12 ans et 14 ans.

Pour moi le 13 et 14 juillet ne sont pas synonymes de long week-end, de fête nationale, de feu d’artifice, de prise de la Bastille et de défilé sur les Champs.

Ma révolution à moi elle est arrivée il y a 14 ans, le 13 Juillet 2005. Naissance de mon fils ainé. Je devenais maman à tout juste 26 ans. Avec le recul, outre la joie, l’amour, la surprise, je n’ai pas saisi immédiatement que je devenais maman. Je crois qu’avec le temps, on apprend à devenir maman et que le 13 juillet 2005, lorsque ce petit, ce magnifique bébé aux yeux bleus et aux lèvres charnues est venu à notre rencontre, je l’ai aimé sans me poser plus de questions que ça.

2 ans, plus tard, le 14 juillet 2007, un bébé dont on ignorait le sexe est venu agrandir le cercle familial. Une fille. MA fille. Balayées en 2 secondes les questions existentielle des mamans “mais est ce que je l’aimerais autant que le premier, est ce que j’ai assez d’amour pour deux ?”. Cette enfant, cette fille j’allais l’aimer (au)tant. J’ai saisi alors que j’étais mère de famille, d’une vraie famille avec deux enfants. Comme dans les pubs Nutella.

Ces deux enfants ont maintenant 14 et 12 ans. Ils ne sont pas avec moi pour que je les câline puisque, mois de juillet oblige, ils sont aux scouts. Mais on pense tant à eux (et puis on leur souhaite au téléphone et puis ils le fêtent avec…100 copains, rien de mieux) que c’es presque comme si on était ensemble.

Je suis fière d’eux, de leurs parcours, de leurs immenses qualités à l’un et à l’autre.

J’aime quand mon fils me parle politique puis de football dans une même phrase.J’aime quand mon fils me cite les Beatles ou lit Romain Gary. J’aime devoir lui dire d’éteindre la radio le soir. J’aime qu’il ai choisi d’apprendre le russe à l’école. J’aime ses amis. J’aime son humour fin. J’aime le grand frère qu’il est devenu avec maintenant non seulement une soeur mais deux petits frères. J’aime son ouverture d’esprit, son bon sens, sa gentillesse. J’aime son visage, ses yeux toujours bleus en amande, son petit nez, sa bouche divine. J’aime l’ado qu’il est et j’aime déjà l’adulte qu’il sera. Oh certes il des défauts mais il sait rendre ces défauts presque acceptables.

J’aime ma fille, ma divine, mon rayon de soleil. J’aime sa folie, j’aime son intelligence et sa perspicacité. J’aime ses folies, j’aime ses chorégraphie, j’aime quand elle lit le Journal d’Anne Frank les larmes aux yeux, j’aime son extrême politesse, sa profonde gentillesse, ses 4567 meilleures amies, son sens de la justice. J’aime son rire, son odeur, ses yeux verts, son sourire à faire se rendre une armée toute entière. J’aime qu’elle veuille sauver le monde. J’aime immensément la grande soeur qu’elle est avec ses deux petits frères, comme une petite maman. J’aime qu’elle soit fiable et responsable. J’aime qu’elle prenne des cours de théâtre depuis des années, j’aime sa naïveté, j’aime son intelligence et sa perception des choses. J’aime cette fille, j’aie cette future femme et je sus fière d’être sa maman. Oh certes elle a aussi e défauts mais elle sait en faire des qualités.

La famille s’est agrandie plus tard et pendant 6 ans j’ai été mère de ces merveilleuses personnes que j’aurais inventé si elles n’avaient pas existé (poke Joe Dassin).

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