Etre ado en 2020



Au premier confinement, c’était l’hiver encore, on a acheté du PQ, des livres, de la bouffe, des couches, de la patience. On a chargé des tonnes d’applications dont on ignorait l’existence (Zoom, Apéro, école en ligne), on s’est abonné à des chaines avec des super films, on a fait du pain, on a acheté des poules, on a fait des travaux pratiques, des jeux de société.

On a juré que l’école se ferait comme si on y allait, on a juré qu’ensemble on serait plus fort, on a agité nos mains à 20H, on a twitté, on a zoomé, on a instagrammé et les plus téméraires ont même chargé Tik Tok. On a continué de travailler comme on a pu, on a écouté Macron religisuement souvent le jeudi soir, on a pris soin des nôtres mais de loin avec un téléphone comme unique lien, on a embrassé les écrans pour se claquer la bise, on a suivi Lignac, on a décidé d’apprendre le russe, de faire de la gym, de faire des gâteaux.

Les plus jeunes ont trouvé ça pas si mal d’avoir leurs parents pour eux (enfin ceux qui ne travaillent pas), les ados ne râlaient pas trop encore

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