Les colonies de vacances

qEnfant j’ai eu la chance d’aller en colonie de vacances. Une parenthèse enchantée  à vivre ma vie, à gouter à l’indépendance, à apprendre la débrouillardise, à vivre sans mes parents, à faire la folle, à me coucher tard, à flirter, à construire des amitiés durables, à faire des bizutages la nuit, à écrire “papa, maman, tout va bien, si seulement ça pouvait durer encore”, à pleurer au retour seule dans ma chambre, à avoir le cafard d’être sans mes potes de chambrée, à compter les jours avant la prochaine colo.

Mes enfants, depuis leur plus jeune âge je les conditionne à vouloir y aller. Serialfather aussi a gouté à la colo alors c’est à 2 que nous avons fait le boulot de leur donner l’envie d’avoir envie.

Vers 6/7 ans ils y sont allés. Depuis ils ne jurent que par ça.

Les 2 grands sont au ski en colo depuis 3 jours.

A eux les pistes, les copains, les chansons, la fête, la folie.

A eux le bonheur d’exister sans nous.

A nous le bonheur le bonheur de les voir exister sans nous, de les voir s’épanouir en tant qu’individus à part entière.

Après une semaine de colo, ils auront encore une semaine de vacances avec nous.

Alors à ceux qui pensent que nous sommes des parents indignes qui essayont de nous “débarrasser” de nos enfants, je ne peux que répondre que les colonies de vacances sont au contraire, sans doute le plus beau cadeau à leur offrir. Ils en reviennent grands, forts avec des étoiles plein les yeux.

 

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