Un livre-enquête sur ceux qui ne veulent pas de kids : Pas d’enfants, ça se défend !

Si vous êtes sur ce blog c’est que, a priori vous avez des enfants. Vous avez ce choix de devenir une serialmother ou un serialfather. Mais qu’en est il de ceux qui ne veulent pas d’enfants ? Quelles sont les raisons qui les poussent à ne pas en vouloir et du coup quelles sont les raisons qui nous ont poussées à en vouloir ?
Dans « Pas d’Enfants, ça se défend », la journaliste Nathalie Six a mené une enquête passionnante dans l’univers de ceux qui ne veulent pas devenir parents. Elle lève le voile sur un sujet tabou : parce qu’il reste encore « anormal » dans nos sociétés de décider de ne pas vouloir enfanter, Nathalie a voulu en savoir plus.
 Au fil des ses entretiens avec des femmes mais aussi avec des hommes, elle révèle les raisons d’une telle décision: peur qu’ils soient un obstacle, peur de la grossesse et de l’accouchement, refus de devenir responsable de quelqu’un, peur de leur livrer un avenir sombre ou encore raisons philosophiques.
A lire que vous soyiez une maman convaincue ou au contraire une personne qui se pose des questions.

Nathalie Six

 
Nathalie, qui es tu ? Je suis journaliste depuis plus de huit ans, je voulais faire de la radio… et finalement je me suis accrochée à la presse écrite (Le Figaro, Femmes, L’Orient littéraire, Point de Vue …). Je suis passée par un peu toutes les rubriques, de l’économie à l’étranger, en passant par la société et la culture. Au fil du temps, la compagnie des livres et l’univers de leurs auteurs me plaisaient de plus en plus, au point d’en avoir fait ma spécialité, et je suis devenue critique littéraire.
Comment est né ce  « Pas d’enfants ça se défend » ? Comme je suis pigiste, je suis toujours à l’affût d’une nouvelle idée d’article et dans cette optique, j’avais commencé par interviewer quelques femmes et quelques hommes ne voulant pas d’enfant. Très vite, mon enquête m’a amenée à me poser la question de la pertinence d’un tel sujet résumé en une ou même deux pages. Je voulais éviter de tomber dans la caricature. L’écriture d’un livre s’est imposé naturellement. Ensuite, j’ai rencontré un directeur littéraire, Luis de Miranda (mon éditeur chez Max Milo) par hasard, il cherchait un ou une journaliste pour écrire sur ce thème.
Tu crois qu’il y a un vrai tabou autour de ce sujet ? Pourquoi ? Oui je le pense surtout en ce qui concerne les femmes. Pour les hommes, je ne parlerai pas de tabou. Un homme a toujours la possibilité de changer d’avis et de devenir père même sur le tard. Pour une femme, passée la quarantaine, c’est plus problématique, puis cela devient impossible. Dans le pays où nous vivons, il est encore très ancré dans les esprits que la maternité est une étape incontournable dans le parcours d’une femme, pour son épanouissement. C’est donc plus qu’une cerise sur le gâteau. Si une femme refuse objectivement de devenir mère (cela ne touche pas celles ayant des problèmes de stérilité), elle est considérée souvent comme « anormale ».
Quel témoignage t’as le plus marquée ? Celui de la religieuse. Elle m’a ouvert son coeur, m’a parlé de sa situation sans détour, avec des mots magnifiques. Elle ne m’a rien caché de la difficulté de vivre sans compagnon, de bannir toute relation sexuelle et toute tendresse physique avec un homme, beaucoup plus dur d’ailleurs pour elle que de tirer un trait sur les enfants. Ce dernier point ne l’a pas perturbée car elle doit constamment s’occuper d’enfants. Sa foi la guide et l’éclaire et elle m’a transmis cette lumière.
Tu as des enfants toi ? Oui j’ai un petit garçon merveilleux depuis 6 mois ! Ce livre c’est un peu comme boucler la boucle car lorsque j’ai mené mon enquête, je n’étais pas encore enceinte, même si je savais déjà que je voulais l’être ! J’ai séparé les deux sans problème car j’ai facilement de l’empathie pour les gens que j’interviewe. Encore maintenant, je comprends tout à fait celles qui n’ont pas fait le même choix que moi.
Pourquoi as tu voulu devenir une serialmother?
Pour transmettre la vie, donner à quelqu’un qui serait ma chair et mon sang tout l’amour que mes parents m’ont donné. 
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