Lettre à Meghan

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Chère Meghan,

 

Yililililiili!! Bravo à toi, à vous, à bébé Archie, bravo la vie, bravo l’Angleterre.

Je suis assez dingue de vous, pas de toi particulièrement, mais de la famille royale. C’est mon côté midinette tuche. J’ai même un mug avec ta tronche et celle de ton mari roux dessus. Chaque matin tu entres donc dans ma cuisine et je bois mon café avec toi (dans toi même mais c’est chelou).

Bravo ma grande pour ce bébé tout neuf.

J’avais déjà écrit à Kate en son temps lorsqu’elle accoucha.

A toi maintenant.

La tâche n’est pas facile pour toi. Il semble que comme dans le Loft, il y ait des tensions au palais. Il semble que toi l’américaine ne soit pas hypeeeer bienvenue au pays des anglais en culottes courtes.

Mais toi, tu t’en fiches. Ton mec, trop fort, te protège de tout ça parce qu’il t’aime. Ohhhhh.

Alors voilà tu es devenue maman, tu vas devoir sans doute changer une couche, te lever la nuit, avoir des doutes. Oui je sais que tu seras aidée, t’es princesse quoi mais je suis sûre que tu vas être une maman louve et que, rebelle que tu es, tu vas même te lever la nuit 6 fois et clamer haut et fort que tu gères tout. Après tout, si tu gères la reine, tu peux bien gérer un nouveau né.  Non?

Un bébé c’est facile : ça dort peu (enfin pas la nuit), ça mange beaucoup, ça prend des bain. Voilà. Tu sais tout.

 

Après ça va grandir, ça va dormir (ou pas), ça va râler, ça va jouer ça va rire, ça va faire des caprices. Mais en gros ça reste un humain qui dort, qui mange et qui prend des bains.

Plein de bisous, de kiss, de huggs.

 

Et vivement mon prochain mug avec vous trois.

 

 

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Tombe le monde

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Je me souviens du 11 septembre 2001. Deux tours se sont écroulées à New York.

Je me souviens qu’une fois l’effroi passé on a compté nos morts. Est ce à ce moment là qu’on a compris que tout ne tient pas debout éternellement ?

Hier Notre Dame a brulé. Notre Dame a brulé. Au départ quand on mari m’a dit ça, j’ai cru à une blague. On ne brule pas quand on est Notre Dame. On est indestructible, on tient debout !

Puis les images, les flammes, le feu, les larmes, le courage des pompiers et puis le clocher qui s’écroule sous les yeux stupéfaits des passants et des gargouilles.

Une cathédrale qui a vu son sol foulé par Jeanne d’Arc, Napoléon ou encore De Gaulle. Une cathédrale qui fut la muse de Victor Hugo. Une cathédrale qui a inspiré les peintres, les musiciens, les écrivains mais aussi les croyants, les non croyants, les parisiens,les touristes. Une cathédrale qui, à la lumières de ses vitraux, a vu des famines, des guerres, des joies.

Notre Dame est tombée.

Ainsi donc ce monde s’écroule ?

Ce matin, moi qui ne suis pas chrétienne, j’ai promis à mes enfants que Notre Dame serait un jour à nouveau debout. Si les hommes, les tours et les églises tombent, ils se relèvent finalement.

Tomber, se relever. Etre debout.

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Les amies

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Ce week-end on a fêté les 40 ans de ma meilleure amie. J’imagine que dire à 39 ans “ma meilleure amie” c’est un peu niais. J’assume : j’ai une meilleure amie. La même depuis près de 30 ans.

Cela ne m’empêche pas d’avoir plusieurs autres meilleures amies. Des précieuses, des indispensables, des merveilleuses, des sans qui je ne peux pas vivre mais elle, elle s’appelle Djoe, c’est depuis toujours ma meilleure amie. Elle a elle aussi des tonnes de bonnes amies que j’adore mais voilà elle et moi on est meilleures amies. On se l’ai dit vers 12 ans et on maintient.

Comment naissent les amitiés, pourquoi on devient amie avec telle ou telle personne, pourquoi on aime passer du temps, rire ou pleurer dans les bras de cette amie, nul ne le sait vraiment. Une alchimie, une réciprocité, des conversations, des câlins et la certitude qu’ensemble on va avancer le plus loin possible quoi qu’il arrive. Quoi qu’il arrive.

40 ans de boums, de cours, de premiers amours, de mariages, d’enfants, de rires, de bonnes et de mauvaises nouvelles, de repas et de mojitos partagés, de rêves, de déceptions parfois, de shopping, de sorties, de “je vais pas bien on se voit”, de “je dois t’annoncer une merveilleuse nouvelle”, de “on y va ensemble ?”, de “je suis là pour toi”.

Une amie précieuse, toujours là dans les bons et les mauvais moments. Une amie qui ne juge pas, qui aime et qui soutient. Une amie avec qui vers 15 ans on se disait “un jour, quand on sera grandes-et vieilles-on se mariés et nos maris seront amis et nos enfants aussi”.

Le rêve est réalisé.

A elle, Djoe mais aussi à Clem, à Elodie, à Aurore, à Laetitia, à Aude, à Julie, à Johanna, à Candice, à Caro, à Elinor, à toutes mes amies, à toutes LES amies en général, il faut dire MERCI.

Puissent mes enfants, vos enfants connaitre des amitiés heureuses et fidèles. Parce que bon avoir un bonne amie, un bon copain, c’est ce qu’il y a de meilleur au monde  ! (avec l’amoureux, les enfants, les spritz, le Nesquick et le fromage de chèvre)

 

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La classe verte

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La semaine dernière l’enfant numéro 3, de 5 ans et demi, est parti avec sa classe de Grande Section en classe de nature.(de mon temps on disait classe verte mais mon temps est si lointain que j’ai connu GrosQuick).

Sa soeur, ma fille, avait déjà fait cette expérience au même âge et elle avait tant aimé qu’elle avait quasiment ordonné à son petit frère de le faire aussi.

Le petit frère a donc voulu aller dans la classe qui lui permettrait de vivre cette expérience, la première loin de sa famille.

Certes il avait déjà quitté le foyer avec papie/mamie mais sans aucun membre de la famille, non.

Depuis septembre, la classe travaillait donc avec joie sur ce départ. Et c’est donc avec beaucoup de bonheur et quelques bisous, que les enfants sont partis du lundi au vendredi, 4 dodos !

Au départ du car on a entendu des “soyez gentils avec lui/N’oublie pas ton doudou chéri/ Il a besoin d’eau la nuit/elle vomit dans le car”.

Puis le car a démarré, la gorge s’est nouée, les larmes se sont cachées derrières les yeux et hop, l’enfant était parti !

Alors on a fait notre semaine sans lui, nos 4 dodos sans lui. Alors il nous a manqués l’idiot!

Mais nous avons eu la chance d’avoir des nouvelles de lui, d’eux toutes les heures quasiment grâce à la magie d’un groupe Whatsapp tenu par la maitresse.

Ces gamins ont gouté à une liberté, ils ont ri ensemble, ils ont dormi à 6 dans une chambre, ils ont choisi leurs vêtements seuls, ils ont fait un spectacle, ils se sont promenés parmi les arbres et la nature, ils ont dansé, ils se sont déguisés et le dernier soir il y a même eu une boum !

C’est chouette de voir son gamin heureux, voler de ses propres ailes, avoir SA vie, SON jardin secret et revenir le sourire aux lèvres et des souvenirs plein la tête pour toujours.

Alors à ceux qui me demandent (ou plutôt qui me jugent) “mais il est pas TROP TROP petit”, je répondrais que NON : il a adoré ces moments et pour reprendre les mots du fiston “vivement la colo”.

 

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Le lapin du métro

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La parisienne de naissance que je suis a toujours pris le métro comme d’autres, ailleurs, enfourchent leurs vélos. Parfois les trajets sont agréables au son d’un chanteur à la voix d’or. Parfois les trajets sont longs, les métros s’arrêtent sans raison et, il faut bien le dire, ça pue.

Parfois on lit, parfois on dort, parfois on observe l’autre qui est assis devant soi mais dont on ne saura jamais rien d’autre si ce n’est qu’elle porte un parfum à la vanille ou qu’il a un manteau vert.

Depuis mon plus jeune âge donc, j’ai repéré ce lapin qui alerte les enfants sur les dangers des portes qui se referment sur les doigts. J’avoue que dans ma prime enfance, je ne savais pas lire, et je croyais que le blanc autour de sa main était un chiffon et que ce lapin disait “attention j’ai fait le ménage, respecte la propreté en ne mettant pas tes mains sur la porte”.

Puis j’ai su lire et j’ai compris que le métro n’était pas nettoyé par un lapin (par qui d’ailleurs ?).

Plus tard, bien plus tard, je me suis pris une porte de métro dans le nez (je vous expliquerai une autre fois comment- je suis Pierre Richard-) et j’ai repensé au lapin.

Pourquoi un lapin et pas un chat ou un oiseau ? Va savoir.

La semaine dernière, je me suis rendue en métro à la gare avec mes enfants. Quelle ne fut pas ma/notre surprise lorsque nous avons appris en lisant un panneau que le lapin portait un prénom. Oui voilà, le lapin s’appelle …(roulement de tambours)…SERGE !

Le lapin Serge a même un compte Twitter !

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Pourquoi pas Gérard ou JeanMi ? Va savoir…

Du coup mon enfance a défilé devant moi en même temps que les stations se succédaient. J’ai vu le lapin, la porte dans le nez, le ménage et puis Serge.

Désormais Serge sera un lapin pour moi. Désolée pour mon cousin qui porte le même prénom et qui n’est, à priori, pas un lapin (quoi que…je vais lui filer des carottes la prochaine fois pour voir sa réaction)

 

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Le jour où je suis allée parler de mon métier dans la classe de mon fils de 5 ans

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Lundi dernier, j’ai été invitée par la maitresse de mon fils de 5 ans à parler de mon métier et plus particulièrement de mes livres dans la classe de Grande Section.

C’est non sans une certaine crainte que je suis allée à ce rendez vous en terre inconnue avec mes livres sous le bras.

Je n’avais rien préparé alors qu’eux si !

J’avoue que j’étais intimidée par tous ces yeux qui me scrutaient et avaient l’air d’attendre beaucoup de moi. Mon fils, à la fois réjoui et intimidé de voir sa mère dans sa classe a d’abord caché son visage dans ses mains. Puis il a carrément enfoui sa tête dans son corps avant de finalement tendre le cou fièrement l’air de dire “c’est MA mère”.

Il y  en a un qui a dit “t’es la mère de Roman”  ce à quoi, j’ai dit “bah ouais sinon je serais pas là mon petit gars mais je serais en train de me dorer la pilule à Cuba”.(en fait j’ai dit oui)

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Un autre a ajouté “mais je te connais” ce qui  est une évidence puisque je le vois chaque jour à la sortie.

Une autre a révélé avoir une brosse à dents rose. Ok, super.

J’ai donc entamé la conversation : comment nait une idée, comment j’écris des livres, comment on fait pour se faire éditer, est ce que j’écris à la plume (ok donc là j’ai pris 678 ans dans la tronche), est ce que mes enfants m’aident, est ce que j’aime mon métier etc.

J’ai adoré ce moment plein de tendresse, de profondeur, de curiosité.

Une heure plus tard je suis repartie le sourire aux lèvres.

Les enfants sont formidables comme dirait Jacques (Martin pas Chirac).

 

 

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Les enfants ou le chien ?

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Ce titre “les enfants ou le chien”, un peu comme “la bourse ou la vie “.

On a 4 enfants (enfin je crois que ce sont des enfants, si ce n’est pas le cas ça y ressemble) chez nous. On a toujours eu un chien. L’an dernier nous avons connu le malheur de perdre notre être canin, notre Ulk. Toute la famille a été vraiment meurtrie et ceux qui me disaient d’un air dédaigneux “oh ça va ce n’est qu’un chien” ne comprenaient visiblement pas la douleur que cela représente de perdre un animal.

On a donc attendu quelques mois avant de replonger en amour pour un chien, Newton, berger australien de son état. Nous sommes donc ses moutons, il est notre loup.

Plus les jours passent, plus on l’aime.

Plus les jours passent, plus je me dis -ne me jugez pas- qu’avoir un chien c’est tout de même BIEN plus simple qu’un gamin.

L’un n’empêche pas l’autre je sais, la preuve chez nous.

Mais soyons honnêtes : un chien ça bouffe, ça dort, ça fait des câlins et c’est toujours ravi. Un gosse, ça dort mal, ça râle, ça réclame toujours un truc et ça coute cher.

Bon alors on fait quoi ? Bah on vend les gosses et on garde le chien évidemment. Avec l’argent récolté on part en vacances au ski  avec le chien.

ps : je plaisante bien sûr. On part en vacances au soleil.

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Ce week-end sans kids, sans mari et avec des copines

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Le week-end dernier, j’ai eu la chance merveilleuse de partir 3 dodos et 3 jours avec 3 amies à Amsterdam SANS KIDS, SANS MARI.

On avait organisé ça depuis quelques mois avec des amies que j’ai présenté les unes aux autres avant l’été et qui ont eu un coup de foudre amical.

On s’était dit “tiens, et si on partait toutes les 4 ensemble?”. On a toutes des enfants, des vies remplies mais on savait qu’un week-end de filles, comme à 20 ans, ça nous ferait du bien.

Mon mari, ce héros a dit “ok je gère”, on a pris nos billets, on a loué notre appart et on est parties.

Je ne vais pas vous faire le détail du week-end car ce n’est pas un blog de voyage ici (ceci dit Amsterdam est vraiment une ville sublime, facile d’accès et aussi chouette pour la culture que pour l’amusement) mais je vais vous dire combien ces moments là, ces fous- rires, ces instants passés à glander et à chanter dans le canapé, ces moments gourmands à dévorer à 4 un gâteau bieeeeeeeen bon et bieeeeeeen gras, ces nuits à se partager la couette, ces confidences sont géniales.

On ne le dit jamais assez mais les amies, les vraies, les bonnes, les formidables, celles qui sont là pour vous depuis toujours ou depuis 1 an, celles qui sont rares et qui sont à côté de nous tant pour nous consoler, nous épauler que pour nous faire rire. Les amies c’est vraiment FORMIDABLE.

Lorsque j’ai dit à des potes que je partais sans mes 4 enfants, la plupart ont répondu “mais qui va s’occuper des gosses?”. Mes enfants ont la chance d’avoir un papa merveilleux qui a formidablement orchestré le week-end. Ca me donne presque envie de repartir !;)

Alors que ce soit non loin de chez vous, que ce soit pour une nuit ou 4, que ce soit avec une ou 7 copines, faites le ! Une fois par an, une fois tous les 2 ans, tous les 3 ans, un moment avec des amies, ça n’a pas prix.

 

 

 

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Ne pas aimer les femmes de plus de 50 ans.

Dans le Marie-Claire de ce mois ci, le journaliste, écrivain, réalisateur Yann Moix (mais siiiiii vous l’avez vu chez Ruquier, émission où il humiliait les invités mais ça…c’est le boulot des chroniqueurs de cette émission que je ne regarde plus depuis environ 4 ans) raconte qu’il ne couche qu’avec des filles de 25 ans, surtout jamais avec des femmes de 50 ans car à 50 ans un corps est laid. (il a 50 ans)

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Non content de cette déclaration qui n’a ni queue (surtout pas la sienne) ni tête, il ajoute qu’une femme de 50 ans a un corps comment dire…périmé tandis que celui d’une femme de 25 ans est super excitant. Mmmm la chair fraiche…Et ô miracle il ajoute que bon ok 40 ans ça peut passer sur un malentendu ou un whisky de trop.

A 18 ans c’est encore plus extraordinaire Yann. Tant qu’on en est là…

Je n’ai pas 50 ans, bientôt 40 et j’en aurais 20 que je m’offusquerais de ce genre de propos qui visent à humilier une catégorie de femmes qui selon YM, parce qu’elles n’ont plus 25 ans sont donc réduites à l’abandon de vie sexuelle.

Comment un type, intelligent par ailleurs (j’ai lu 2 de ses livres et je suis fan de Podium qu’il a écrit et réalisé) peut non seulement penser cela mais oser le dire ? Il voulait la lumière sur lui ? Il l’a eue.

Mais qu’il sache aussi que le corps et le vagin d’une femme jeune n’augmentent pas l’espérance de vie.

Qu’il sache aussi qu’un femme de 25 ans n’a pas forcément envie de son corps à lui.

Qu’il sache qu’une femme de 50 ans est sublime qu’elle s’appelle Cindy Crawford ou tout simplement Martine Durand.

Qu’il sache que de réduire les femmes à leurs corps est une insulte terrible et indigne.

Qu’il sache que l’amour ça vous tombe dessus sans se demander quel âge on a.

Oh et j’oubliais… il dit aussi ne sortir qu’avec des asiatiques. Cet homme n’a donc jamais du tomber amoureux car les critères physiques semblent prévaloir sur tout le reste. Asiatique, 25 ans. Et l’esprit, et la magie de l’amour, et l’envie ?

Je le plains celui qui dresse la liste des critères physiques de sa proie. Car oui c’est de proies qu’il semble parler.

Pauvre lui, pauvre Moix.

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La saison des emballages II, le retour.

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Alors voilà, en septembre, c’est à dire il y a 4 mois d’après mon calendrier et il y a 2 jours d’après moi, nous avions eu le droit comme chaque année à la saison de recouvrement des livres d’école. Serialfather et moi y avons passé des soirées entières en ne nous parlant que par des “passe moi le scotch” interposés.

J’ai même frôlé la crise d’hystérie lorsqu’après avoir passé une demi heure sur un manuel d’Histoire de 6ème, j’ai réalisé que celui là, PILE CELUI LA, fallait pas le couvrir. Ma vie est vraiment excitante, je te l’accorde.

Octobre enfin est arrivé et je me suis dit que c’était fini, que je ne verrai plus de plastique, de ciseaux, de scotch à moins d’être Dexter ou de kiffer les trucs SM.

MAIS c’était sans compter avec décembre, Noël, le sapin et les cadeaux.

La nouvelle mode dans les magasins consiste à te dire “on a un stand spécial pour les emballages”. Toi t’es ravie car tu regardes ta piles de jouets pour tes neveux, de fringues pour tes grands-parents et tu sais que tu ne vas JAMAIS arriver à couvrir tout ça.

Mais lorsque tu arrives devant ledit stand, il y la queue comme pour le concert des Rolling Stones. Tu oses avec un petit sourire “euh vous faites la queue pour les emballages?”. La nana à qui tu poses la question est vraisemblablement là depuis 34 minutes, elle te toise et te répond d’un air moqueur “non je suis pertedetempsphile c’est à die que j’aime perdre du temps”. Heureuse de sa vanne, elle te tourne le dos. Elle est donc là pour ça. Elle fait la queue pour qu’une jeune fille emballe ses 65 cadeaux.

Tu hésites à doubler mais avec ta doudoune rouge c’est pas discret DU TOUT.

Un vendeur remarque ton désarroi “madame on peut aussi vous donner le papier et vous faites ça chez vous.” Oui mais non. Je ne veux pas encore passer mes 5 prochaines soirées à emballer avec mon mari (noter que si j’enlève le mot “avec”, ça passe.). On finira par s’engueuler, par se dire des trucs qu’on n’a pas envie de se dire comme “mais moi j’ai JAMAIS aimé ta sauce de salade” et on décidera de divorcer. Tout ça pour des emballages de Noël.

Alors je prends mes cadeaux non emballés et rebelle, folle, insconsciente que je suis, je décide que cette année il n’y aura pas d’emballages. La vie tient à ce genre de décisions.

ps : ce sera la faute du Père Noël, ce connard.

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