L’interview de la serialmother : Aline Baudry Scherer, journaliste et écrivain

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Aline est une l’heureuse maman de trois enfants, journaliste, en tête d’un site qui donne des idées de sorties pour les enfant dans sa région, le Finistère, et depuis peu écrivain. Ou en fait depuis toujours car on ne devient pas écrivain d’un seul coup à 35 ans. Aline a toujours porté ce plaisir de l’écriture en elle  avant d’oser se lancer dans l’aventure du roman. Et ils vécurent heureux raconte l’histoire d’une femme, jeune mère de famille, qui se retrouve endeuillée soudainement et qui doit faire face à une grossesse à laquelle elle ne s’attendait pas, aux réactions des autres, à sa reconstruction. C’est joliment écrit c’est frais, sincère et drôle ! A lire, viiiiite! Aline nous livre ici ses petits et ses gros secrets !
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Nom
Baudry-Scherer (le premier vient de mon amoureux, le deuxième j’ai du mal à le lâcher…)
 
Prénom
Aline
 
Age
35 ans
 
Situation de famille ?
Mariée, 3 enfants, un chat.
 
Métier ?
Responsable pour le Finistère de Kidiklik, le webzine de sorties pour enfants. Et avec un seul roman, je ne sais pas si on peut dire écrivain ?
 
Prénom et âge de tes enfants ?
Joséphine, 10 ans, Léonard, 8 ans et Suzanne, 4 ans.
 
Surnoms que tu leur donnes ?
Mes bébés, mes chatons… Ou mes p’tits prouts, leur préféré.
 
Surnoms qu’ils te donnent ?
Mamounette du Monde
 
Age de la 1ere nuit ?
J’espère que ça viendra avant leur majorité ! En vrai, vers 3 ans pour les grands, et dès le retour de maternité pour Suzanne. Mais pas pendant longtemps… Quiconque n’a jamais vécu ça ne peut pas comprendre.
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Dernier câlin ?
Ce matin au réveil, dans mon lit. Par contre, avant l’école, je dois maintenant les faire dans la voiture, sinon c’est la honte !
 
Dernier(s) caprice(s)?
Pas tellement de caprices, par contre j’ai reçu cette semaine, glissée sous ma porte, une lettre de François Hollande himself me demandant de bien vouloir autoriser mes enfants à jouer à la tablette !! Evidemment, j’ai cédé…
 
Dernière (s) punition(s)?
Justement, une privation de tablette pendant une semaine pour oublis répétés de cahiers (donc pas moyen de faire les devoirs). En même temps, comme ils n’y ont pas droit en semaine, ça n’était pas trop cruel !
 
Une anecdote (presque) inavouable de ta vie de mère ?
Je suis obligée de vérifier presque tous les jours sur internet les horaires de l’école (le mercredi, la cantine, la garderie…) parce que je ne m’en souviens jamais. Un jour, trop contente de finir plus tôt, je vais chercher les grands à l’école avant la garderie… J’ai mis dix minutes à comprendre pourquoi la gardienne me faisait la morale (« Si tout le monde faisait comme vous… ») : je voulais les récupérer 30 mn avant la fin de la classe ! 
 
Quelle est selon toi la période la plus difficile dans « l’élevage » d’enfants ?
Je n’étais pas très à l’aise avec les nouveaux-nés : je me gavais de lectures et de conseils contradictoires, et me sentais au final totalement perdue… Laisser pleurer ou pas ? Tétine ou pas ? Sein à la demande ou biberon à heures fixes ? Il a faim ou il veut un câlin ? Tout était source d’angoisse, surtout pour l’aînée. Mais j’attends l’adolescence pour me prononcer vraiment !
 
Tu es blogueuse, journaliste, écrivain, tu viens de sortir ton premier roman « Et ils vécurent heureux », comment est née cette passion de l’écriture ?
Je l’ai toujours eue ! J’avais 7 ans quand j’ai commencé mon premier journal intime. Puis j’ai écrit des poèmes, des tonnes de lettres, des mails de 20 km, j’adore être désignée d’office pour les chansons de mariages, et même mes textos sont trop longs. Comme j’ai fait des études de philo, les disserts de 8 pages, ça n’aide pas trop… Le blog (Débords de Mère) m’a permis d’écrire sans victime désignée ! Et l’étape suivante, c’était le roman. Vivre de ma plume, c’est mon rêve de midinette à moi !
 
Le livre raconte l’histoire de la reconstruction d’une femme après le décès de son mari, elle a 2 enfants, le quotidien à gérer, sa vie à refaire mais ce n’est pas facile quand on est maman, comment est née cette histoire, il y a de toi là dedans ?
Oui, beaucoup plus que ce que je croyais en l’écrivant… Mais je me rends compte que plein de femmes (et d’hommes) s’y reconnaissent. La peur de la solitude, les doutes, le quotidien un peu chiant à vivre, mais drôle à lire, tout le monde le connaît ! Au-delà du deuil, cette femme apprend surtout à se libérer (délivrer) de ses angoisses, de sa mère, de son mec… Cette prise de confiance en soi, je l’ai vécue et je crois que nombreuses sont les femmes qui veulent -et peuvent- la vivre. En revanche, mon mari va très bien, merci !
 
A quel moment écris-tu ? As tu des rituels ?
Je n’ai pas vraiment de rituels, je suis trop bordélique pour ça ! Ce roman, je l’ai écrit pendant mon congé parental, merci la halte-garderie… Une fois par semaine, un copain et néanmoins vrai auteur jeunesse (Tristan Pichard) venait bosser avec moi, ça nous donnait une certaine rigueur. Maintenant, j’essaie de m’y remettre le soir, mais je n’ai pas toujours le courage après une journée de boulot et d’enfants, et face à Patrick Jane qui me fait du gringue…
 
Tu travailles de chez toi ?
Oui, j’ai un chouette bureau, une pièce rien que pour moi. Pour Kidiklik, je vais aussi sur le terrain, tester les activités avec les enfants : la partie vraiment sympa du boulot !
 
Tes enfants comprennent ton métier ?
Celui de fournisseuse bretonne d’idées de sorties, oui, ils sont souvent mis à contribution ! Celui d’écrivain, peut-être qu’ils comprendront que c’est un métier quand je l’assumerai moi-même en tant que tel ? 
 
Difficile de concilier vie pro et vie perso ?
Quand on est indépendante, c’est plutôt difficile de les séparer ! De ne pas trop faire empiéter le boulot sur la vie de famille, et de ne pas (trop) transformer ma famille en étendard de mon site ou en matière de mon livre… Il faudrait juste que j’arrive à partir en vacances sans mon ordi. Et sans mes enfants !
 
Qu’est ce qui te rend le plus fier de tes enfants ?
Pas facile, en toute modestie ils sont tellement exceptionnels…! Sans doute le fait qu’ils s’entendent hyper bien entre eux, et aussi leur vraie liberté : les autres ont peu d’influence sur eux, ils savent exactement ce qu’ils veulent (ce qui n’est pas toujours facile, soit.)
 
Que veux-tu leur transmettre ?
L’humour : savoir ne pas se prendre au sérieux, je crois que ça rend ça la vie plus douce. 
 
Dernière sortie en famille ?
Grâce au boulot, je fais plein de choses avec eux, visites de musées, châteaux, ou comme hier un festival de marionnettes. Tous ensemble, avec le papa, on adore respirer l’air de la mer, Finistère oblige. La dernière fois, on a fait une grande balade à l’Ile Tudy, un coin paradisiaque.
 
Une journée idéale chez vous, ça se passe comment ?
D’abord un petit footing, puis un petit-dej paléo à 7h30… Non je rigole ! A force de bouger, je crois que l’idéal ça devient une journée-pyjama avec des bouquins et des DVD, peut-être un peu de jardinage, et des cookies maison pour le goûter… Mmmmhhh !!
 
Dernier mot avant le dodo ?
« Bonne nuit les amours de ma vie, à demain ! »

 

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