Et puis mon fils a eu 15 ans.

J’ai peu de souvenirs de mon enfance, ils se sont effacés avec le temps et mon esprit (pourtant vif hein) semble de ne pas s’y être accroché.

Mes « vrais » souvenirs remontent à mes 15 ans, à mon entrée en 2nde. Ils paraissent parfois si présents encore que j’ai le sentiment idiot de m’être vaguement enfermée dans une parenthèse adolescente depuis 25 ans.

Car je le sais : j’ai 41 ans. je ne refuse absolument pas de vieillir et je suis plutôt heureuse du bilan (si je devais en faire un), à mi parcours d’une vie que je me souhaite encore heureuse même si, comme pour tout le monde, la route est semée d’embûches et de petits chemins sinueux.

Là où je prends un coup c’est que mon fils aîné, mon fils adoré vient d’avoir 15 ans et que 15 ans, je l’ai écrit, c’était hier pour moi.

Je regarde cet enfant qui mesure plus d’1m80, qui est magnifiquement beau, magnifiquement intelligent, drôle et gentil (bah oui c’est MON fils) et je suis bien forcée de constater que c’est moi sa mère, que ce bébé qu’il était hier avec ses boucles blondes, sa première dent à 3 mois, ses premiers mots à 15 mois, sa passion pour l’Histoire et le sport, ce bébé a grandi. Il passera bientôt son bac, il aura bientôt des études à faire, il aura des amours, des amitiés, il me téléphonera pour savoir combien de temps cuit un oeuf dur, il voudra qu’on se voit parfois, il aura sa vie et c’est formidable MAIS …c’est un pincement au coeur pour moi sa mère !

Il a 15 ans, l’âge merveilleux.

Il a 15 ans, la vie devant lui, la petite enfance derrière.

Il a 15 ans et je suis fière de lui, de ses choix, de ses opinions tranchées, de sa bienveillance, de son second degré.

Il a 15 ans et la vie passe vite.

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