Tes cauchemars

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Il y a les mots que je te dis avant que tu ne partes vers des sphères oniriques qui t’appartiennent.

Il y ce bisou et ce “je t’aime” que je glisse dans ton oreille avant de fermer la porte de ta chambre.

Il y a, c’est vrai je l’avoue, ce “YES” que je prononce une fois que la porte est fermée et que MA soirée à moi peut démarrer.

Il y a ces nuits où tu dors sans te réveiller en me racontant le lendemain matin que tu as vu des princesses, des bateaux, 7 soleils bleus, des chansons douces et des rires à la barbe à papa.

Et puis il y a ces nuits où tu hurles, où tu gémis, où tu cries mon nom ou celui de ton père, où tu es habité par un affreux cauchemar, où des loups et des crocodiles en veulent à ton oreiller, où tu vois des terroristes derrière ton rideau à fleurs, où tu penses que je suis morte, où tu as peur de l’infini, où un cochon mange ton gouter, où ta grand-mère se transforme en alien, où un lion dévore ton doudou, où tu as chaud, où tu pleures, où tu n’arrives pas à te rendormir, où tu trembles, où tu bois un litre d’eau, où tu ne veux que mon lit pour repartir dans un sommeil profond.

Il y a toi, petit être blême qui a les cauchemars que ton âge t’autorise.

Il y a moi qui troquerais bien mes cauchemars contre les tiens mais qui pour te rassurer fais semblant de prendre une épée (un balai fait l’affaire en général) pour tuer ce fichu dinosaure qui entre sans frapper dans ta petite tête.

Dors, dors mon amour, maman veille.

ps : si jamais vous croisez une bande crocodiles ce soir, envoyez les ailleurs que chez moi. Merci.

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