de convives, la date. Pour un diner dingue, pur une jolie occasion, pour éviter un restaurant avec la table d’à côté qui hurle, pour ne aps avoir à se déplacer et surtout pour BIEN manger, je recommande vivement !!!!

MERCI SIMON, MERCI LA BELLE ASSIETTE. UNE EXPERIENCE FOLLE.

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12 ans et 14 ans.

Pour moi le 13 et 14 juillet ne sont pas synonymes de long week-end, de fête nationale, de feu d’artifice, de prise de la Bastille et de défilé sur les Champs.

Ma révolution à moi elle est arrivée il y a 14 ans, le 13 Juillet 2005. Naissance de mon fils ainé. Je devenais maman à tout juste 26 ans. Avec le recul, outre la joie, l’amour, la surprise, je n’ai pas saisi immédiatement que je devenais maman. Je crois qu’avec le temps, on apprend à devenir maman et que le 13 juillet 2005, lorsque ce petit, ce magnifique bébé aux yeux bleus et aux lèvres charnues est venu à notre rencontre, je l’ai aimé sans me poser plus de questions que ça.

2 ans, plus tard, le 14 juillet 2007, un bébé dont on ignorait le sexe est venu agrandir le cercle familial. Une fille. MA fille. Balayées en 2 secondes les questions existentielle des mamans « mais est ce que je l’aimerais autant que le premier, est ce que j’ai assez d’amour pour deux ? ». Cette enfant, cette fille j’allais l’aimer (au)tant. J’ai saisi alors que j’étais mère de famille, d’une vraie famille avec deux enfants. Comme dans les pubs Nutella.

Ces deux enfants ont maintenant 14 et 12 ans. Ils ne sont pas avec moi pour que je les câline puisque, mois de juillet oblige, ils sont aux scouts. Mais on pense tant à eux (et puis on leur souhaite au téléphone et puis ils le fêtent avec…100 copains, rien de mieux) que c’es presque comme si on était ensemble.

Je suis fière d’eux, de leurs parcours, de leurs immenses qualités à l’un et à l’autre.

J’aime quand mon fils me parle politique puis de football dans une même phrase.J’aime quand mon fils me cite les Beatles ou lit Romain Gary. J’aime devoir lui dire d’éteindre la radio le soir. J’aime qu’il ai choisi d’apprendre le russe à l’école. J’aime ses amis. J’aime son humour fin. J’aime le grand frère qu’il est devenu avec maintenant non seulement une soeur mais deux petits frères. J’aime son ouverture d’esprit, son bon sens, sa gentillesse. J’aime son visage, ses yeux toujours bleus en amande, son petit nez, sa bouche divine. J’aime l’ado qu’il est et j’aime déjà l’adulte qu’il sera. Oh certes il des défauts mais il sait rendre ces défauts presque acceptables.

J’aime ma fille, ma divine, mon rayon de soleil. J’aime sa folie, j’aime son intelligence et sa perspicacité. J’aime ses folies, j’aime ses chorégraphie, j’aime quand elle lit le Journal d’Anne Frank les larmes aux yeux, j’aime son extrême politesse, sa profonde gentillesse, ses 4567 meilleures amies, son sens de la justice. J’aime son rire, son odeur, ses yeux verts, son sourire à faire se rendre une armée toute entière. J’aime qu’elle veuille sauver le monde. J’aime immensément la grande soeur qu’elle est avec ses deux petits frères, comme une petite maman. J’aime qu’elle soit fiable et responsable. J’aime qu’elle prenne des cours de théâtre depuis des années, j’aime sa naïveté, j’aime son intelligence et sa perception des choses. J’aime cette fille, j’aie cette future femme et je sus fière d’être sa maman. Oh certes elle a aussi e défauts mais elle sait en faire des qualités.

La famille s’est agrandie plus tard et pendant 6 ans j’ai été mère de ces merveilleuses personnes que j’aurais inventé si elles n’avaient pas existé (poke Joe Dassin).

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