L’interview du serialfather : le publicitaire Jacques Seguela

Le marketing politique en France c’est lui (la force tranquille de Mitterrand puis la campagne de Jospin), Citroën et le chevrons sauvages c’est lui, Dunlop et son love torture test c’est lui, Carte Noir le café nommé désir c’est encore lui. Ce fils de pub qui a, entre autres ouvrages, écrit « Ne  dites pas à ma mère que je travaille dans la pub, elle me croit pianiste dans un bordel » est un éternel enfant qui a révolutionné le paysage publicitaire français.

Ce que l’on sait moins de lui, c’est qu’il est marié depuis une trentaine d’année avec Sophie, qu’il est papa de 5 enfants et que pour lui la famille passe avant tout.

Mais qui est ce serialfather ?


CV du serialfather


Nom Seguela

Prénom Jacques

Age 77 ans ! C’est donc la dernière limite pour moi pour lire Tintin ou jouer à des jeux de société ! De 7 à 77 ans !

Prénoms et âges des serialkids ? Tristan 32 ans, Sarah 30 ans, Lola 24 ans et mes jumelles, Ava et Mia qui ont 12 ans.

Comment vous appellent ils ? Jacques, papa ou papinou.

Ont ils des surnoms ? Mes nounous !

Serialinterview

Quelle période est la plus sympa selon vous dans l’éducation des enfants ? Cela me fait penser à une question que j’ai un jour posé à Ronald Reagan, président des Etats Unis : « quel a été le plus beau jour de votre vie ? ». Il m’a répondu « demain ». Pour les enfants c’est pareil.

Il y a bien eu un moment difficile, non ? L’éducation n’est que longue patience. Il y a d’abord l’âge bébé, puis béta, puis bête puis pré ado puis ado. Je crois que cela ne devient calme que vers le 3ème âge !

Y a t-il un sujet que vous n’avez jamais réussi à aborder avec vos enfants ? Non. J’ai eu l’exemple de mes parents qui m’ont fait confiance. Lorsque j’ai voulu faire le tour du monde en 2CV à 20 ans, ils m’ont dit oui. Il faut être juste avec ses enfants et les laisser croire en leurs projets. L’éducation se joue sur quelques instants.

Et les sujets difficiles et interdits comme la drogue ou le sexe ? La drogue de façon très claire, je leur ai montré le film publicitaire que j’ai fait sur le sujet « la drogue c’est de la merde ». Le message est clair non ?

Le sexe c’est avec ma femme, Sophie, que les filles en ont parlé. Avec mon fils, on a parlé de protection évidemment.

Sur quoi n’avez-vous jamais cédé ? J’ai l’impression de céder sur tout ! Mais j’ai des valeurs morales incontournables : l’honnêteté, la fidélité, le respect, la générosité et la gentillesse. C’est bien d’être gentil.

Et évidemment le travail. Il faut aller à l’école, il faut apprendre, il faut travailler.L’école c’est essentiel. On joue sa vie entre 10 et 20 ans. Il faut être le meilleur.

Êtes vous sévère ? Jamais de fessées ! Je crois à l’explication et au dialogue.

C’est différent d’être papa à 30 ans et à 60 ans ? Oui évidemment, à 30 ans on est dans l’urgence, on met sa vie en place et on ne se rend pas vraiment compte de ce que cela représente. On ne comprend pas tout de l’éducation. A 60 ans c’est un don de Dieu et une vraie cure de jeunesse ! Je suis plus cool avec les 2 dernières. Sans doute parce que je sais que ce sont les dernières !

Mais je sais aujourd’hui qu’il fait écouter ses enfants, leur accorder de la confiance et croire en eux. Lorsque j’étais petit, chez les jésuites, j’ai enfoncé ma fourchette dans la main d’un pion et je me suis fait virer. Mes parents ont pensé que si je l’avais fait c’est que je devais avoir des bonnes raisons et ils m’ont à peine engueulés. C’est aussi ça d’accorder sa confiance à ses enfants.

Comment leur avez-vous expliqué votre métier ? Ça s’est fait naturellement, au fil de la vie, du quotidien.

Que font-ils aujourd’hui ? Tristan est cinéaste, Sarah est chanteuse, Lola a une boutique de design et les deux petites sont à l’école !

Qu’est ce qui vous rend fier d’eux aujourd’hui ? Je suis fier de leur créativité, je suis fier qu’ils existent par eux-mêmes et je suis fier de les voir vivre. Ce sont mes 5 plus belles créations. C’est eux qui resteront après moi. Et c’est ça le plus important.

Dernier coup de cœur en famille ? Nous sommes allés voir Intouchables avec les jumelles. On a adoré. Une belle leçon de vie.

Dernier mot avant le dodo ? Je t’aime.

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