Quand j’ai reçu un courrier d’un lecteur mé-CON-tent

La semaine dernière j’ai écrit un billet pour le plus du Nouvel Obs. Un billet au 2nd degré (comme d’habitude) sur les 10 galères que rencontrent les parents en fin d’année scolaire.

A priori de l’humour qui na choqué personne sauf un certain Daniel qui m’a envoyé un mail (pardon un courriel) dans lequel il analyse mon texte comme un élève qui étudierait Balzac au bac français (c’est trop d’honneur Daniel).Je te fais partager ce mail ci dessous. Evidemment je lui ai répondu que l’humour ne devait pas être son truc et que j’en étais navrée pour lui ! (à moins que Daniel soit en fait un adepte du 12ème degré …mais je ne crois pas…)

Enjoy !

Je me permets de vous écrire car j’ai lu avec intérêt votre article à la page suivante :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/887490-cadeau-a-la-maitresse-fete-de-l-ecole-les-10-galeres-de-fin-d-annee-des-parents.html

Je souhaitais cependant faire une remarque concernant l’emploi de l’anglicisme mail. En effet, il serait plus correct d’utiliser courriel, largement répandu sur les sites internet français et employé quotidiennement dans la presse. Serait-il donc possible de l’employer également dans vos prochains articles ? Cela améliorerait indéniablement la qualité de langue et aurait donné dans le cas présent la phrase suivante :

« Il y a toujours une mère pour prendre les choses en main, attendre devant l’école avec une enveloppe, envoyer 13.465 courriels pour tenir informés les autres parents de ses idées. »
       
Concernant le fond de l’article, je me permets de réagir :

>(…) tandis que les (petits) enfants crient leur joie sur tous les toits, les parents crient plutôt leur désespoir.

Ne croyez-vous pas que vous exagérez ? J’ai deux enfants en bas âge et les fins d’année scolaire n’ont rien de désespérant.

>faut-il ou non offrir un petit souvenir à la personne qui s’est tapée 33 élèves survoltés toute l’année ?

Non. Car les enfants sont sages en classe, pas du tout survoltés. Et si c’était le cas, le directeur de l’école aurait de mes nouvelles.

>Va savoir pourquoi, alors que les élèves sont restés cloîtrés toute l’année tels des moines, le prof choisit le mois de juin pour les emmener pique-niquer, visiter une ferme, aller à la bibliothèque.

C’est là qu’on a le plus de chance d’avoir de beaux jours. On en va pas emmener les gamins pique-niquer en hiver !

             

>Va savoir pourquoi tu te sens obligé(e) de t’y coller. Et c’est chiant, 33 mômes excités qui tirent la barbichette de la chèvre.

  

Moi aussi, je m’y colle à chaque fois. Et ce n’est vraiment rien du tout. Les maîtresses me remercient chaleureusement mais je n’ai vraiment pas l’impression d’avoir fait grand’chose. Ceux qui se plaignent devraient aller faire un stage commando dans la Légion étrangère en Guyane. À leur retour, ils verraient les choses bien différemment.

  

>Le seul jour où toi, tu peux dormir.

 

Et pas le dimanche ?

   

>Tu dois aussi apporter une spécialité culinaire que tu maîtrises pour le buffet. Oui, des clémentines feront l’affaire.

  

Dans l’école élémentaire de mon fils, les femmes préfèrent toutes faire des gâteaux que se déplacer pour ternir des stands. On croule ainsi sous les tartes, les gâteaux divers et variés. On à même du mal à tout écouler.

     

>Il faut que dès maintenant, alors même que tu ne sais pas si la réforme scolaire va passer ou pas, que tu réserves le judo, le dessin, le piano, la chorale, et la danse.

  

Chaque école sait déjà ce qu’elle va faire. Je n’ai donc aucune inquiétude quant à la réservation des cours de musique, de natation et de karaté.

   

>Deux mois de vacances, soit 60 jours à ne savoir quoi faire d’eux

  

Fallait pas en faire, des gamins, si on pense comme ça !

  

>Le centre de loisirs est déjà complet, la colo, c’est pas pour eux car il détestent, et les grands-parents, c’est pas pour eux car il détestent (bis).

  

Sympas les grands-parents ! Pas même une semaine ? Pauvres gamins… Ils n’ont vraiment pas de chance.

   

>Ce bout de papier va t’indiquer si junior passe ou redouble, s’il est brillant, moyen, ou nul. Tu stresses encore plus que ton propre môme.

  

Si on l’a suivi pendant l’année, il n’y a aucune raison qu’il redouble.

   

>Courage, fuyons !

 

C’est bien ce que je disais. Pauvres gamins…

   

Bien à vous 
Daniel

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