L’interview des serialmothers : Maryline et Solène, créatrices du podcast Followsophy qui donne la parole aux enfants sur leur rapport au digital

Quand deux femmes, deux maman, deux nanas sympathiques se retrouvent autour d’un projet génial, je suis tout ouïe. Et ça tombe bien car leur projet, Followsophy est un podcast qu’il faut bon d’écouter. Ce podcast donne la parole aux 7-18 ans sur leur rapport au digital et qui encourage leurs ainés à ne pas la sourde oreille ! A moi elles disent tout! Ou presque…



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Vous avez monté le podcast followsophy ! Comment est née l’idée ?
 
Solène Etienne : L’idée est née d’une rencontre et nous pouvons même dire d’un coup de foudre auditif ! En juillet dernier, pour un autre de nos autres podcasts, j’ai interviewé Maryline. La conversation s’est poursuivie une fois les micros coupés et Maryline m’a confiée qu’ avait un rêve : créer des “capsules” auditives autour du digital. J’en ai parlé à mon associé Thomas et on s’est rappelé tous les trois deux jours après. De visio en visio, on a travaillé sur le concept, la rythmique de l’émission, le jingle et c’était parti ! Et pour l’anecdote, on s’est rencontré “en vrai” au premier enregistrement !
 
Maryline Perenet : Ce projet fou est né grâce à Olivier Goy, le fondateur d’October, qui m’a proposé comme “Sista” dans un podcast produit par Solène et Thomas pour parler de ma pédagogie pour apprendre aux à coder sans écran. On a tout de suite accroché. Tous les trois on avait envie de réfléchir et faire réfléchir sur la magie et les excès du digital, pour nous adultes, et pour nos enfants.
 
Followsophy c’est quoi ?
 
Followsophy c’est le podcast qui donne la parole aux 7-18 ans sur leur rapport au digital et qui encourage leurs ainés à ne pas faire la sourde oreille ! Notre objectif est de laisser s’exprimer les concepteurs et utilisateurs des algorithmes et réseaux de demain plutôt que de ne les soumettre qu’à nos injonctions d’adultes et de parents. Le mercredi, c’est Followsophy ! Chaque semaine, un ou un nous livre ses pratiques et ses pensées, et on “Followsophe” avec lui. Qu’est ce nos usages disent de nous, de notre rapport aux autres, à soi ? Les sujets ne manquent pas. Leurs réponses nous amusent, parfois, et nous bluffent, souvent. Quand c’est possible et quand nos jeunes invités sont d’accord, nous concluons l’épisode par un échange avec l’un de leurs parents.
 
A qui vous adressez vous ? Aux ados ? Aux parents ? Aux deux ?
 
Les deux mon capitaine ! Beaucoup de nos auditeurs nous confient d’ailleurs écouter le podcast en famille à la maison ou en voiture.
Notre souhait est de donner la parole aux ados pour qu’ils puissent partager leur expérience avec d’autres ados, voire les inspirer. C’est plus simple d’écouter les conseils de quelqu’un de son âge plutôt que ceux d’un adulte.
Nous avons des professeurs des écoles et des parents qui réagissent aussi et pour qui le contenu est un support de discussion avec leurs élèves ou leurs enfants.
Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, on a aussi des auditeurs qui n’ont pas encore d’enfant et qui attendent chaque épisode avec impatience. Peut-être parce que c’est une façon pour eux de mieux saisir leur époque et ils nous confient  “on se rend compte qu’ils ne pensent pas comme on pensait qu’ils pensent”.
 
Les ados sont, de nos jours, plutôt des followers ou des philosophes ?
 
Ils philosophent à la fois dans et derrière leurs écrans. Ils ont des réactions incroyables sur l’éthique, l’écologie, les robots, la popularité, le rapport à l’autre, à soi, les limites du numérique et les relations qui s’y créent. Cela ne les empêche pas de Follow, comme tous les ados, leurs idoles dans le sport, la , les arts.
Bien entendu, ils n’échappent pas ou peu aux réseaux sociaux, à ses quêtes de Followers parfois, aux temps infinis passés à scroller. Comme beaucoup d’adultes d’ailleurs.
 
Le nom de votre podcast est intéressant et réunit ces deux idées de se « suivre » sur les RS et de réfléchir. L’un est il l’ennemi de l’autre ?
 
Le numérique ne sera l’ennemi de la réflexion que si nous n’en prenons pas conscience. C’est tout de même un futur qui semble peu probable. Nous avons le sentiment qu’il y a une prise de conscience qui se développe autour de la portée des algorithmes, des addictions possibles aux réseaux sociaux et aux écrans. Le sujet, c’est de trouver le recul nécessaire, sur ses propres usages, d’enfant, d’ado ou d’adulte pour que chacun rester maitre de ses usages.
Comme tout outil, le numérique n’est ni bien, ni mal. Il n’est que ce que nous en faisons par nos façons de les utiliser. Dans la présentation du podcast, nous évoquons les jeunes et le digital par ces mots : le digital, parfois ils le subissent, souvent ils le subliment. En écoutant les différents épisodes, chacun pourra se faire son propre avis.
 
Vous même que dites-vous à vos enfants des RS ?
 
Solène :
Ma a 19 mois, donc pour l’instant, on est encore un peu loin des réseaux sociaux. Pourtant, déjà à cet âge, il suffit qu’un écran soit allumé à sa portée pour qu’elle ait une envie folle de le regarder.
Jusqu’à présent, on a fait avec son papa le choix – très personnel – de ne pas montrer son visage sur nos propres réseaux. Même si nous avons un petit peu de marge avant de parler réseaux sociaux avec elle, nous réfléchissons à comment l’éduquer pour qu’elle cultive sa curiosité mais aussi son esprit critique face à ces bulles cognitives auxquelles nous sommes tous confrontés dans nos communautés ou nos recherches d’informations.
Dans le 7eme épisode, un papa nous disait “et si nos enfants finissaient par tourner le dos à tout ce système ?”. Ca laisse songeur. Mais pouvons-nous le leur demander sans nous l’imposer également à nous même ?
 
Maryline :
Moi, je suis plus dans le dur avec mes deux enfants de 8 et 10 ans qui sont en primaire. Aujourd’hui, ils n’ont pas de téléphone portable et donc pas accès aux réseaux sociaux. La question ne va cependant pas tarder à se poser avec mon ainé qui va très certainement me quémander un téléphone à sa rentrée en 6ème en septembre. Dans un monde idéal, je rêverai que mes enfants n’aient aucune envie de se plugger aux réseaux sociaux, dans la réalité, je sais que cela va être compliqué ! Par exemple, tous les collégiens ont au moins un groupe What’s app pour communiquer après les cours. L’interdire à son enfant, n’est-ce pas aussi l’exclure ? Difficile d’y échapper. L’important pour moi c’est de leur expliquer les codes des réseaux sociaux et ce qu’il s’y passe derrière. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir un super alibi pour discuter de tous ces sujets avec eux au détour des épisodes de Followsophy. Et c’est assez marrant de voir comment ils peuvent s’identifier aux différents ados qu’on interroge.
 
Selon vous quelle est la « juste » place des RS dans les vies des ados ?
 
Nous pourrions débattre longuement, même entre nous sur le sujet. En résumé, le digital permet une ouverture sur le monde, des sujets, des personnes et des connaissances auxquelles nous n’aurions peut-être jamais eu accès. En même temps, la vraie ouverture au monde, c’est aussi accepter et apprécier de s’y aventurer, en dehors des écrans.
Tout est une question d’équilibre, et cet équilibre doit être fixé par chacun, individuellement, en groupe ou en famille.
Nous croyons en leur capacité, et en les nôtre, à réfléchir à ces limites, à condition de mettre ces questions sur la table. Nous croyons aussi au pouvoir de la discussion. Et nos échanges hebdomadaires sont autant d’occasion d’échanger.
C’est pour ça que Followsophy nous galvanise tant. Chaque épisode nous interroge, parfois même des jours encore après le tournage. Et comme l’a dit très justement Clémentine Galey de Bliss Stories à l’issue des podcast de ses enfants Pablo et Thelma “faisons leur confiance”!.
 
Dans Le premier podcast , une jeune fille de 12 dit que son papa ne veut pas qu’elle soit sur Insta. Vous en dites quoi vous ?
 
Plus exactement, elle ne réclame pas Insta à son papa, donc elle ne l’a pas et utilise le téléphone de son papa. C’est un usage comme un autre et chaque famille a ses propres règles. Certains ont des timers, d’autres demande à avoir accès à ce qui est posté et échanger, d’autres laissent faire. Il y a autant de règles que de parents.
Récemment un papa nous confiait le dilemme auquel font face beaucoup de parents : “si je ne lui donne pas l’accès, elle sera la seule de ses copines à ne pas y être, je ne peux pas lui imposer ça”. Au final, après une discussion avec les parents du groupe de copines de sa fille, ils ont tous décidé de mettre des règles communes à l’ensemble de leurs enfants et d’organiser plus régulièrement des rencontres pour que leurs enfants se retrouvent et partagent un moment.
 
Vous travaillez à deux, comment vous répartissez vous le boulot ?
 
Solène : Maryline est la queen du dilemme algorithmique ! 😉 Plus sérieusement, on travaille tous les 3 avec Thomas sur tous les sujets qui nous animent, toutes les questions que l’on se posent et qu’on aimerait leur poser. Comme on le disait juste avant, le sujet est infini et presque chaque jour, nous avons une opportunité de rebondir sur un sujet. On se nourrit de tout ce qu’on lit, voit, entend.
 
Maryline : Solène et Thomas produisent de nombreux podcasts pour eux et pour d’autres, donc évidement c’était un vrai plus pour la conception, la sonore, les jingles. Sur le fond c’est un ping pong permanent. Entre deux tournages ou réunions préparatoires les notes vocales et idées fusent sur notre groupe WhatsApp !
 
Maryline vous êtes la fondatrice de Digit Owl ? rappellez nous ce que c’est .
 
Chez Digit’Owl on apprend aux enfants le code et les algorithmes sans passer par les écrans. Nous intervenons principalement dans les écoles pour venir en soutien aux enseignants mais aussi pour permettre une plus grande inclusion sur ce sujet du coding en permettant à tous les élèves de pouvoir appréhender ces sujets complexes. L’éducation au numérique et à la programmation font partie intégrante du programme de l’éducation nationale du CE1 au Lycée. Les enseignants ne sont bien souvent pas formés et ne disposent pas des ressources pédagogiques adaptées. Nous organisons donc des ateliers sur le temps scolaire et en péri-scolaire. Nous avons créé des cahiers pour les élèves et nous avons mis en place une plateforme de contenus éducatifs à destination des enseignants et des parents.
 
Et vous Solène, vous êtes la cofondatrice de FeuilleBlanche. Qu’est-ce ?
 
FeuilleBlanche est un band studio qui a deux activités principales. La première est challenger les marques et leur stratégie (discours, prises de parole, brand manifesto, proposition de valeur, positionnement, stratégie éditoriale). La seconde est de traduire opérationnellement cette stratégie par la création de contenus. Nous concevons des médias pour les marques et leur permettre de mieux échanger avec leurs audiences.
 
A bientôt sur Followsophy !
Merci !
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