L’interview du serialfather: Alexandre Pesle, acteur, auteur et homme le plus drôle du monde !

Il était une fois Sylvain dans Caméra Café. Sylvain le maladroit, le gauche, le pauvre mec. Il était une fois Alexandre Pesle qui inteprétait Sylvain. Alexandre Pesle, le fin, le drôle, l’auteur, l’acteur, l’anti pauvre-mec.

Auteur des Nuls, de pièces de théâtre et de films, Alexandre Pesle est jusqu’au 25 juin sur scène dans “Conversation avec ma libido” au théâtre des Variétés (à ne pas voir avec des serialkids !). La pièce se poursuit en juillet et en août à la Comédie de Paris.

Comme Alexandre est un peu Superman, il joue en parallèle son one man show “Conseils à des jeunes qui veulent rentrer dans le show bizness” à Nancy au théâtre Desert, le 13 mai : demain ! Et aussi dans une pièce “12 h 34” mise en scène de Marc Jolivet.
Et comme ce n’était pas assez pour lui, il écrit son prochain One Man Show, et il écrit aussi puis pour la télévision et le cinéma.

Pour finir, il vient de terminer une série pour M6 “Drôlement bon” qui passe et passera toute l’année entre M6 et W9.

En plus il a une femme, deux enfants et des lunettes. Mais quels sont les secrets de papa de Super Alexandre ?

CV du serialfather  
 

Nom : Pesle avec un S au milieu et sans S à la fin ni de R après le P car je n’ai aucun lien de parenté avec Micheline Presle (que j’adore pour une raison assez inexpliquée puisque je ne la connais pas).  

Prénom : Alexandre (quelle mémoire, c’est normal, je suis comédien) 

Age : 19 ans (mais je fais un peu plus, je suis assez mature pour mon âge.)  

Prénoms et âges des serialkids : Le Bounce (10 ans) et le Nioute (10 mois) avec la même femme et la même bip. 

Surnoms ridicules des serialkids : Jean-Louis et René. 

Surnom ridicule que vos serialkids vous donnent ? Chololala pour le Bounce et baba ou rara pour le Nioute (C’est pas très clair pour le dernier, donc du coup pour nous et vous aussi).  

Age de la 1ere nuit (on entend par nuit, la période durant laquelle un enfant serait tombé dans un sommeil profond pendant plus de 8 heures) ? Le premier : deux ans sans dormir, on a dormi ensuite pendant 6 mois. On a perdu nos jobs respectifs. Dans ces moments-là, plus rien n’a d’importance. C’est comme une garde à vue prolongée. A un moment, j’aurai pu avouer le meurtre de n’importe quoi. 

Quant au deuxième, au bout de deux mois et demi (une fois) donc du coup, moi je n’ai pas dormi parce que je n’étais pas habitué.  Sinon nous attendons patiemment (en français, nous rongeons notre frein) qu’ils s’en aillent…et encore, ils seraient capables de nous appeler en pleine nuit pour savoir si on dort bien.  
 

Serialquestions 

Dernier câlin ? Avec leur mère ?!? Mais c’est assez personnel, ça ne vous ennuie pas si je passe à la question suivante. Ahhhh leur dernier câlin à EUX ! Autant pour moi. Pour l’ainé. Quand la centrale de Fukishima a explosé et que mon fils m’a dit dépité qu’en 2012, nous allions tous mourir comme dans le film. Je lui ai dit que la prédiction Maya n’était qu’une hypothèse. Et puis comme faire confiance à des gens qui n’ont pas vu leur propre fin arriver. Maintenant j’espère ne pas avoir l’air d’un abruti dans un an. Quand je lui ferai vraiment LE dernier câlin. Le câlin du dernier consiste à me mettre des coups de boule…de joie. C’est un curieux mélange de douceur et d’hooliganisme.  

Dernier caprice ? Une Ferrari. Une vraie, pas une miniature. J’ai craqué, Je n’ai jamais vu mon fils aussi heureux. ça lui faisait tellement plaisir. Et quand il sera grand, elle en vaudra le double. Et je roule tous les jours avec. Bah uiiiiiiii, une voiture qui ne roule pas, c’est un coup à avoir des ennuis. Quant au petit dernier, c’est tout le temps. Et quand ça ne va pas assez vite, sa bouche se gondole, aucun son n’en sort et ses sourcils forment un oméga sur le front. Il se sent assez ridicule et il arrête. 

Dernière punition? Fouet, martinet, claques humiliantes, fessées déculottées devant tout le monde, exécution sommaire contre un mur…nous ne pratiquons pas l’écartèlement car les chevaux en appartement, c’est malheureux…enfin que des trucs qui feraient plaisir à Eric Zemmour. Je leur montre les limites et avec moi, ils sont vite servis. Ils n’ont qu’à me regarder.

En fait, je fais exprès de ne pas les punir pour avoir une crise d’adolescence assez carabinée. Sinon ça ne vaut pas.

Dernière envie de ne plus être père, de regretter le temps où les hommes ne s’occupaient “que” de travailler et où les femmes s’amusaient dans des réunions tupperware ? Je n’ai plus envie d’être père dès que mon fils me ramène un 17 de l’école. Je le vis mal, comme une défaite personnelle.  Et sinon dès que je suis au chômage ! Je me dis : « Oh mon Dieu, comment je vais faire pour les nourrir ?! » Puis je me raisonne : « Mais je suis tout le temps au chômage, je suis queuemédien. » Alors je positive. Le chômage est une merveilleuse invention. On a le temps de les voir grandir et de leur expliquer tout ce qu’on a foiré. En ce qui me concerne, ça me fait de bonnes journées. 

Comment expliquez-vous à vos enfants votre travail ? Et puis d’abord c’est quoi votre travail ? Mon travail ? Euh…c’est assez compliqué à comprendre pour moi, alors l’expliquer à mes enfants…  

Dernière fierté de papa? Je joue dans une pièce intitulée « Conversations avec ma libido » au petit théâtre des Variétés. Ma femme n’est pas venue à la première. Du coup, Corinne et Eleni, les deux comédiennes l’ont surnommé la femme invisible. Au bout de trois mois, ma femme vient avec mon fils qui veut absolument me voir dans les loges après. Il entrouvre le rideau au moment où Corinne se changeait et l’air de famille entre lui et moi, est assez frappant. Elle lui dit : « Oh toi, t’es le fils de la femme invisible. » Lui : « C’est qui la femme invisible ? » Elle : « Bah ta mère. » Lui : « Ah non, ma mère, c’est la libido de mon père ». (C’est une histoire authentique. Mon fils est un génie.)

Dernière remise en question ? Quand mon fils se fait régulièrement reprendre par sa maitresse parce qu’il est drôle mais qu’il ne l’écoute pas tout le temps. J’ai beau lui dire qu’il y a un temps pour travailler et un temps pour les vannes, il me sort que je fais les deux et qu’on me paye pour ça. (C’est du boulot d’avoir un génie à la maison.)

Dernière sortie en famille ?A l’enterrement de ma tante. On était contents, pour une fois qu’on faisait un truc tous ensemble. 

Dernière bonne adresse ? La notre. Nos enfants en font quelques unes dans le quartier mais ils y reviennent à chaque fois. 

Dernière histoire du soir ? Avec l’ainé, il y a toujours une dernière histoire après l’histoire. Donc du coup, j’ai inventé les aventures de Pierre. Je vous raconte : « Il était une fois un champ de tournesols merveilleux où les abeilles butinaient et s’amusaient à porter le pollen de fleurs en fleurs, Pierre regardait ce magnifique ballet quand il vit dans le ciel sans nuages, un superbe avion qui s’écrasa sur lui. Pierre mourut dans d’horribles souffrances. Allez, maintenant bonne nuit. Et tu dors ! (Et tous les soirs, je lui racontais une mésaventure de Pierre. Ce qui le faisait rigoler.) 

Dernier mot avant le dodo ?« Avec tout l’amour qu’on vous donne avec votre mère, si un jour vous nous faites un procès, on vous tue. » Et là, ils sanglotent avec leur doudou en se disant qu’ils aimeraient bien être placés… Ils sont d’une ingratitude !  
 

Et la question Mireille Dumas : que voulez vous leur transmettre ?De ne pas avoir eu mes enfants plus tôt. Je n’aurais jamais acheté des actions qui m’ont fait perdre un capital que je ne pourrai pas leur transmettre plus tard. Alors que la BNP a pris sa com’ au passage. J’ai beaucoup de mal à l’encaisser. 

Sinon plus sérieusement, je lui transmets tous les jours, des valeurs sans jamais leur dire. Et ça n’a rien de bancaire.

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