L’interview de la serialmother : Amélie Challéat, maman d’une grande prématurée

Parfois on se promène sur les réseaux sociaux et on s’arrête devant une page qu’on aime bien. Alors on regarde chaque photo, on regarde chaque photo, on se dit que la personne qui est derrière a l’air sympa, drôle, vive. Ca m’est arrivé avec le compte IG @verygoodmother. Je trouvais la page fun et décomplexante.

Puis j’ai découvert que la very good mother tenait une autre page, la sienne @Ameliechalleat. Une fille belle, si belle. Solaire, si solaire. Drôle, si drôle. Rayonnante, si rayonnante. Souriante, si souriante.

Bref une bombe.

Il ya quelques semaines Amélie a accouché à 26 semaines de grossesse de son deuxième enfant, une petite fille, Shéérazade. 26 semaines c’est trop tôt alors depuis la petite se bat aux côtés de ses parents, pour vivre. Moi je suis suspendue aux stories d’Amélie, je guette toutes les bonnes nouvelles et je prie pour que cette petite Shéérazade aille mieux ! Amélie rend compte avec beaucoup de délicatesse de ce qu’elle et son compagnon Hamza vivent depuis presque 60 jours.

Alors j’ai décidé d’écrire à Amélie pour lui proposer une interview et, malgré ce qu’elle traverse en ce moment, malgré le temps suspendu et la peur, elle a répondu.

Merci Amélie et longue et heureuse vie à la princesse Shéérazade.

Nom

Challéat

Prénom

Amélie

Age

36 ans

Situation de famille ?

J’ai l’immense bonheur d’avoir fondé une famille recomposée.

J’ai eu un enfant, Léonard, d’une précédente relation, il y a 11 ans.

J’ai vécu des années de mère célibataire.

Je suis en couple depuis 1 an et demi avec mon amoureux Hamza, le papa de Shéérazade qui vient de naitre.

Prénom et âge des enfants ?

Léonard qui a 11 ans et Shéérazade née à 26 semaines de grossesse, qui a aujourd’hui 54 jours.

Métier ?

Directrice de la Communication de la marque Kérastase à l’International

Tu viens d’accoucher d’une petite fille née prématurée. Raconte-nous.

Mon dieu… Je pourrais écrire un roman, tellement nous sommes en train de vivre une aventure extra-ordinaire. Pardon ma réponse va certainement être trop longue.

Shéérazade est arrivée dans nos vies lorsque je suis tombée enceinte en plein confinement en avril 2020. La grossesse se passait plutôt bien. Les contrôles ne montraient aucune anomalie. Je me sentais bien physiquement, mais je sentais une angoisse qui ne me lâchait pas. Je n’arrêtais pas de dire à mon mec, sans vraie raison que nous n’étions « pas assez prêts ». Avec le recul j’y vois un signe. J’étais à 4 mois de grossesse, il n’y avait rien à préparer de spécial à ce terme. Je faisais les examens nécessaires en temps et en heure. Rien à signaler.

A part cette angoisse qui ne me lâchait pas… Je n’arrivais par exemple pas à me décider : je voulais accoucher de manière plus naturelle et moins médicalisée que la première fois. Je me renseignais sur les maisons de naissance par exemple, j‘étais fascinée par les accouchement à la maison dans des piscines… Mais j’avais cette petite voie intérieure qui me disait qu’il fallait accoucher dans un hôpital de niveau 3… Je mettais ces angoisses sur le compte de ces fameuses hormones de grossesse. Sentiment étrange d’autant plus que j’ai déjà un fils de 11 ans et qu’on ne peut pas dire que je sois une mère de nature stressée… Mon conjoint hyper investi, présent et heureux d’être papa ne cessait de me répéter « tout va bien se passer ».

Tout a basculé le weekend du 13 septembre 2020.

Je suis à 22 semaines de grossesse. Nous faisons la deuxième échographie de contrôle, le Vendredi 10 septembre en fin d’après-midi, dans un cabinet à Paris. C’est une fille ! C’est génial on a déjà le prénom : Shéérazade. Tout est normal. Tout va bien. Le bébé est bien placé, le cœur bat. Les mesures sont normales. Mon utérus est nickel. Nous demandons à l’échographe si nous pouvons bien prendre la route le soir même, pour nous rendre au baptême de mon filleul à Lyon. Elle nous dit qu’il n’y a pas de problème. Nous prenons la route.

Pendant le weekend, je suis contrariée en permanence sans aucune raison… Le Dimanche, nous allons au baptême, et juste avant le déjeuner de famille : le cauchemar. Je vais au toilette car je sens que je suis humide. Et là je découvre ma culotte est remplie de sang. Beaucoup de sang. Une vision d’horreur pour n’importe qu’elle femme enceinte. Je sais immédiatement que je suis en train de perdre mon bébé.

Ensuite ça s’enchaine. On appelle le Samu, je suis en larmes, j’essaie de respirer calmement sans y arriver, je suis transférée à l’hôpital. Je perds de plus en plus de sang, les contractions se rapprochent et font de plus en plus mal. Je suis en train de faire une fausse couche tardive. Le placenta est sur le col, j’ai un hématome de 13 cm dans l’utérus. On ne comprend pas ce qu’il se passe. Tout bascule. Pourquoi ? Comment cet hématome est apparu ? L’échographie était nickel Vendredi… Pas de réponse…

Je suis hospitalisée en grossesse pathologique à l’hôpital HFME Lyon. Alitement strict. Tout le temps. Transfert impossible à Paris. « Madame votre bébé a 22 semaines, il n’est pas viable. Si vous continuez à saigner, vous pouvez faire une hémorragie interne ce qui voudrait dire que nous devrions sortir le bébé pour vous sauver. Si les contractions continuent, l’hématome peut briser la poche des eaux, et provoquer un accouchement prématuré. Dans tous les cas nous ne le réanimerons pas avant 24 semaines de grossesse. ».
On tient comme ça 4 semaines à l’hôpital. On doit se battre pour qu’Hamza ait le droit de rester dans ma chambre. 4 semaines d’attente, 4 semaines avec une épée Damoclès au-dessus de la tête à ne pas savoir si notre bébé va tenir dans mon ventre.

Et puis un jour, sans raison, le cauchemar reprend… Un matin, les contractions reprennent, de plus en plus intenses, de plus en plus rapprochées. 48h de contractions qui s’enchainent malgré le tractocyl censé les calmer. L’hématome fini par s’évacuer mais il met tout le corps en travail, le col s’est réduit, notre bébé est en siège… En 30 minutes la situation dégénère, la gynécologue de garde me fait une échographie en urgence et m’annonce que j’aurai accouchée dans 1H. Nous sommes le 10/10/2020, Hamza est parti cherché mon fils Léonard à la gare pour qu’il vienne nous voir. Il faut qu’Hamza revienne vite.

Et puis j’accouche, je pleure dans mon masque, je répète que c’est trop tôt, Hamza n’a pas le droit de venir en salle de naissance, je sens qu’on arrache mon bébé de mon ventre, je ne peux pas la voir, elle part directement en réanimation. Et c’est là que le vrai combat a commencé.

Parle de nous de Shéerazade, quelle petite fille est-elle ?

Shéérazade est la personne la plus forte que j’ai rencontré dans ma vie.

Elle faisait 880g à sa naissance, est descendue à 800 g. Elle revient d’un endroit indescriptible, un endroit où aucun parent ne voudrait voir son enfant. Ses premiers jours c’était très impressionnants de la voir si petite, fragile, maigre… Branchée à 1000 machines, avec un gros casque sur la tête et un tuyau envoyant de l’oxygène sous pression pour l’aider à respirer, une voie centrale jusqu’au cœur pour la « doper », une sonde jusque dans l’estomac pour la nourrir… Des électrodes partout pour mesurer les battements de son coeur, l’oxygène dans son sang, sa respiration…

Elle s’est battue pour fermer une valve dans son cœur, sans quoi elle n’aurait pas survécu. Au bout de 6 semaines de réanimation, les docteurs ne voyaient pas d’autre issue qu’une opération du cœur, risquée sur un si petit bébé… Quelques heures avant de l’intuber et de faire l’anesthésie générale, lors de la toute dernière échographie de contrôle, on s’est rendu compte qu’elle avait fini par refermer sa valve toute seule !

Les jours ont passé, les « malaises » et les « bêtises » (vocabulaire pudique pour dire « arrêt cardiaque », « détresse respiratoire ») se sont espacés, elle a grossi et a dépassé les 1kg500, déjà une victoire.

Aujourd’hui en soins intensifs, elle se bat encore chaque jour pour faire des choses aussi vitales que maintenir son rythme cardiaque, respirer, digérer… Tout ce qui semble normal chez un bébé est un combat pour elle.

Mais elle a une envie de vivre indescriptible, une présence si forte… La première mise au sein a pu se faire tôt, et la voir, si petite, moins d’1kg… La voir ouvrir la bouche, prendre le sein et téter, en ayant les yeux ouverts, même quelques minutes c’était incroyablement fort. J’ai compris que cette enfant pourrait conquérir le monde. Voilà ce qu’a vécu ma si petite fille depuis presque 2 mois, alors qu’elle devrait encore être dans mon ventre. Et dans tout cela, je ne vois qu’une force infinie, une détermination sans faille et un amour puissant…

Comment se passent ses/tes journées ?

Nous sommes à Lyon depuis presque 3 mois. Je n’étais pas transférable. Shéérazade ne l’est pas non plus. Nous sommes loin de notre foyer, de nos amis, de nos repères et surtout de mon fils Léonard qui a 11 ans et qui a dû retourner à Paris pour poursuivre son année de 6ème. Heureusement la famille prend le relais sur ce point, mais être séparé 3 mois de son enfant et être au chevet de son autre enfant, c’est sacrément éprouvant.

Ici, tous les jours sont les mêmes. Il n’y a plus de semaine et de week-end.

On est dans une routine, en binôme (en vase clos même), avec son papa Hamza. Certains pères doivent repartir travailler, je ne sais pas comment font les mères pour affronter ce quotidien seule. J’en aurais été incapable.  

Chaque jour qui passe est un jour de plus, donc une victoire.

Nous sommes logés à la Maison du Petit Monde, au sein de l’hôpital, qui accueille les familles des enfants hospitalisés (merci les opérations des pièces jaunes, et merci la France car notre mutuelle prend en charge le logement). Cela nous permet d’être toujours à 5 minutes de Shéérazade.

Nous passons toutes nos journées et une partie de la nuit auprès d’elle. Surtout au début. Les médecins le disent : la présence des parents est indispensable pour que les bébés se battent et ne se laissent pas aller. Ça semble fou quand on voit ce si petit être dans sa couveuse qui ne voit rien, n’entend certainement pas grand-chose parmi les bruits des machines et les alarmes qui sonnent toutes les 5 minutes, ce petit être qu’on touche à peine de peur de le briser… Et bien si, elle sentait tout, le lien s’est fait instantanément, aussi incroyable que cela puisse paraitre…

Nos journées sont rythmées par les soins (toutes les 3h) auxquels nous participons quand nous ne dormons pas: prise de température, changement de couche (il faut être sacrément habile entre toutes les électrodes, les capteurs, et ne pas stresser quand les alarmes sonnent car elle arrête de respirer à cause d’un mouvement trop brusque de notre part), changement de capteur d’oxygène, et plus récemment bain ! Nous faisons aussi des « peau à peau » tous les jours : on la prend contre notre torse nu à tour de rôle pour qu’elle sente les battements de nos cœurs et notre chaleur. J’essaie aussi de la mettre au sein régulièrement, pour 5 minutes souvent, pour quelques millilitres seulement. Mais je suis déterminée, je tire mon lait, on va y arriver. C’est notre lien.

Le reste du temps on la contemple dormir en essayant de déceler ses expressions, en essayant de calmer ses douleurs par des comptines entêtantes et des histoires orientales. Bien sûr, nous lui lisons les 1001 nuits.

Dans ces journées, le monde extérieur n’existe plus, les téléphones sont en mode avion. Nous avons plongé dans un monde parallèle hyper médicalisé, rempli de sentiments contradictoires, où nous haïssons ces machines qui nous éloignent de notre enfant, et où dans le même temps, nous les bénissons chaque seconde de la maintenir en vie.

On croise les autres parents (il y a jusqu’à 8 bébés dans une salle de réa), et parfois on lie des liens très forts avec eux. On partage les parcours de nos bébés, on se rassure, s’encourage, se félicite. On se console ou on se laisse tranquille, pudiquement, quand on est en larmes dans le couloir suite à un nouveau diagnostique.  Parfois, et c’est le plus dur, on sait que c’est fini, que le bébé des autres n’est plus dans la salle de réanimation le matin, qu’il est parti dans la nuit.

Ce sont donc des journées hyper répétitives qui sont de vraies montagnes russes. En une même journée, notre bébé peut progresser et quelques heures après son pronostic vital peut de nouveau être engagé. J’ai souvent eu le sentiment que mon bébé jouait à la roulette russe tous les jours. C’est insupportable. Et pendant 45 jours c’est insupportablement long. Depuis qu’on est en soins intensifs, cette dernière semaine, c’est moins stressant. Les journées se ressemblent encore beaucoup mais les alarmes sonnent moins, la mort s’éloigne peu à peu pour laisser place à l’espoir.

Est-ce que la covid change quelque chose dans ce moment ?

Clairement. Il ne faut surtout pas qu’on attrape le Co-Vid : si on l’attrape on ne peut pas aller voir Shéérazade à l’hôpital pendant au moins 7 jours, ce qui serait une catastrophe. La dernière fois que nous avons dû faire un test covid, nous n’avons pas pu la voir pendant 24h, temps pendant lequel son état s’est tellement dégradé qu’elle a dû être transfusée… 7 jours en néonatologie c’est une vie… Donc cela rajoute un stress immense au stress déjà très fort de l’hospitalisation en réanimation et en soins intensifs.

Au sein du service les règles d’hygiène sont drastiques car les bébés ont des systèmes immunitaires très faibles. On sent les soignants sur leurs gardes car si le virus se propageait dans le service, ce serait catastrophique.

Côté santé mentale, on ne peut voir personne. En temps normal, on conseille aux parents d’enfants prématurés de se faire entourer de la famille, des amis, de voir du monde, de se faire un bon resto, de se changer les idées pour sortir du cercle de l’hôpital. Là, l’éloignement géographique et le Co-Vid rendent tout cela impossible.

Enfin, maintenant que Shéérazade est plus stable nous attendons d’être transférés à Necker, mais le Samu priorise les transferts Co-vid, nous ne savons donc pas quand nous pourrons rentrer à Paris.

Tu as le droit de sortir toi ?

Oui mais dans les faits, nous sommes logés à l’hôpital, nous sommes loin de chez nous, le reste du pays est confiné… Nous n’avons aucune raison de sortir. Et pour tout dire, nous ne prendrions pas le risque. Nous sortons uniquement pour faire quelques courses. Mais même faire un tour dans un parc c’est compliqué pour moi pour l’instant. Je suis collée à Shéérazade. Elle devrait être dans mon ventre à l’heure actuelle, et je n’arrive pas à me dire que je vais prendre du temps de « loisir », même si c’est pour m’aérer. Je m’échappe mentalement sur les réseaux sociaux, ou à travers l’écriture.

Parle nous du personnel hospitalier dont tu parles avec amour sur ton compte IG ?

Nous sommes pendus au mots des médecins, guettons leurs regards et expressions lors des examens quotidiens. Nous apprenons des infirmières puéricultrices capables de réanimer notre fille avec dextérité et sang-froid en quelques précieuses secondes, et de la rassurer avec la plus grande douceur et empathie. Ces femmes (et parfois ces hommes) sont les héroïnes de notre quotidien. 

Il faut se rendre compte qu’une infirmière puéricultrice va certes changer des couches et nourrir un bébé hospitalisé, mais elle va aussi procéder à un tas d’actes médicaux hyper précis, comme poser des cathéters, des voies centrales, faire des soins stériles, ou encore tout simplement réanimer et sauver la vie des bébés. Elle fait des gardes de 12h, chacune s’occupe de 3 bébés en permanence, dont certains avec des pathologies hyper graves, elle réconforte les bébés, alerte les médecins si leur état se dégrade, accompagne les parents dans leurs premiers gestes avec leurs bébés, et aussi parfois dans leurs derniers… Ces femmes ont un salaire de misère et très peu de reconnaissance. Je n’en n’avais honnêtement pas conscience. C’est absolument injuste.

J’ai lu dans le dernier roman de Virginie Grimaldi (et que ne durent que nos doux moments) que des câlineuses pouvaient venir faire des câlins les prémat ? C’est le cas avec Shéerazade ?

Dans ce service de néonatologie, ce sont les infirmières puéricultrices, qui lorsqu’elles ont des « pauses », souvent sur les gardes de nuit, bercent les bébés dont les parents ne viennent pas souvent. Ce sont des moments magiques, d’une très grande humanité.

Le contact humain et charnel favorise la sécurisation et le développement cérébral du bébé. En général ça se voit tout de suite sur le scope, le rythme cardiaque se régule et le taux d’oxygène remonte et se stabilise. L’amour soigne…
Mais quand les parents sont là aussi souvent que nous, c’est nous qui faisons les câlins ! Et autant dire qu’on se bat pour en faire le plus possible !

Comment réagit ton fils à tout cela ?

Léonard, mon fils, est l’enfant le plus sympa et gentil et résilient et fort au monde. Et je ne dis pas cela juste parce que je suis sa mère. Je ne sais pas par quel miracle cet être humain est mon fils.

C’est évidemment très dur pour lui. Nous sommes séparés depuis 3 mois, nous n’avons jamais été séparé aussi longtemps. Il a fait sa rentrée en 6ème, il comprend que sa petite sœur se bat pour vivre, le coronavirus est partout… Franchement quelle angoisse pour un enfant de 11 ans !

Nous parlons tous les jours au téléphone, on lui explique les choses, sans se perdre dans les détails flippants, mais c’est important qu’il comprenne le pourquoi de la situation. Et on a beaucoup de chance. Il comprend. Il demande toujours comment va sa petite sœur, il lui a fait des dessins pour mettre dans sa couveuse (nous parlons aussi beaucoup de Léonard à Shéérazade). Il nous ramène des 19/20 du collège… Bref il fait tout pour nous faciliter la vie. Mais là vraiment je ne vais pas te cacher que ça commence à faire très long et que je rêve de le serrer dans mes bras.

Quels sont les comptes IG que tu suis le plus ?

@blissstories – le podcast des wonder mums

@josepha_raphard – la mum feel good

@akcollins – une mum et son fils handicapé qui débordent de good vibes

@laurenbastide – la féministe de mon coeur

@annaroy75 – ma sage-femme engagée

@wolinskiki – la marraine de cœur de Shéérazade grâce à qui j’ai rencontré mon mec

@tajinebanane- la marque mifa de milk mums

@modetrotter – une marque canon d’une amie de mon cœur Marie Courroy

@marie_papillon – pour rire et rire et rire encore

@rf_lewis – les meilleurs mèmes d’internet

@raphaelglucksmann – le futur de notre pays j’espère

@groundeffect – les meilleurs œuvres d’art, pour dénicher le futur Basquiat

@theverygoodmother – autopromo de mon compte de mèmes actuellement un peu à l’arrêt mais qui reprendra un jour ou l’autre

Ton rêve là tout de suite ?

Passer un dimanche après-midi sur mon canapé avec ma fille Shéérazade, mon fils Léonard et mon mec Hamza. J’en pleurerais tellement c’est mon plus grand rêve actuellement. C’est ce que je visualise quand je ne sais plus où j’en suis, quoi faire, quoi croire, comment me comporter pour être forte. Je nous vois réunis tous les quatre. Le bonheur.

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